Provoquer et irriter Dieu


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Publié le samedi 2 novembre 2019

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Réflexions et méditations diverses

Des fidèles du monde entier me confient que l'année 2019 constitua pour eux un temps d'épreuve incroyable. Ce n'est pas une coïncidence. En réalité, je pense que rares sont les événements aujourd'hui qui ne possèdent pas une énorme signification, surtout dans l'Église.

Lire le texte original en anglais sur le blog de Mark Mallett

Je me suis concentré récemment sur ce qui s'était passé dans les jardins du Vatican au cours du mois d'octobre dernier, avec cette cérémonie que beaucoup de cardinaux et d'évêques ont déploré comme étant, ou du moins semblant être, de caractère païen. Je pense qu'il serait erroné de voir cela comme un événement isolé, mais plutôt comme le point culminant d'une Église qui s'est peu à peu écartée de son centre. Une Église qui, pourrait-on dire, est de façon générale devenue insensible au péché et désinvolte dans sa mission, voire distante quant à ses responsabilités, aussi bien entre catholiques que vis-à-vis du monde.

... en tant que seul et unique magistère indivisible de l'Église, le pape et les évêques unis à lui portent la très grave responsabilité de faire en sorte qu'aucun signe ambigu ou enseignement flou ne viennent de leur part, au risque de désorienter les fidèles ou de les laisser s'assoupir en les berçant d'un faux sentiment de sécurité.

— Gerhard Ludwig Cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi ; First Things, 20 avril 2018

Nous laïcs ne sommes pas moins coupables. Moi le premier. Si l'on considère l'héroïsme de l'Église primitive, les martyrs des premiers siècles, les généreux sacrifices des saints... l'Église à notre époque ne s'est-elle pas de façon générale atiédie ? Nous semblons avoir perdu notre zèle pour le nom de Jésus, le but de notre mission et le courage de la mener à bien ! Presque toute l'Église est infectée aujourd'hui par un virus de la peur qui nous pousse à nous préoccuper davantage de ne pas déplaire aux autres que de ne pas offenser Dieu. Nous gardons le silence afin de garder nos amis ; nous nous abstenons de défendre ce qui est juste par souci de « préserver la paix » ; nous gardons la vérité captive, alors qu'elle seul peut rendre nos frères et sœurs libres, en considérant que notre foi n'est qu'une « affaire privée ». Or, notre foi est certes personnelle mais elle n'est pas privée. Jésus nous a exhortés à être « le sel et la lumière » des nations, à ne jamais cacher la lumière de l'Évangile sous le boisseau. Peut-être en sommes-nous arrivés là parce que nous avons fini par embrasser, consciemment ou inconsciemment, le mensonge qui tente de nous faire croire que tout ce qui importe surtout c'est d'être gentils avec les autres. Mais le Pape Paul VI fait voler cette idée en éclats :

... le plus beau témoignage se révélera à la longue impuissant s'il n'est pas éclairé, justifié... explicité par une annonce claire, sans équivoque, du Seigneur Jésus. La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n'y a pas d'évangélisation vraie si le nom, l'enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.

— PAPE SAINT PAUL VI, Evangelii Nuntiandi, n° 22 ; vatican.va

Je pense en effet que les paroles prophétiques de saint John Henry Newman au sujet de ce qu'aura à vivre l'Église avant l'arrivée de l'Antéchrist sont devenues une réalité bien concrète aujourd'hui :

Satan pourrait choisir ses armes de mystification les plus inquiétantes — se dissimuler — ou tenter de nous séduire dans les petites choses, et ainsi écarter l'Église, non pas d'un coup mais insensiblement, de sa véritable mission.

— Saint John Henry Newman, Sermon IV: La persécution de l'Antéchrist (PDF) ; lire Newman's Prophecy

Selon la vision de saint Jean dans l'Apocalypse, ce qui arrive ensuite, c'est la purification que Dieu envoie sur Son Église, puis sur le monde :

Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche. Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! ... Tous ceux que j'aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi.

Ap 3: 16-19

La Miséricorde Divine, telle un élastique, s'est tendue jusqu'à l'extrême pour cette génération parce que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. » [1 Ti 2: 4] Mais il viendra un temps où la Justice Divine devra prendre le relai — sans quoi Dieu cesserait d'être Dieu. Mais quand ?

L'idolâtrie déclenche la Justice

Après les cinq corrections de Jésus dans les premiers chapitres du Livre de l'Apocalypse, il est accordé à saint Jean la vision d'un nécessaire châtiment qui menace l'Église et le monde s'ils persistent dans leur refus de se convertir. Considérez celui-ci comme une grande Tempête, la première moitié d'un ouragan qui mène jusqu'à l'œil. La tempête, d'après saint Jean, s'accompagne de « sept sceaux » qui, une fois brisés, déclenchent ce qui ressemble à une guerre mondiale (deuxième sceau), un effondrement économique (troisième sceau), les retombées de ce chaos sous la forme de famines, épidémies et davantage de violence (quatrième sceau), une persécution modérée de l'Église faisant de nombreux martyrs (cinquième sceau), et finalement une sorte d'avertissement universel (sixième sceau) qui est comme un jugement en miniature, une « illumination des consciences » qui précipite le monde dans l'oeil de la Tempête, le « septième sceau » :

Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure.

Ap 8: 1

Il 'agit d'une pause dans la Tempête afin de donner aux nations une chance de se repentir :

Puis j'ai vu un autre ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d'une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »

Apocalypse 7: 2-3

Mais qu'est-ce qui pousse l'Agneau de Dieu à se saisir du rouleau de parchemin (cf. Ap 5: 1) et à commencer à en briser chacun des sceaux ?

Dans une vision du prophète Ézéchiel, nous avons une quasi copie carbone des événements relatés aux chapitres 1 à 8 du livre de l'Apocalypse, et qui, selon moi, répondent à cette question. La vision d'Ézéchiel commence également par nous montrer la façon dont Dieu se lamente de l'état de Son Peuple, tandis que le prophète regarde à l'intérieur du Temple du Seigneur.

L'esprit me souleva entre ciel et terre. Il m'emmena jusqu'à Jérusalem, en des visions divines, à l'entrée de la porte intérieure, celle qui est tournée vers le nord ; là se trouve le siège de l'idole de la jalousie, qui provoque l'ardeur jalouse de Dieu... « Fils d'homme, vois-tu ce qu'ils font ? Vois-tu les grandes abominations que la maison d'Israël commet ici pour m'éloigner de mon sanctuaire ? Tu vas voir encore de grandes abominations ! »

Ézéchiel 8: 3, 6

Autrement dit, c'est l'idolâtrie qui provoque la jalousie de Dieu et qui le pousse à « quitter le sanctuaire » (lire Removing the Restrainer). Tandis que la vision se poursuit, Ézéchiel est témoin de choses qui se déroulent en cachette. Il voit trois groupes de personnes engagées dans diverses formes d'idolâtrie :

J'entrai et je regardai... toutes les idoles immondes de la maison d'Israël, gravées tout autour sur le mur. Soixante-dix hommes, des anciens de la maison d'Israël... Puis il m'emmena à l'entrée du porche du Temple du Seigneur, celle qui est tournée vers le nord, et voici que les femmes y étaient assises, pleurant Tammuz.

Ézéchiel 8: 10-11, 14

Tammuz, frères et sœurs, est le dieu mésopotamien de la fertilité (les statuettes dans les jardins du Vatican représentaient également des symboles de la fertilité et de l'abondance).

Il m'emmena ensuite vers le parvis intérieur du Temple du Seigneur... environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au sanctuaire du Seigneur... se prosternaient en direction de l'orient, vers le soleil. Et il me dit : « Tu as vu, fils d'homme ? Est-ce trop peu pour la maison de Juda de commettre les abominations auxquelles ils se livrent ici ? Or ils emplissent le pays de violence, ils provoquent encore ma colère : les voici qui approchent le rameau de leur nez.

Ézéchiel 8: 16-17

Note du traducteur : Certaines Bibles traduisent « les voici qui approchent le rameau de mon nez ». Que ce soit leur nez ou celui de Dieu, l'expression semble vouloir indistinctement dire "irriter ; provoquer [Dieu]", d'où le titre français de cet article.

En d'autres termes, les Israélites étaient en train de mélanger des croyances païennes avec leurs propres croyances ; ils se prosternent devant de vaines « images » et « idoles », ainsi que devant la création elle-même. En un mot, ils se livraient au syncrétisme.

Le syncrétisme évident dans le rituel célébré autour d'une grande couverture posée au sol [représentant la planète terre], dirigé par une Amazonienne, et devant plusieurs images ambiguës et non identifiées dans les jardins du Vatican le 4 octobre dernier, devrait être évité... la raison de la critique est précisément liée à la nature primitive et l'apparence païenne de la cérémonie et l'absence de symboles, de gestes et de prières explicitement catholiques lors des divers gestes, danses et prosternations de cet étonnant rituel.

— Cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque émérite de Caracas, Venezuela ; 21 octobre 2019 ; lifesitenews.com

Les participants chantèrent et se tinrent la main en dansant en cercle autour des images, dans une danse ressemblant au « pago a la tierra », une offrande traditionnelle à la Terre Mère commune chez les peuples indigènes de certaines régions d'Amérique du Sud.

The Catholic World Report, 4 octobre 2019

Après des semaines de silence, le Pape nous dit que ce n'était pas de l'idolâtrie et qu'il n'y avait aucune intention idolâtre. Mais alors pourquoi certaines personnes, y compris des [religieux], se sont-elles prosternées devant [ces figurines] ? Pourquoi la statuette a-t-elle été transportée en procession dans des églises comme à la Basilique Saint-Pierre et placée devant des autels à Santa Maria in Traspontina ? Et si ce n'est pas une idole Pachamama (une déesse représentant la Terre-Mère pour les peuples des Andes), pourquoi le Pape a-t-il appelé la figurine « Pachamama » ? Que dois-je en penser ?

— Mgr Charles Pope, le 28 octobre 2019 ; National Catholic Register

Lire : Le nouveau paganisme - partie 3 ; Réflexion sobre au sujet de ces idoles ; Bizarreries vaticanes

Comme le présumait un lecteur : « Tout comme Jésus fut trahi dans un jardin il y a 2000 ans, c'est une fois encore dans un jardin que nous le trahissons aujourd'hui. » C'est du moins ce que cet événement laissait penser (cf. Défendre Jésus-Christ). Mais ne réduisons surtout pas le problème à ce seul événement. Au cours du demi-siècle dernier, le modernisme, l'apostasie, la pédérastie et même « l'argent du sang » ont circulé et se sont propagés dans l'Église... Sans parler du New Age et de la spiritualité éco-féministe qui ont été promus dans des maisons de retraite et des couvents catholiques, le relativisme moral dans nos séminaires et le retrait du l'art sacré de nos églises et de notre architecture.

C'est un esprit de compromission qui, selon les Saintes Écritures, provoque la colère « jalouse » de Dieu.

Le travail du diable s'infiltrera même dans l'Église de manière que l'on verra des cardinaux s'opposer à des cardinaux, et des évêques contre d'autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères... L'Église et les autels seront saccagés. L'Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions...

— Notre Dame à Sœur Agnes Sasagawa d'Akita, Japon, le 13 octobre 1973

C'est ce syncrétisme qui déclenche la purification du temple chez Ézéchiel — tout en épargnant ceux qui n'y ont pas participé. De même que les six premiers sceaux de l'Apocalypse déclenchent la purification de l'Église, de la même façon Dieu envoie six messagers dans Son Sanctuaire.

J'entendis le Seigneur Dieu me crier d'une voix forte : « Ils sont tout proches, les châtiments de Jérusalem, et chacun tient à la main son arme de mort. » Alors six hommes s'avancèrent, venant de la porte supérieure, celle qui est du côté nord. Chacun tenait à la main son arme de destruction.

Ezéchiel 9: 1

Maintenant, les « six sceaux » dans le livre de l'Apocalypse déclenchent la purification de l'Église, mais ce n'est pas Dieu qui en est l'auteur. Ils constituent un avertissement au monde pour faire comprendre à l'homme qu'il finira par récolter ce qu'il a semé, par opposition à des châtiments directement envoyés par Dieu sur les pécheurs impénitents (ce qui viendra dans la seconde moitié de la Tempête). Pensez au fils prodigue qui dilapide son héritage, faisant tomber sur lui-même le malheur et la misère. Ces épreuves aboutissent finalement à une « illumination de sa conscience » et, heureusement, son repentir. Ainsi, la première moitié de cette Tempête, ce puissant ouragan, est provoquée par l'homme lui-même.

Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête.

Osée 8: 7

Comme pour le Fils prodigue, cette Tempête a pour but de « secouer » l'Église et le monde et, si possible, amener l'humanité à la repentance. L'arrivée des « six hommes » est un avertissement pour ceux qui sont dans le Sanctuaire, leur signifiant que le châtiment divin est imminent (lequel aura pour effet de purifier la terre des hommes mauvais). C'est une dernière chance de franchir la « Porte de la Miséricorde » avant que l'humanité impénitente ne se voit contrainte de passer par la « Porte de la Justice ».

Écris: Avant de venir comme Juge équitable, J'ouvre d'abord toutes grandes les portes de Ma Miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma Miséricorde doit passer par la porte de Ma Justice...

La Miséricorde divine dans mon âme, Petit Journal de Sainte Faustine, n° 1146

« Passe à travers la ville, à travers Jérusalem, et marque d'une croix au front ceux qui gémissent et qui se lamentent sur toutes les abominations qu'on y commet. » Puis j'entendis le Seigneur dire aux autres : « Passez derrière lui à travers la ville, et frappez. N'ayez pas un regard de pitié, n'épargnez personne : vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, tuez-les, exterminez-les. Mais tous ceux qui sont marqués au front, ne les touchez pas. Commencez l'extermination par mon sanctuaire. »

Ezéchiel 9: 4-6

Comment ne pas penser, à ce stade, au troisième secret de Fatima ?

Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses [montaient] sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu.

— Sœur Lucie, le 13 juillet 1917; Vatican.va

Tout comme la vision qu'eut Ézéchiel, de trois groupes d'hommes dans le temple, il y a une purification de trois groupes d'hommes dans la vision de Fatima : le clergé, les religieux et les laïcs.

Car voici le temps du jugement : il commence par la famille de Dieu. Or, s'il vient d'abord sur nous, quelle sera la fin de ceux qui refusent d'obéir à l'Évangile de Dieu ?

1 Pierre 4: 17

Temps de tribulation

En conclusion, je voudrais revenir sur les épreuves en cours, que beaucoup d'entre nous vivons, afin d'y réfléchir à la lumière du « premier sceau ». Un tableau plus large est en train de se dessiner, sur lequel il nous faut méditer.

Alors j'ai vu : et voici un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée, et il sortit vainqueur, pour vaincre à nouveau.

Ap 6: 1-2

Selon le Pape Pie XII, le cavalier montant ce cheval blanc représente « Jésus-Christ ».

Il est Jésus-Christ. L'évangéliste inspiré [saint Jean] n'a pas seulement vu la dévastation provoquée par le péché, la guerre, la famine et la mort ; il a également vu, en premier lieu, la victoire du Christ.

— Message du 15 novembre 1946 ; note de bas de page de La Bible de Navarre , « Apocalypse », p. 70

Saint Victorin disait ceci :

Le premier Sceau étant ouvert, [saint Jean] nous dit qu'il vit un cheval blanc et un cavalier couronné tenant un arc… Ce dernier envoya le Saint-Esprit, dont les prédicateurs décochent les paroles comme des flèches atteignant le cœur des hommes, dans le but de les ramener de leur incrédulité.

— Saint Victorin de Pettau, Commentaire sur l'Apocalypse, Ch. 6: 1-2

Les épreuves que nous vivons actuellement dans nos vies personnelles et familiales ne font-elles pas également partie de ces flèches divines, certes transperçantes et douloureuses, mais mettant, dans le même temps, en lumière ces zones profondément enfouies et "secrètes" de nos cœurs, et toutes ces idoles, dont nous ne nous sommes pas repentis ? En cette époque mariale, ceux d'entre nous qui se consacrent au Cœur Immaculé de Marie ne participent-t-ils pas selon toute vraisemblance à cette mystérieuse prophétie de Siméon ?

... et toi, ton âme sera traversée d'un glaive – ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d'un grand nombre.

Luc 2: 35

Selon moi, le premier sceau est comme la première lueur de l'aube qui annonce et préfigure le soleil levant (le sixième sceau). Dieu est en train de nous purifier et de nous secouer, doucement, avant que n'arrive cet Avertissement douloureux, ce moment d'illumination qui en ébranlera beaucoup (lire Fatima, et la Grande Secousse).

Un nouvel avertissement ?

Un événement remarquable semble s'être produit en octobre 2019, deux jours après l'étrange rituel qui se déroula dans les jardins du Vatican. Selon un rapport non vérifié, Sœur Agnes Sasagawa d'Akita, qui a reçu le message que vous pouvez lire un peu plus haut dans cet article, en aurait reçu un autre le 6 octobre (j'ai parlé à un ami qui connaît un prêtre proche du cercle de sœur Agnès, et il confirme que c'est aussi ce qu'il a entendu dire, bien que lui aussi attend une confirmation plus directe). Le même ange qui lui a parlé dans les années soixante-dix lui serait apparemment réapparu pour lui communiquer un message adressé au « monde entier » :

Couvrez-vous de cendres (*) et priez chaque jour un rosaire de repentir.

— Source WQPH Radio, affilié à EWTN; wqphradio.org

(*) Ndtr: les cendres se réfèrent à l'exhortation de Jonas aux habitants de Ninive, de s'habiller de sacs et de s'asseoir sur les cendres. Cela ne doit pas être appliqué littéralement mais est un appel au monde à se repentir, et aux catholiques à prier le rosaire chaque jour pour cette repentance de toute l'humanité.

Une note accompagnant le message de l'ange fait référence à la prophétie de Jonas (3: 1-10), qui était aussi la lecture de la messe du 8 octobre 2019 (ce jour-là, le passage de l'Évangile concernait Marthe qui faisait passer des choses secondaires avant Dieu !). Dans ce chapitre, nous lisons que Jonas a reçu instruction d'avertir Ninive : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! ».

Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu'au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d'une toile à sac, et s'assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « ... on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et... ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »

S'agit-il d'un avertissement adressé avant tout à l'Église pour que nous comprenions que nous avons provoqué et irrité Dieu ?

En tant que chrétiens, nous ne sommes pas impuissants. Par la prière et le jeûne, nous pouvons chasser les esprits mauvais de nos vies et même suspendre les lois de la nature. Je pense qu'il est temps que nous prenions l'appel à prier le chapelet au sérieux, lequel fut précisément l'un des remèdes donnés à Fatima pour éviter « l'anéantissement de plusieurs nations ». Que ce récent message d'Akita soit authentique ou non, il convient parfaitement pour notre époque. Mais ce n'est pas la première voix prophétique à nous exhorter à saisir cette arme pour lutter contre les ténèbres croissantes de notre temps...

L'Église a toujours reconnu à cette prière une efficacité particulière... En des moments où la chrétienté elle-même était menacée, ce fut à la force de cette prière qu'on attribua l'éloignement du danger, et la Vierge du Rosaire fut saluée comme [celle dont l'intercession apporta le] salut.

— PAPE SAINT JEAN-PAUL II, Rosarium Virginis Mariae, n° 39

Mark Mallett
Putting the Branch to God's Nose

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