La secousse de l'Eglise par Mark Mallett


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Publié le vendredi 30 mars 2018

Auteur : Mark Mallett

Catégorie : Prophéties & réflexions sur les signes des temps

Traduction d'un article du blog de Mark Mallett (« The Shaking of the Church ») du 29 mars 2018.

« Au cours des deux semaines ayant suivi la démission du pape Benoît XVI, j'ai ressenti un sentiment constant dans mon coeur m'avertissant que l'église s'apprêtait à faire face à des « jours dangereux » et un temps de « grande confusion. » (lire How Do You Hide a Tree). Ces mots ont fortement influencé la façon dont j'allais entreprendre cet apostolat à travers mes livres et mon blog, sachant qu'il serait nécessaire de préparer mes lecteurs aux vents tempétueux qui approchent. »

Et qu'est-ce qui approche ? La Passion de l'Église, quand elle aura à passer ...

... par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants ... L'Église n'entrera dans la gloire du Royaume qu'à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection

Catéchisme de l'Église Catholique, 675 et 677

Aujourd'hui, la même confusion et la même souffrance auxquelles furent confrontés les apôtres au Cénacle et lors de la Dernière Cène envahissent l'Église de cette présente époque. Les apôtres furent ébranlés en apprenant que Jésus devait souffrir et mourir ; ébranlés en voyant que son entrée à Jérusalem n'était pas le triomphe auquel ils s'attendaient ; ébranlés de découvrir que l'un d'eux devait trahir leur Maître.

Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. ... »

Matthieu 26:31

En cette veille de la Passion de l'Église, nous sommes nous aussi ébranlés d'une façon très similaire en voyant le berger être frappé, jusqu'au sommet de la hiérarchie.

L'ANE

Les scandales sexuels qui continuent de faire surface ont si profondément frappé le sacerdoce du prêtre que, dans de nombreux endroits, l'Église a perdu toute crédibilité. C'est comme si elle aussi maintenant entrait dans Jérusalem sur le dos d'un "âne d'humiliation".

Ainsi, la foi n'est plus crédible en tant que telle, l'Eglise ne peut plus se présenter de manière crédible pour proclamer le Seigneur.

PAPE BENOÎT XVI, Lumière du monde, Le pape, l'Église et les signes des temps : un entretien avec Peter Seewald, Bayard - p. 45

En même temps, le Pape François, dans un langage souvent très fort, a défié le sacerdoce en choisissant un état de vie plus fidèle à l'humilité de Notre-Seigneur : plus de simplicité, de transparence et de disponibilité.

Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur un petit âne ...

Matthieu 21 : 5

Le fait d'avoir rompu les codes traditionnellement en vigueur au Vatican, depuis la résidence officielle des papes, jusqu'à la voiture officielle et même à la tenue papale traditionnelle, a attiré l'attention du monde entier. Ils ont eux aussi crié une sorte d'"Hosanna" en percevant quelque chose d'admirable.

... Quand il entra dans Jérusalem, toute la ville fut agitée ...

Mais tout comme le peuple eut une compréhension erronée de la mission de Jésus — ne le voyant que comme un simple prophète de leurs faux espoirs messianiques — de la même manière le message de miséricorde du pape François a été interprété par beaucoup de façon erronée, comme étant d'une certaine manière une permission de demeurer dans le péché.

« Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Les trahisons

L'ébranlement ne s'est pas terminé avec l'entrée du Christ dans la Ville Sainte, mais a continué à se répercuter dans le Cénacle quand Il a annoncé que l'un d'eux le trahirait.

Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »

Matthieu 26 : 22

Une chose est certaine en ce qui concerne le pontificat de François : cet ébranlement conduit l'Eglise, en ce moment de l'histoire, vers un grand tamisage qui mettra à l'épreuve la « foi » de chacun d'entre nous à un degré ou à un autre.

... comme le Christ a dit à Pierre, « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ... » Aujourd'hui nous constatons de nouveau avec douleur qu'il a été concédé à Satan de cribler les disciples, de manière visible, face au monde entier.

- PAPE BENOÎT XVI, Messe de la Cène du Seigneur, 21 avril 2011

Le style spontané et l'ambiguïté inhabituelle de ce pape ont conduit non seulement à des différences marquées dans l'interprétation des documents pontificaux, mais aussi à divers camps où chacun prétend être celui qui est le plus fidèle à l'Évangile.

Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous ont leur foi en toi ébranlée, la mienne ne le sera jamais. »

Matthieu 26 : 33

Au final, ce ne fut pas seulement Judas, mais Pierre qui trahit le Christ. Judas, parce qu'il rejeta la vérité ; Pierre, parce qu'il eut honte d'en témoigner.

Judas parmi nous

Ce à quoi nous assistons aujourd'hui ressemble à la Dernière Cène alors que des Judas sont en train d'émerger. Des évêques et des prêtres qui agissaient par le passé dans l'ombre se sentent aujourd'hui, comme ce fut le cas de Judas, encouragés par le programme du Pape François, jouant sur les ambiguïtés que son style de direction a provoquées. Plutôt que d'interpréter ces ambiguïtés de façon orthodoxe — à la lumière de la Sainte Tradition — ils se sont levés de la Table du Christ et ont vendu la Vérité pour « trente pièces d'argent » (c'est-à-dire en échange d'espoirs creux et vides). Pourquoi cela devrait-il nous surprendre ? Si ce fut dans le contexte de la Sainte Cène que Judas devait se lever pour trahir le Seigneur, de la même manière, ce seront ceux qui partagent avec nous le Banquet Divin qui se lèveront aussi pour trahir le Seigneur à l'heure de notre Passion.

Et comment trahissent-ils le Corps du Christ ?

Parut une foule de gens et celui qui s'appelait Judas, l'un des Douze, marchait à leur tête. Il s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Jésus lui dit : « Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ? »

Luc 22 : 47-48

Oui, ces hommes sont apparus pour "embrasser" le Corps du Christ avec une fausse et anti-miséricorde, la casuistique des mots qui apparaissent comme emprunts d'"amour", de "miséricorde", et de "lumière" mais qui sont en réalité imprégnés de ténèbres. Ils ne conduisent pas vers cette vérité qui seule nous rend libres — vers la Miséricorde Authentique. Que ce soit des conférences entières d'évêques qui réinterprètent la Tradition, des universités catholiques qui donnent de la voix aux hérétiques, des politiciens catholiques qui se vendent au monde, ou des écoles catholiques qui enseignent une éducation sexuelle explicite (ndt : ou promeuvent le droit à l'avortement auprès des jeunes !) ... nous voyons une trahison profonde de Celui qui est Vérité à presque tous les niveaux de la société.

En fait, de nombreux catholiques se sentent abandonnés surtout par le pape François parce qu'il semble en apparence ignorer cette crise. Des questions subsistent quant à la raison pour laquelle il a rassemblé beaucoup de ces hommes « progressistes » autour de lui ; pourquoi permet-il à ces Judas d'opérer librement ; ou pourquoi ne répond-il pas explicitement aux « dubia » des Cardinaux — leur demande de clarification sur les questions de mariage et de péché objectif. Je pense qu'une réponse est que ces choses doivent arriver étant donné que l'heure de la Passion de l'Église est arrivée. C'est le Christ, en fin de compte, qui le permet puisque c'est Lui — non pas le Pape — qui "bâtit" Son Eglise. (Mt 16: 18)

Pendant ce temps, tandis que Judas Le trahissait et que les Apôtres tiraient leurs épées pour mettre un terme à toutes ces absurdités, la préoccupation de Jésus était de montrer de la miséricorde jusqu'à la dernière minute — même à ceux qui allaient l'arrêter :

Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l'oreille de l'homme, il le guérit.

Luc 22: 51

Reniement de Pierre

Malheureusement — peut-être plus malheureusement encore que la trahison inévitable de Judas — il y a de nombreux Pierre parmi nous. J'ai été profondément frappé la semaine dernière par les paroles de St. Paul :

Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu'il fasse attention à ne pas tomber.

1 Corinthiens 10: 12

Ce ne sont pas les prêtres hérétiques ou les évêques progressistes qui sortent au milieu de la nuit (une nuit spirituelle, on sait que les loups attendent la nuit pour sortir des bois, ndt) qui m'ont surpris ; ce sont ceux qui se sont retournés contre l'Église avec la même colère et le même déni que Pierre a déchaîné en cette douloureuse nuit. Rappelez-vous quand Pierre s'est d'abord opposé à l'idée que Jésus devait « souffrir et mourir » :

Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Mat 16: 22-23

Ceci est symptomatique de ceux qui ne peuvent pas accepter une Eglise qui ne soit pas faite à leur propre image. Ils sont mécontents de la confusion du pontificat actuel, de la liturgie appauvrie post-Vatican II et du manque général de respect (tout cela est vrai). Mais plutôt que de demeurer avec le Christ à Gethsémani, ils sont en train de fuir l'Église. Leurs pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. Car ils ne perçoivent pas que l'Église doit aussi passer par sa propre Passion. Ils ne voient pas que cette présente détresse est en réalité une épreuve permettant de savoir si leur foi se trouve en Jésus-Christ ... ou bien dans la gloire passée d'une institution. Ils ont honte, comme Pierre avait honte de Jésus, de voir le Corps du Christ dans un si piteux état.

Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta.

Matthieu 26: 74

Nous aussi nous avons du mal à accepter qu'il se soit lié aux limites de son Église et de ses ministres. Nous non plus nous ne voulons pas accepter qu'il soit sans pouvoir en ce monde. Nous aussi nous nous cachons derrière des prétextes, lorsque notre appartenance au Christ devient trop coûteuse et trop dangereuse. Nous tous nous avons besoin de conversion pour accueillir Jésus dans son être-Dieu et son être-Homme. Nous avons besoin de l'humilité du disciple qui observe la volonté du Maître.

- PAPE BENOÎT XVI, Messe de la Cène du Seigneur, 21 avril 2011

Oui, j'aime les cantiques, les bougies, les icônes, l'encens, les autels, les statues et les vitraux autant que tout sédévacantiste. Mais je crois aussi que Jésus s'apprête à nous en dépouiller complètement afin de nous ramener à l'essentiel de notre foi, qui est la Croix (et notre devoir de l'annoncer par le témoignage de nos vies). Le fait est que beaucoup préféreraient célébrer la messe en latin plutôt que de préserver l'unité du Corps du Christ.

Et voici que Son Corps est brisé une fois de plus.

Le fiat de Jean

Les places vides au banquet nuptial du Seigneur sont pour nous ... la réponse négative, le désintérêt pour lui et pour sa proximité ... avec ou sans excuses, sont pour nous, depuis longtemps désormais, non pas une parabole, mais une réalité présente, précisément dans ces pays auxquels il avait manifesté sa proximité particulière.

- PAPE BENOÎT XVI, Messe de la Cène du Seigneur, 21 avril 2011

Frères et soeurs, je vous dis ces choses non dans un esprit d'accusation, mais pour nous inviter à reconnaître l'heure à laquelle nous nous trouvons. Car, tout comme du temps des apôtres à Gethsémani, beaucoup aujourd'hui se sont endormis ...

Telle est notre véritable somnolence; ce manque de sensibilité pour la présence de Dieu qui nous rend insensibles également au mal. Nous ne sentons pas Dieu — cela nous dérangerait — et ainsi, nous ne sentons pas non plus naturellement la force du mal ... la somnolence des disciples, des défenseurs de Jésus, des apôtres, de nous, qui ne voyons pas, qui ne voulons pas voir toute la force du mal, et qui ne voulons pas entrer dans sa passion.

- PAPE BENOIT XVI, Cité du Vatican, 20 avril 2011, Audience générale

« Serait-ce moi, Seigneur ? » ... « Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu'il fasse attention à ne pas tomber. »

Selon les évangiles, quand le moment du criblage (tamisage) est survenu, tous les apôtres ont fui le jardin. Ainsi, nous pourrions être tentés de désespérer en nous disant : « Vais-je moi aussi, Seigneur, te trahir ? Cela doit être inévitable ! »

Pourtant, il y eut un disciple qui n'a jamais abandonné Jésus : St Jean. Et voici pourquoi. À la Dernière Cène, nous lisons :

Un de ses disciples, celui que Jésus aimait, se trouvait à table tout contre Jésus.

Jean 13: 23

Bien que Jean ait fui le jardin, il est revenu à Jésus au pied de la Croix. Pourquoi ? Parce qu'il s'était trouvé à table tout contre (le coeur de) Jésus. Jean écoutait les battements du coeur de Dieu, la voix du berger qui répétait encore et encore : « Je suis miséricordieux. Je suis miséricordieux. Je suis miséricordieux. ... Aie confiance en Moi. » Jean écrira plus tard : « L'amour parfait bannit la crainte ... » (1 Jn 4: 18) Ce fut l'écho de ces battements de coeur qui guidèrent Jean jusqu'à la Croix. La chanson d'amour du Sacré-Coeur du Sauveur couvrait la voix de la peur.

Ce que j'essaie d'expliquer, c'est que l'antidote à l'apostasie en ces temps troublés n'est pas une simple adhésion stricte à la Sainte Tradition. En effet, ce sont les légalistes qui ont arrêté Jésus et les pharisiens qui ont réclamé sa crucifixion. C'est plutôt celui qui vient à Lui comme un petit enfant, non seulement en obéissant à tout ce qu'Il a révélé, mais plus que tout, en posant sa tête tout contre Son coeur dans une constante communion de prière. Par là, je ne veux pas dire simplement des mots appris par coeur, mais la prière du coeur. Cela ne consiste pas uniquement à prier Dieu, mais à avoir une relation personnelle avec Lui ... un échange intime entre « amis ». Tout cela a lieu, non pas juste dans la tête, mais surtout dans le coeur.

Le coeur est la demeure où je suis, où j'habite ... Il est notre centre caché ... Il est le lieu de la vérité, là où nous choisissons la vie ou la mort. Il est le lieu de la rencontre, puisque à l'image de Dieu, nous vivons en relation : il est le lieu de l'Alliance .... La prière chrétienne est une relation d'Alliance entre Dieu et l'homme dans le Christ. Elle est action de Dieu et de l'homme ; elle jaillit de l'Esprit Saint et de nous, toute dirigée vers le Père, en union avec la volonté humaine du Fils de Dieu fait homme ... la prière est la relation vivante des enfants de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ et avec l'Esprit Saint. La grâce du Royaume est "l'union de la Sainte Trinité tout entière avec l'esprit tout entier" La vie de prière est ainsi d'être habituellement en présence du Dieu trois fois Saint et en communion avec Lui.

Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2563-2565

Alors que nous entrons dans le Triduum pascal, je vous laisse avec les paroles prophétiques que Notre Seigneur aurait confiées à Ralph Martin, le lundi de Pentecôte de mai 1975 sur la place Saint-Pierre en présence du Pape Paul VI, concernant la "passion, la mort et la résurrection" de l'Eglise :

« Parce que Je vous aime, Je veux vous montrer ce que Je suis en train de faire dans le monde aujourd'hui. Je veux vous préparer pour ce qui va venir. Des jours de ténèbres arrivent pour votre monde, des jours de tribulations…
Les bâtiments que vous voyez debout présentement ne le seront bientôt plus. Mon peuple ne pourra plus compter sur l'aide et le soutien auxquels il a recours aujourd'hui. Je veux vous préparer, mon peuple, à ne connaître que Moi, à ne compter que sur Moi, à M'avoir en vous d'une façon plus profonde qu'elle ne l'a jamais été.
Je vais vous conduire au désert… Je vais vous retirer tout ce dont vous dépendez présentement, pour que vous ne dépendiez plus que de Moi.
Un temps d'obscurité arrive sur le monde, mais un temps de gloire arrive pour mon Eglise, un temps de gloire arrive pour mon peuple. Je vais déverser sur vous tous les dons de mon Esprit. Je vais vous préparer pour un combat spirituel ; Je vais vous préparer pour un temps d'évangélisation que le monde n'a jamais vu…

Et lorsque vous n'aurez plus rien à part Moi, vous aurez tout : des terres, des champs, des foyers, et des frères et soeurs et de l'amour et une joie et une paix plus que vous n'en aurez jamais eus auparavant. Soyez prêts mon peuple, Je veux vous préparer… »

Paroles confiées à Ralph Martin lors d'un rassemblement avec le Pape et le Mouvement du Renouveau Charismatique, Lundi de Pentecôte, 1975

Mark Mallett

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