L'enseignement du Pape François ...


Commentaires (3)

Publié le dimanche 29 avril 2018

Auteur : Mark Mallett

Catégorie : Foi, doctrine & morale catholiques

Nombre de consultations : 515

... en tant que seul et unique magistère indivisible de l'Église, le pape et les évêques unis à lui portent la très grave responsabilité de faire en sorte qu'aucun signe ambigu ou enseignement flou ne viennent d'eux, cherchant à induire les fidèles en erreur ou à les rassurer par des propos lénifiants.
- Gerhard Ludwig Cardinal Müller, ancien préfet de la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi First Thing, le 20 avril 2018

Le pape peut être confus, ses paroles ambiguës, ses pensées incomplètes. Il y a beaucoup de rumeurs, de soupçons et d'accusations selon lesquels l'actuel Pontife essaierait de changer l'enseignement catholique. Donc, pour mémoire, voici ce qu'enseigne le Pape François ...

Ce travail de compilation des enseignements du Pape François a été réalisé par Mark Mallett sur son blog : « Pope Francis On ... » Il nous permet de comprendre que l'enseignement, la pensée et la position du Saint Père sur des sujets majeurs de notre temps sont en parfaite continuité avec ceux de ses prédécesseurs.

Sur sa vision du futur Pape (qui s'est avéré être lui) :

« Pensant au prochain Pape, on a besoin d'un homme qui, de la contemplation et de l'adoration de Jésus-Christ, aide l'Eglise à sortir d'elle-même vers la périphérie existentielle de l'humanité, de façon à être mère féconde de la « douce et réconfortante joie d'évangéliser » le Cardinal Jorge Bergoglio, peu avant d'être élu le 266e pape ; Magazine Salt and Light , p. 8, numéro 4, édition spéciale, 2013 ; traduction française reprise du site infoans.org

Sur l'avortement :

[L'avortement est le] meurtre d'une personne innocente. - 1er septembre 2017 ; Catholic News Service

La défense de l'innocent qui n'est pas encore né, par exemple, doit être sans équivoque, ferme et passionnée, parce que là est en jeu la dignité de la vie humaine, toujours sacrée, et l'amour de chaque personne indépendamment de son développement exige cela. - Gaudete et Exsultate , n. 101

Dans ce contexte, je ne peux m'empêcher de dire que, si la famille est le sanctuaire de la vie, le lieu où la vie est engendrée et protégée, le fait qu'elle devient le lieu où la vie est niée et détruite constitue une contradiction déchirante. La valeur d'une vie humaine est si grande, et le droit à la vie de l'enfant innocent qui grandit dans le sein maternel est si inaliénable qu'on ne peut d'aucune manière envisager comme un droit sur son propre corps la possibilité de prendre des décisions concernant cette vie qui est une fin en elle-même et qui ne peut jamais être l'objet de domination de la part d'un autre être humain. - Amoris Laetitia, n. 83

Un chemin éducatif pour accueillir les personnes faibles de notre entourage, qui parfois dérangent et sont inopportunes, ne semble pas praticable si l'on ne protège pas l'embryon humain, même si sa venue cause de la gêne et des difficultés : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l'accueil d'une nouvelle vie se perd, alors d'autres formes d'accueil utiles à la vie sociale se dessèchent ». - Laudato si ', n. 120

Sur Paul VI et Humanae Vitae :

... son génie fut prophétique, car il a eu le courage d'aller à l'encontre de la majorité, de défendre la discipline morale, d'appliquer un frein culturel, de s'opposer au néo-malthusianisme actuel et futur. - interview avec le Corriere della Sera ; Inside the Vatican , le 4 mars 2014

« Conformément au caractère personnel et humainement complet de l'amour conjugal, la bonne voie pour la planification familiale est celle d'un dialogue consensuel entre les époux, du respect des rythmes et de la considération de la dignité du partenaire. En ce sens, l'Encyclique Humanae vitae (cf. nn. 10-14) et l'Exhortation Apostolique Familiaris consortio (cf. nn. 14 ; 28-35) doivent être redécouvertes afin de [combattre] une mentalité souvent hostile à la vie. […]. Le choix responsable de devenir parents présuppose la formation de la conscience, qui est ‘‘le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre'' (Gaudium et spes, n. 16). ... D'autre part, « le recours aux méthodes fondées sur les ‘‘rythmes naturels de fécondité'' (Humanae vitae, n. 11) devra être encouragé. On mettra en lumière que ‘‘ces méthodes respectent le corps des époux, encouragent la tendresse entre eux et favorisent l'éducation d'une liberté authentique'' (Catéchisme de l'Église catholique, n. 2370). - Amoris Laetitia, n. 222

Sur l'euthanasie et les questions de fin de vie :

L'euthanasie et le suicide assisté constituent de graves menaces pour les familles dans le monde entier... L'Église, tout en s'opposant fermement à ces pratiques, ressent le devoir d'aider les familles qui prennent soin de leurs membres âgés et malades. - Amoris Laetitia , n. 48

La vraie compassion ne marginalise pas, n'humilie pas et n'exclut pas, et célèbre encore moins le décès d'un patient. Vous savez bien que cela signifierait le triomphe de l'égoïsme, de cette « culture du jetable » qui rejette et méprise les gens qui ne répondent pas à certaines normes de santé, de beauté ou d'utilité. - exhortation aux professionnels de la santé d'Espagne et d'Amérique latine, le 9 juin 2016 ; Catholic Herald

Sur l'expérimentation génétique sur la vie humaine :

Nous vivons une époque d'expérimentations avec la vie. Mais nous l'expérimentons mal. Fabriquer des enfants au lieu de les accueillir comme un don, vous disais-je. Jouer avec la vie. Attention, cela est un péché contre le Créateur : contre Dieu Créateur, qui a créé les choses ainsi. - exhortation à l'Association des médecins catholiques italiens, le 16 novembre 2015 ; Zenit.org

En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants. On oublie que la valeur inaliénable de l'être humain va bien au-delà de son degré de développement... la technique séparée de l'éthique sera difficilement capable d'autolimiter son propre pouvoir. - Laudato si ', n. 136

Sur le contrôle de la population :

Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “ santé reproductive ”. Mais « s'il est vrai que la répartition inégale de la population et des ressources disponibles crée des obstacles au développement et à l'utilisation durable de l'environnement, il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire » - Laudato si ' , n. 50

Sur la redéfinition du mariage et de la famille :

Nous ne pouvons pas changer cela. C'est la nature des choses, pas seulement dans l'Église mais dans l'histoire humaine. - 1er septembre, 2017 ; Catholic News Service

La famille est menacée par des efforts croissants de la part de certains pour redéfinir l'institution même du mariage, par le relativisme, par la culture de l'éphémère, par un manque d'ouverture à la vie. - Speech à Manille, Philippines; Crux, le 16 janvier 2015

Sur "l'idéologie du genre" :

« La complémentarité entre l'homme et la femme, sommet de la création divine, est aujourd'hui remise en cause par la dite ‘idéologie du genre', au nom d'une société plus libre et plus juste. Les différences entre l'homme et la femme ne vont pas dans le sens de l'opposition ou la subordination, mais de la communion et de la génération, toujours à ‘l'image et la ressemblance' de Dieu. Sans le dévouement réciproque, aucun des deux ne peut se comprendre en profondeur. Le sacrement du mariage est signe de l'amour de Dieu pour l'humanité et du don de soi du Christ à son Épouse, l'Église.  » - exhortation aux évêques de Porto Rico, 8 juin 2015 ; traduction française reprise du site africaleadnews.com

Sur les personnes aux prises avec leur identité sexuelle :

Lors de mon vol de retour de Rio de Janeiro, j'ai dit que, si une personne homosexuelle est de bonne volonté et qu'elle est en recherche de Dieu, je ne suis personne pour la juger. Disant cela, j'ai dit ce que dit le catéchisme... Un jour quelqu'un m'a demandé d'une manière provocatrice si j'approuvais l'homosexualité. Je lui ai alors répondu avec une autre question: “Dis-moi: Dieu, quand il regarde une personne homosexuelle, en approuve-t-il l'existence avec affection ou la repousse-t-il en la condamnant?”. Il faut toujours considérer la personne. Nous entrons ici dans le mystère de l'homme. Dans la vie de tous les jours, Dieu accompagne les personnes et nous devons les accompagner à partir de leur condition. Il faut accompagner avec miséricorde. - American Magazine, 30 septembre 2013 ; diocese24.fr

Sur le dialogue interreligieux :

C'est une visite de fraternité, de dialogue, et d'amitié. Et c'est bien. C'est sain. Et dans ces moments, où nous côtoyons tant d'hommes et de femmes blessés par la guerre et la haine, ces petits gestes sont des semences de paix et de fraternité. - Rome Reports, 26 juin 2015; romereports.com

Une ouverture diplomatique qui dit oui à tout pour éviter les problèmes ne sert à rien, parce qu'elle serait une manière de tromper l'autre et de nier le bien qu'on a reçu comme un don à partager généreusement. L'Évangélisation et le dialogue interreligieux, loin de s'opposer, se soutiennent et s'alimentent réciproquement. - Evangelii Gaudium, n. 251

... l'Eglise “désire que tous les peuples de la terre soient capables de rencontrer Jésus, d'expérimenter Son Amour Miséricordieux … [l'Eglise] souhaite indiquer respectueusement, à chaque homme et chaque femme de ce monde, l'Enfant qui est né pour le salut de tous. - Angelus, le 6 janvier 2016 ; Zenit.org

Sur la possibilité d'ordonner des femmes au sacerdoce :

Sur l'ordination de femmes dans l'Eglise catholique, saint Jean-Paul a eu le dernier mot, il a été clair. Et cela reste comme ça. - Conférence de presse, 1er novembre 2016 ; Zenit.org

Le sacerdoce réservé aux hommes, comme signe du Christ Époux qui se livre dans l'Eucharistie, est une question qui ne se discute pas, mais peut devenir un motif de conflit particulier si on identifie trop la puissance sacramentelle avec le pouvoir... - Evangelii Gaudium, n. 104é

Sur l'enfer :

« Notre-Dame de Fatima nous avait avertis d'un mode de vie athée qui profane DIEU dans ses créatures. Une telle vie — souvent proposée et imposée — pourrait conduire en enfer. [Marie] est venue nous rappeler la lumière de Dieu qui demeure en nous et qui nous [protège]. » - Homélie, Messe du 100ème anniversaire des apparitions de Fatima, 13 mai 2017 ; Vatican Insider ; lecourrier-du-soir.com ; télécharger l'homélie en PDF

Tourne vers nous ton regard de pitié, qui découle de la tendresse de ton coeur, et aide-nous à marcher sur le chemin de la purification complète. Qu'aucun de tes enfants ne soit perdu dans le feu éternel de l'enfer, où il ne peut plus y avoir de repentir. - Angelus, le 2 novembre 2014 ; Vatican.va

Sur le diable :

Je crois que le diable existe ... sa plus grande réussite en ces temps a été de nous faire croire qu'il n'existe pas. - Jorge M. Bergoglio, dans le livre de 2013, Sur la terre comme au ciel

Il est mauvais, il n'est pas comme la brume. Ce n'est pas une chose diffuse, c'est une personne. Je suis convaincu qu'il ne faut jamais converser avec Satan — si vous faites cela, vous serez perdu. Il est plus intelligent que nous, et il va vous retourner, il va vous faire tourner la tête. Il prétend toujours être poli — il le fait avec des prêtres, avec des évêques. Voilà comment il entre dans votre esprit. Mais cela finit mal si vous ne réalisez pas à temps ce qui se passe. (Nous devrions lui dire) va-t-en ! - interview avec la chaîne de télévision catholique TV2000 ; The Telegraph, 13 décembre 2017

« nous savons d'expérience que la vie chrétienne est toujours sujette à la tentation, surtout à la tentation de se séparer de Dieu, de sa volonté, de la communion avec lui, pour retomber dans les méandres des séductions mondaines ... Et le baptême nous prépare, nous donne la force pour cette lutte quotidienne, y compris la lutte contre le diable qui, comme le dit saint Pierre, cherche comme un lion à nous dévorer et à nous détruire. » - Audience générale, 25 avril 2018, Zenit.org

Sur l'éducation :

... l'homme a besoin de connaissance, il a besoin de vérité, car sans elle, il ne se maintient pas, il n'avance pas. La foi, sans la vérité, ne sauve pas, ne rend pas sûrs nos pas. - Lumen Fidei , Lettre Encyclique, n. 24

je voudrais manifester mon refus de tout type d'expérimentation éducative avec les enfants. Avec les enfants et les jeunes on ne peut pas faire des expériences. Ce ne sont pas des cobayes de laboratoire ! Les horreurs de la manipulation éducative que nous avons vécues pendant les grandes dictatures génocides du XXe siècle n'ont pas disparu ; elles conservent leur actualité sous des apparences différentes et des propositions qui, sous prétexte de modernité, poussent les enfants et les jeunes à marcher sur le chemin dictatorial de la « pensée unique ». Il y a un peu plus d'une semaine, un grand éducateur me disait : « Parfois on ne sait pas si avec ces projets — en se référant à des projets concrets d'éducation — on envoie un enfant à l'école ou dans un camp de rééducation »... - Discours à la délégation du BICE (Bureau International Catholique de l'Enfance) ; Vatican.va , 11 avril 2014

Sur l'environnement :

... en regardant le monde, nous remarquons que ce niveau d'intervention humaine, fréquemment au service des finances et du consumérisme, fait que la terre où nous vivons devient en réalité moins riche et moins belle, toujours plus limitée et plus grise, tandis qu'en même temps le développement de la technologie et des offres de consommation continue de progresser sans limite. Il semble ainsi que nous prétendions substituer à une beauté, irremplaçable et irrécupérable, une autre créée par nous. - Laudato si ', n° 34

Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolition, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir. - Laudato si ', n° 21

Dans certaines discussions sur des questions liées à l'environnement, il est difficile de parvenir à un consensus. Encore une fois je répète que l'Église n'a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique, mais j'invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n'affectent pas le bien commun. - Laudato si ', n° 188

Sur le capitalisme (sans entraves) :

Le temps, frères et soeurs, il semble que le temps soit sur le point de s'épuiser ; nous quereller entre nous ne nous a pas suffi, et nous nous acharnons contre notre maison. Aujourd'hui, la communauté scientifique accepte ce que depuis longtemps de simples gens dénonçaient déjà : on est en train de causer des dommages peut-être irréversibles à l'écosystème. On est en train de châtier la terre, les peuples et les personnes de façon presque sauvage. Et derrière tant de douleur, tant de mort et de destruction, on sent l'odeur de ce que Basile de Césarée – l'un des premiers théologiens de l'Église - appelait “le fumier du diable” ; le désir sans retenue de l'argent qui commande. C'est cela ‘‘le fumier du diable''. Le service du bien commun est relégué à l'arrière-plan. Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains, quand l'avidité pour l'argent oriente tout le système socio-économique, cela ruine la société, condamne l'homme, le transforme en esclave, détruit la fraternité entre les hommes, oppose les peuples les uns aux autres, et comme nous le voyons, met même en danger notre maison commune, la soeur et mère terre. - discours lors de la deuxième rencontre mondiale des mouvements populaires, Santa Cruz de la Sierra, Bolivie, le 9 juillet 2015 ; vatican.va

Maintenir vivante la réalité des démocraties est un défi de ce moment historique, en évitant que leur force réelle – force politique expressive des peuples – soit écartée face à la pression d'intérêts multinationaux non universels, qui les fragilisent et les transforment en systèmes uniformisés de pouvoir financier au service d'empires inconnus. - Discours au Parlement européen, Strasbourg, France, le 25 novembre 2014, Vatican.va

Une nouvelle tyrannie invisible s'instaure, parfois virtuelle, qui impose ses lois et ses règles, de façon unilatérale et implacable. De plus, la dette et ses intérêts éloignent les pays des possibilités praticables par leur économie et les citoyens de leur pouvoir d'achat réel... Dans ce système, qui tend à tout phagocyter dans le but d'accroître les bénéfices, tout ce qui est fragile, comme l'environnement, reste sans défense par rapport aux intérêts du marché divinisé, transformés en règle absolue. - Evangelii Gaudium, n° 56

Sur le consumérisme

Cette soeur [terre] crie en raison des dégâts que nous lui causons par l'utilisation irresponsable et par l'abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l'exploiter. La violence qu'il y a dans le coeur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l'eau, dans l'air et dans les êtres vivants. C'est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui « gémit en travail d'enfantement » (Rm 8:22). - Laudato si, n° 2

Le consumérisme hédoniste peut nous jouer un mauvais tour, parce qu'avec l'obsession de passer du bon temps, nous finissons par être excessivement axés sur nous-mêmes, sur nos droits et sur la hantise d'avoir du temps libre pour en jouir. Il sera difficile pour nous de nous soucier de ceux qui se sentent mal et de consacrer des énergies à les aider, si nous ne cultivons pas une certaine austérité, si nous ne luttons pas contre cette fièvre que nous impose la société de consommation pour nous vendre des choses, et qui finit par nous transformer en pauvres insatisfaits qui veulent tout avoir et tout essayer. - Gaudete et Exultate, n° 108 ; vatican.va

Sur l'immigration :

Notre monde est confronté à une crise de réfugiés d'une ampleur inconnue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Cette crise nous place devant de grands défis et de nombreuses décisions difficiles... Nous ne devons pas reculer devant leur nombre, mais plutôt les voir comme des personnes, en les regardant en face et en écoutant leurs histoires, en essayant de répondre le mieux possible à leur situation, de répondre d'une manière toujours humaine, juste et fraternelle... Souvenons-nous de la Règle d'Or : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour les autres aussi » (Mt 7, 12). - Discours au Congrès des Etats Unis, le 24 septembre 2015; Vatican.va

Si un pays a une capacité (…) d'intégration, qu'il fasse ce qu'il peut. Si un autre en a plus, qu'il fasse plus, en gardant toujours un coeur ouvert. Ce n'est pas humain de fermer les portes, ce n'est pas humain de fermer le coeur et à long terme cela se paie politiquement ». Tout comme se paie l'imprudence d'accueillir « plus que ceux que ce qu'il est possible d'intégrer. Quel est le risque lorsqu'un migrant ou un réfugié n'est pas intégré ? Ils se ghettoïsent ! Il entre dans un ghetto, et dans une culture qui ne se développe pas dans une relation avec une autre culture, c'est dangereux. Le plus mauvais conseiller pour les pays qui tendent à fermer les frontières est la peur. Et le meilleur conseiller est la prudence. - Interview lors du vol Malmö-Rome, le 1er novembre 2016; Zenit.org

Sur la distinction entre migrants et réfugiés :

Nous devons également faire la distinction entre les migrants et les réfugiés. Les migrants doivent respecter certaines règles parce que la migration est un droit mais un droit bien réglementé. Les réfugiés, d'autre part, viennent d'une situation de guerre, de famine ou d'une autre situation terrible. Le statut de réfugié nécessite plus d'attention, plus de travail. Nous ne pouvons pas fermer nos coeurs aux réfugiés ... Cependant, tout en étant ouverts à leur accueil, recevoir, les gouvernements doivent faire preuve de prudence et trouver des solutions pour leur hébergement. Il ne s'agit pas seulement d'accepter les réfugiés, mais d'envisager la façon de les intégrer. Interview lors du vol Malmö-Rome, le 1er novembre 2016; Zenit.org ; La Croix International

La vérité, c'est qu'à seulement 400 kilomètres de la Sicile, il y a un groupe terroriste incroyablement cruel. Il y a donc un danger d'infiltration, c'est vrai ... Oui, personne n'est à l'abri de cette menace. Mais on peut prendre des précautions. - interview à la radio catholique portugaise Radio Renascenca, le 14 septembre 2015 ; nouvelobs.com

Sur la guerre :

La guerre est une folie... Aujourd'hui encore, après le deuxième échec d'une autre guerre mondiale, on peut, peut-être, parler d'une troisième guerre combattue « par morceaux », avec des crimes, des massacres, des destructions… L'humanité a besoin de pleurer, et c'est maintenant l'heure des larmes. - Homélie du 13 septembre 2015 La Croix

... aucune guerre n'est juste. La seule chose juste, c'est la paix. - entrevue avec Dominique Wolton ; cf. nouvelobs.com

Sur la fidélité à la foi catholique :

Fidélité à l'Église, fidélité à son enseignement, fidélité au Credo, fidélité à la doctrine, garder cette doctrine. Humilité et fidélité. Paul VI nous rappelait aussi que nous recevons le message de l'Évangile comme un don et que nous devons le transmettre comme un don, mais pas comme quelque chose qui nous appartient : c'est un cadeau que nous avons reçu et que nous donnons. Et dans cette transmission, être fidèles. Parce que nous avons reçu et nous devons donner un Évangile qui ne nous appartient pas, qui vient de Jésus, et nous ne devons pas, comme il le disait, devenir ‘propriétaires' de l'Évangile, propriétaire de la doctrine que nous avons reçue, pour l'utiliser selon notre plaisir. - Homélie, le 30 janvier 2014 ; Zenit.org

[Il y a] une tentation de l'angélisme destructeur, qui au nom d'une miséricorde trompeuse bande les blessures sans d'abord les soigner ni les traiter; qui s'attaque aux symptômes et pas aux causes et aux racines. C'est la tentation des « bien-pensants », des timorés et aussi de ceux qu'on appelle « progressistes et libéralistes ». ... La tentation de négliger le « depositum fidei », de se considérer non pas des gardiens mais des propriétaires et des maîtres ou, dans l'autre sens, la tentation de négliger la réalité en utilisant une langue précieuse et un langage élevé pour dire tant de choses et ne rien dire ! - Discours de clôture du Synode, 18 octobre 2014 ; Vatican.va

Certainement, pour comprendre de façon adéquate le sens du message central d'un texte [biblique], il est nécessaire de le mettre en connexion avec l'enseignement de toute la Bible, transmise par l'Église. - Evangelii Gaudium , n° 148

Le Pape, dans ce contexte, n'est pas le seigneur suprême mais plutôt le suprême serviteur — le « servus servorum Dei »; le garant de l'obéissance et de la conformité de l'Eglise à la volonté de Dieu, à l'Evangile du Christ et à la Tradition de l'Eglise, en mettant de côté tout arbitraire personnel, tout en étant — par la volonté du Christ lui-même — le « Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles » (Can. 749) et bien que possédant « dans l'Eglise le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel. » - Discours de clôture du Synode, 18 octobre 2014 ; Vatican.va

Sur l'évangélisation :

Nous ne devons pas nous contenter de rester dans l'enclos des quatre-vingt-dix-neuf brebis, nous devons « sortir », chercher avec Lui la brebis égarée, la plus éloignée. - Audience générale du 27 mars 2013 ; Vatican.va

Sur la bouche du catéchiste revient toujours la première annonce : “Jésus Christ t'aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t'éclairer, pour te fortifier, pour te libérer” ... Elle est première au sens qualitatif, parce qu'elle est l'annonce principale, celle que l'on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons et que l'on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse sous une forme ou une autre, à toutes ses étapes et ses moments. - Evangelii Gaudium, n° 164

Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel et à l'utilisation de méthodes contraceptives. Ce n'est pas possible. Je n'ai pas beaucoup parlé de ces choses, et on me l'a reproché. Mais lorsqu'on en parle, il faut le faire dans un contexte précis. La pensée de l'Église, nous la connaissons, et je suis fils de l'Église, mais il n'est pas nécessaire d'en parler en permanence ... « L'annonce de l'amour salvifique de Dieu est premier par rapport à l'obligation morale et religieuse. Aujourd'hui, il semble parfois que prévaut l'ordre inverse. » - Zenit.org, septembre 2013

Nous devons donc trouver un nouvel équilibre, autrement l'édifice moral de l'Église risque lui aussi de s'écrouler comme un château de cartes, de perdre la fraîcheur et le parfum de l'Évangile. L'annonce évangélique doit être plus simple, profonde, irradiante. C'est à partir de cette annonce que viennent ensuite les conséquences morales. - Ibid.

Sur la Parole de Dieu :

Toute l'évangélisation est fondée sur [cette Parole], écoutée, méditée, vécue, célébrée et témoignée. La Sainte Écriture est source de l'évangélisation. Par conséquent, il faut se former continuellement à l'écoute de la Parole. L'Église n'évangélise pas si elle ne se laisse pas continuellement évangéliser. - Evangelii Gaudium , n° 174

La Bible n'est pas là pour être posée sur une étagère ; elle est là pour que vous l'ayez dans les mains, pour que vous la lisiez souvent, tous les jours, seuls ou à plusieurs ... - 26 octobre 2015 ; Aleteia

J'aime profondément ma vieille Bible qui m'a accompagné la moitié de ma vie. Elle a vu mes plus hautes joies et elle a été mouillée de mes larmes. C'est mon trésor le plus précieux. ... Souvent je la prends ici, la lis un peu là, puis je la pose et je me laisse regarder par le Seigneur. Ce n'est pas moi qui Le regarde, c'est LUI qui me regarde. Oui, IL est là. Je Le laisse poser les yeux sur moi. Et je sens, sans sentimentalité aucune, je sens au plus profonds des choses ce que le Seigneur me dit. - Ibid.

Il est indispensable que la Parole de Dieu « devienne toujours plus le coeur de toute activité ecclésiale ». La Parole de Dieu écoutée et célébrée, surtout dans l'Eucharistie, alimente et fortifie intérieurement les chrétiens et les rend capables d'un authentique témoignage évangélique dans la vie quotidienne. - Evangelii Gaudium , n° 174

Sur le sacrement de l'eucharistie :

L'Eucharistie est Jésus lui-même qui se donne entièrement à nous. Nous nourrir de Lui et demeurer en Lui à travers la Communion eucharistique, si nous le faisons avec foi, transforme notre vie, la transforme en un don à Dieu et à nos frères. ... en le mangeant Lui, nous devenons comme Lui. - Angelus 16 août 2015 ; Vatican.va

... l'Eucharistie n'est pas une prière privée ou une belle expérience spirituelle ... c'est « mémorielle », c'est-à-dire qu'elle est un geste qui actualise et rend présent l'événement de la mort et de la Résurrection de Jésus: le pain est réellement son Corps donné pour nous, le vin est réellement son Sang versé pour nous. - Ibid.

Ce n'est pas seulement un souvenir. « Elle est davantage. Elle rend présent ce qui est arrivé il y a vingt siècles. » - Audience générale, 22 novembre 2017, vaticannews.va

L'Eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n'est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles.- Evangelii Gaudium , n° 47

... la prédication [devrait] orienter l'assemblée, et aussi le prédicateur, vers une communion avec le Christ dans l'Eucharistie qui transforme la vie. Ceci demande que la parole du prédicateur ne prenne pas une place excessive, de manière à ce que le Seigneur brille davantage que le ministre. - Evangelii Gaudium , n° 138

Sur la messe :

La messe, c'est cela : entrer dans cette passion, cette mort, cette résurrection et cette ascension de Jésus », a expliqué le pape François, qui a ajouté : « quand nous allons à la messe, c'est comme si nous allions au calvaire. ... Si, au moment de la messe, nous allons au calvaire – réfléchissons avec notre imagination – et si nous savons que cet homme, là, est Jésus. Mais est-ce que nous nous permettrions de bavarder, de faire des photos, de faire un peu de spectacle ? Non ! Parce que c'est Jésus ! Nous resterions certainement en silence, en pleurs et aussi dans la joie d'être sauvés. » ... « La messe, c'est revivre le calvaire, ce n'est pas un spectacle. » - Audience générale, 22 novembre 2017, Zenit.org

[L'Eucharistie] nous configure de manière unique et profonde au Christ... [la célébration eucharistique maintient] vivante dans l'Église sa présence et [façonne] nos communautés dans la charité et dans la communion. - Audience générale du 5 février 2014, Vatican.va

Sur le sacrement de la réconciliation :

Que chacun se dise : quand est-ce que je me suis confessé la dernière fois ? Et si beaucoup de temps s'est écoulé, ne perds pas un jour de plus, va, le prêtre sera bon. Jésus est là, et Jésus est plus bon que les prêtres, Jésus te reçoit, il te reçoit avec tant d'amour. Sois courageux et va te confesser ! - Audience générale, 19 février 2014 ; Vatican.va

Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c'est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. - Evangelii Gaudium, n° 3

Quelqu'un peut dire : je ne me confesse qu'à Dieu. Oui, tu peux dire à Dieu « pardonne-moi », et dire tes péchés, mais nos péchés sont aussi contre nos frères, contre l'Église. C'est pourquoi il est nécessaire de demander pardon à l'Église, à nos frères, en la personne du prêtre.- Audience générale, 19 février 2014 ; Vatican.va

C'est un sacrement qui mène au « pardon et à un changement de coeur. » - Homélie du 27 février 2018 ; Catholic News Agency

Sur la prière et le jeûne :

Face à tant de blessures qui nous font mal et qui pourraient endurcir notre coeur, nous sommes appelés à plonger dans la mer de la prière, qui est la mer de l'amour infini de Dieu, pour goûter sa tendresse. - Homélie du mercredi 5 mars 2014 ; Vatican.va

Le jeûne a un sens s'il touche vraiment notre sécurité, et également s'il en ressort un bénéfice pour les autres, s'il nous aide à cultiver le style du Bon Samaritain, qui se penche sur son frère en difficulté et prend soin de lui. - Ibid.

Il y a une autre voie privilégiée pour grandir dans l'amitié avec le Christ : l'écoute de sa Parole. Le Seigneur nous parle au plus profond de notre conscience, nous parle par l'Ecriture Sainte, nous parle dans la prière. Apprenez à rester en silence devant Lui, à lire et à méditer la Bible, spécialement les Evangiles, à dialoguer avec Lui chaque jour, pour sentir sa présence d'amitié et d'amour. - Discours aux jeunes Lituaniens, 21 juin 2013 ; evangelium-vitae.org

Sur la Bienheureuse Vierge Marie et le Rosaire :

Au cours du second vote lors du conclave qui l'a élu, le Pape François (alors Cardinal Bergoglio) était en train de prier le Rosaire, qui lui donna ...

... une grande paix, presque au point de l'insensibilité. Je ne l'ai pas perdue. C'est quelque chose à l'intérieur ; c'est comme un cadeau. - National Catholic Register, 21 décembre 2015

Douze heures après son élection, le nouveau Pape a rendu une visite silencieuse à la basilique papale Sainte-Marie-Majeure pour vénérer la célèbre icône de Notre-Dame, Salus Populi Romani (Sauvegarde du peuple romain). Le Saint-Père a placé un petit bouquet de fleurs devant l'icône et a chanté le Salve Regina . Le Cardinal Abril y Castelló, l'archiprêtre de Sainte-Marie-Majeure, a expliqué la signification de la vénération du Saint-Père :

Il décida de visiter la basilique, non seulement pour remercier la Sainte Vierge, mais — comme le Pape François me l'a dit lui-même — pour lui confier son pontificat, pour le déposer à Ses pieds. Ayant une profonde dévotion envers Marie, le Pape François est venu ici pour Lui demander de aide et protection. - Inside the Vatican , le 13 juillet 2013 ; cfr. Aleteia

La dévotion à Marie n'est pas une étiquette spirituelle ; c'est une exigence de la vie chrétienne. Le don de la Mère, le don de chaque mère et de chaque femme, est très précieux pour l'Église, car elle aussi est mère et femme. - Catholic News Agency , 1er janvier 2018

Marie est exactement ce que Dieu veut que nous soyons, ce qu'Il veut que soit Son Église : une Mère tendre et humble, pauvre en biens matériels et riche en amour, sans péché et unie à Jésus, maintenant Dieu dans nos coeurs et notre prochain dans nos vies. - Ibid.

Dans le rosaire, nous nous adressons à la Vierge Marie, afin qu'elle nous guide à une union toujours plus étroite avec son Fils Jésus pour nous conformer à Lui, avoir ses sentiments, agir comme Lui. Dans le rosaire en effet, en répétant l'Ave Maria, nous méditons les mystères, les événements de la vie du Christ, pour le connaître et l'aimer toujours davantage. Le rosaire est un instrument efficace pour nous ouvrir à Dieu, afin qu'il nous aide à vaincre l'égoïsme et à apporter la paix dans les coeurs, dans les familles, dans la société et dans le monde.- Discours aux jeunes Lituaniens, 21 juin 2013 ; evangelium-vitae.org

Sur les "temps de la fin" :

... écouter la voix de l'Esprit qui parle à toute l'Église de notre temps, qui est précisément le temps de la miséricorde. Cela, j'en suis sûr. Ce n'est pas seulement le Carême ; nous vivons dans un temps de miséricorde, depuis au moins trente ans, jusqu'à aujourd'hui. - Discours du Pape François aux prêtres du diocèse deRome, 6 mars 2014, vatican.va

Le temps, frères et soeurs, il semble que le temps soit sur le point de s'épuiser ; nous quereller entre nous ne nous a pas suffi, et nous nous acharnons contre notre maison. - Discours à Santa Cruz, Bolivie, 10 juillet 2015 ; Vatican.va

... la mondanité est la racine du mal et elle peut nous conduire à abandonner nos traditions et à négocier notre loyauté envers Dieu qui est toujours fidèle. C'est ce qu'on appelle l'apostasie, qui est une forme d '"adultère" qui a lieu lorsque nous négocions l'essence de notre être: la fidélité au Seigneur . - Homélie du 18 novembre 2013 ; cfr. Vatican.va

Encore aujourd'hui, l'esprit de la mondanité nous conduit aujourd'hui encore à cette envie d'être progressistes, à la pensée unique ... Négocier sa fidélité à Dieu est comme négocier sa propre identité. ... Il fait alors référence au roman du 20e siècle Le Maître de la Terre de Robert Hugh Benson, fils de l'Archevêque de Cantorbéry, Edward White Benson, dans lequel l'auteur parle de l'esprit du monde et « presque comme s'il s'agissait d'une prophétie, imagine ce qui se passera. » - Homélie du 18 novembre 2013 ; Vatican.va

Et il ne s'agissait certainement pas d'une « belle mondialisation » qui s'exprime « dans l'unité de toutes les nations », qui conservent cependant leurs usages. Ce dont on parle dans le récit est, en revanche, la « mondialisation de l'uniformité hégémonique ». La « pensée unique fruit de la mondanité ». - Ibid.

Parlant aux journalistes lors du vol de Manille à Rome, le Pape a dit que ceux qui lisent le roman sur l'Antéchrist, Le Maître de la Terre, "comprendront bien ce que je veux dire par colonisation idéologique." - 20 janvier 2015 ; Vers Demain

Dans ce système, qui tend à tout phagocyter dans le but d'accroître les bénéfices, tout ce qui est fragile, comme l'environnement, reste sans défense par rapport aux intérêts du marché divinisé, transformés en règle absolue. - Evangelii Gaudium , n° 56

Sur lui-même :

Je n'aime pas les interprétations idéologiques, une certaine mythologie du pape François. Le pape est un homme qui rit, pleure, dort tranquille, a des amis comme tout le monde. C'est une personne normale. - interview avec le Corriere della Sera ; le 4 mars 2014 ; Famille Chrétienne

Dieu vous bénisse et merci !

Mark Mallett

The Now Word : Reflections on our Times - with Mark Mallett

Commentaires des internautes

Partagez votre opinion

Commentaire laissé par le

Cette phrase du Cardinal Müller me semble terrible, car elle est elle-même source de confusion pour les catholiques. En effet, elle suppose que chacun des plus de un milliard de catholiques serait à même de comprendre parfaitement le magistère de l'Église. C'est évidemment faux.

Par conséquent, le Cardinal Müller insinue-t-il que si certains catholiques ne comprennent pas bien le magistère, ce n'est pas à cause de leur propre incapacité, mais uniquement par la faute du magistère ? Comme un élève qui excuserait ses mauvaise notes en prétendant qu'elles sont uniquement dues aux mauvaises explications du professeur.

Bref, il semble inviter tous les catholiques à pratiquer une forme d'orgueil personnel vis-à-vis du magistère, au lieu de les inviter à pratiquer l'humilité, la « vertu mère de toutes les autres vertus » (Saint Jean Chrysostome).

Commentaire laissé par le

@ Berserk

Il faut comprendre que le Pape François se situe au niveau pastoral et non pas doctrinal. On ne peut pas enseigner l'hérésie au niveau pastoral ! Car la pastorale vise à rejoindre la personne dans son vécu, en tenant compte de ses blessures, de son passé, des circonstances atténuantes. Raison pour laquelle François ne peut répondre aux Dubias. Tout comme Jésus ne répondait pas à ceux qui essayaient de le piéger il y a 2000 ans. Car la pastorale ne consiste pas en des oui ou des non, en des "ceci est toujours et en toute circonstances un péché mortel qui mène à l'Enfer quelle que soit les raisons qui ont poussé le pécheur à le commettre" Voir à ce sujet ce que dit le CEC sur les circonstances atténuantes ou annulant la responsabilité d'une faute même si la faute est objectivement grave, elle n'est pas toujours imputable. Lire aussi Luc 12:47.

Qui lit encore le CEC aujourd'hui ? Plutôt que de demander des clarifications au Saint Père sur tel point de la doctrine (relative au mariage par exemple) pourquoi n'ouvre-t-on pas le CEC ? Tout y est écrit noir sur blanc !

La doctrine vient ensuite, pour éclairer le chemin de ces personnes,les éduquer, et les aider à cheminer progressivement vers la loi du Christ en abandonnant les actes de l'homme anciens pour embrasser ceux de l'homme recréé en Jésus Christ.

Concernant l'apologie de l'eucharistie c'est un bien grand mot. "Apologie" me parait être connoté négativement (on fait l'apologie du terrorisme, de la guerre) Avez vous conscience de la grandeur de ce sacrement ? L'accès des protestants à la sainte communion ? Vous y êtes favorable ? Les protestants discernent-ils seulementle Corps du Christ dans ce pain consacré ? Là est la question.

1Co 11:23- Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain
1Co 11:24- et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : " Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. "
1Co 11:25- De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. "
1Co 11:26- Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
1Co 11:27- Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
1Co 11:28- Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ;
1Co 11:29- car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps.

Commentaire laissé par le

Dommage que la phrase du Cardinal Müller soit tronquée, car elle donne l'impression que c'est son opinion qui est mise en avant, alors que dans le texte en anglais, il dit simplement, que ce qui compte ce n'est pas que le Pape et les évêques touchent les gens, mais que le Christ touche les gens (= les convertissent).
De plus, son texte est une apologie du sacrement de l'eucharistie et une critique de l'accès des protestants à la sainte communion. Là-dessus, M.Mallett ne dit rien.
Ensuite, il s'en prend aux journalistes qui étiquettent les nouveaux évêques de "conservateurs", selon quelques critères: pour ou contre l'ordination des femmes, pour ou contre la bénédiction des couples homos, pour ou contre le mariage des prêtres, pour ou contre l'accès à la communion des divorcés-remariés. Le pape François, selon le liste de M.Mallett ne répond clairement qu'au premier critère.
Pour finir, le vraie critique est celle des 5 dubia laissées sans réponses par le pape, et là rien non plus

Ecrire un commentaire

Veuillez utiliser le formulaire suivant pour nous soumettre votre commentaire.

Champs obligatoires

@
Pour recevoir les avis de réponse à votre commentaire si vous avez coché l'option correspondante ci-dessous.

Etre informé des prochains commentaires déposés sur cet article ?

Veuillez résoudre le calcul simple suivant : 57 : 3 = ?

Recommander cette page

Le formulaire ci-dessous vous permet de recommander la page L'enseignement du Pape François ....

Champs obligatoires

@
@
Veuillez résoudre le calcul simple suivant : 57 : 3 = ?

Articles similaires

Lire un article au hasard

La Bataille de Lépante et le Rosaire

mercredi 21 novembre 2018   0 commentaire   32

Désormais symbole de la victoire de la Chrétienté sur toute autre civilisation qui voudrait la détruire, la bataille de Lépante reste d'une vibrante actualité tant les tensions qui ont précédé cette bataille semblent se retrouver aujourd'hui. Autre temps, autres moeurs, certes, mais l'arme reste la même et c'est bien ce qui inquiète ceux que ce symbole dérange.

Lire la suite

Pourquoi l’Eglise est-elle contre les relations sexuelles avant le mariage ?

mercredi 26 septembre 2018   0 commentaire   43

L'Eglise n'est pas d'accord pour qu'il y ait des relations sexuelles avant le mariage. Pourquoi est-elle si rigide? Face à tant de mariages qui échouent, n'est-il pas plus sensé d' « essayer » pour voir si la relation fonctionne, avant de se jeter et risquer un échec ?

Lire la suite

Oui, l’enfer existe, et les damnés y passeront une éternité de souffrances

dimanche 23 septembre 2018   1 commentaire   56

Aujourd'hui très peu de catholiques ou chrétiens croient à l'enfer. Beaucoup de prêtres ne parlent plus de l'enfer. Vous entendrez des gens dire : « Oh, l'enfer, c'était une invention des curés pour faire peur au monde », ou bien « l'enfer, existe, mais il n'y pas personne dedans », ou encore « les bons vont aller au ciel, mais les méchants n'iront pas en enfer, ils seront tout simplement anéantis ». Eh bien non, l'enfer existe réellement, c'est une vérité de foi, et il y a bel et bien du monde dedans.

Lire la suite