La “barque de l'Eglise” est secouée par des tempêtes et des ouragans, affirme le Pape François par I.Media


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Publié le samedi 22 décembre 2018

Auteur : I.Media

Catégorie : Discours, sermons & homélies

Nombre de consultations : 458

L'Eglise ne cherchera jamais à étouffer les abus sexuels et livrera les coupables à la justice, s'est engagé le Pape François lors des voeux à la Curie romaine le 21 décembre 2018. Le pontife a profité de l'occasion pour lancer un appel ferme aux membres du clergé coupables d'abus sexuels : “Convertissez-vous, rendez-vous à la justice humaine et préparez-vous à la justice divine !”

Source : cath.ch

Photo : Le Pape François lors de ses voeux à la Curie romaine, le 21 décembre 2018 | © Vatican Media

Dans son discours devant les responsables de la Curie romaine, le Pape François est longuement revenu sur les scandales qui ont affecté l'Eglise catholique au long de l'année écoulée, tout en mettant en valeur les réalités positives vécues par tous ceux qui travaillent dans un réel esprit de service.

Besoin de purifier l'Eglise

La fête de Noël, a expliqué le pontife, remplit de joie, car elle apporte la certitude “qu'aucun péché ne sera plus grand que la miséricorde de Dieu”. Forte de cette croyance, l'Eglise doit avancer sur le chemin de la “pénitence et du renouvellement” pour sa purification. Contrairement aux années passées, le Pape argentin n'a pas concentré son discours d'une trentaine de minutes sur la Curie romaine, qu'il a remerciée pour son dévouement quotidien – mais sur ce besoin de purifier l'Eglise.

La “barque de l'Eglise” est secouée par des tempêtes et des ouragans, a-t-il ainsi affirmé, avant de fustiger le “contre-témoignage et les scandales de certains enfants et ministres de l'Eglise”. Ces derniers, a asséné le Pape François, en évoquant explicitement les coupables d'abus sexuels, “lacèrent le corps de l'Eglise”. Le Pape est ainsi revenu longuement sur les abus de pouvoir, les abus de conscience et les abus sexuels commis par des membres de l'Eglise qui ont été portés ces derniers mois à la connaissance du public.

Les abuseurs “déforment le visage de l'Eglise”

Pire, s'est-il scandalisé, “ils commettent des abominations et continuent à exercer leur ministère comme si de rien n'était”. Ainsi leurs péchés “se colorent de teintes encore plus sombres, d'infidélité et de honte, ils déforment le visage de l'Eglise”.

Convertissez-vous, rendez-vous à la justice humaine et préparez-vous à la justice divine !”, a lancé le chef de l'Eglise avec des mots rappelant ceux adressés par les papes aux mafieux. L'Eglise veut éradiquer ce mal et fera le nécessaire pour livrer à la justice quiconque aura commis de tels délits. “L'Eglise, a insisté le Pape, ne cherchera jamais à étouffer ou à sous-estimer” ces faits et si cela a pu être le cas dans le passé, “cela ne doit plus jamais se produire”.

Protection des mineurs: conférence au Vatican en février

“Il est indéniable que certains responsables, par le passé, par légèreté, par incrédulité, par impréparation, par inexpérience ou par superficialité spirituelle et humaine, ont traité de nombreux cas sans le sérieux et la rapidité requis. Cela ne doit plus jamais se produire!”, a averti le Pape. “C'est le choix et la décision de toute l'Eglise”, a-t-il martelé, en évoquant la conférence de février prochain sur la protection des mineurs.

Le Pape a en effet convoqué les présidents de toutes les conférences épiscopales, du 21 au 24 février 2019 au Vatican. “L'Eglise ne se limitera pas à se soigner mais cherchera à affronter ce mal qui cause la mort lente de tant de personnes au niveau moral, psychologique et humain”.

Ceux qui trahissent pour “poignarder leurs frères”

Le Pape François a également tenu à répondre à ceux – “y compris dans l'Eglise” – qui accusent les journalistes de donner exprès une fausse image en concentrant leurs révélations sur les cas commis par des membres du clergé. “Je voudrais plutôt remercier vivement” ces personnes, a exprimé l'évêque de Rome, car “même s'il s'agissait d'un seul cas d'abus – qui représente déjà en soi une monstruosité – l'Eglise demanderait de ne pas le taire et de le porter objectivement à la lumière”. Pour le Pape, le plus grand scandale en la matière, “c'est de couvrir la vérité”.

Dans son discours, le 266e Pape a également dénoncé l'infidélité de ceux qui trahissent leur vocation et leur serment. Ceux-ci, a-t-il asséné en les comparant à Judas, se cachent derrière les bonnes intentions pour “poignarder leurs frères et semer la zizanie”.

Carlo Maria Viganò ciblé ?

Si le pontife n'a pas précisé à qui il faisait référence derrière cette “corruption spirituelle”, souvent guidée selon lui par l'argent, il est notamment possible d'y voir une allusion à Mgr Carlo Maria Viganò. Celui-ci, ancien nonce aux Etats-Unis, a publié en août une lettre comportant une série d'accusations contre des responsables du Vatican en matière de lutte contre les abus sexuels et concluant à une demande de démission du Pape argentin.

Toutefois, l'évêque de Rome n'a pas uniquement dénoncé les maux à l'intérieur de l'Eglise. Il s'est également opposé à ceux qui ferment leurs portes aux migrants pour des gains politiques et à ceux qui persécutent les chrétiens.

“Une nouvelle époque de martyrs”

“La cruelle et atroce persécution de l'empire romain semble ne pas connaître de fin. De nouveaux Néron naissent sans cesse pour opprimer les croyants, uniquement en raison de leur foi au Christ”, a-t-il lancé. Avant de dénoncer les groupes extrémistes “qui se multiplient, prenant pour cible les églises, les lieux de culte, les ministres et les simples fidèles”.

“Que de chrétiens vivent encore aujourd'hui sous le poids de la persécution, de la marginalisation, de la discrimination et de l'injustice en tant de parties du monde ! Ils continuent, cependant, courageusement, à embrasser la mort pour ne pas nier le Christ. Combien il est difficile, encore aujourd'hui, de vivre librement sa foi en tant de parties du monde où manquent la liberté religieuse et la liberté de conscience !”

Malgré ces drames, l'année écoulée a également été marquée par des joies, a salué le Pape François. Parmi celles-ci, il a notamment cité la “bonne réussite” du synode sur les jeunes, les nouvelles règles et normes mises en place au Vatican ou encore les nouveaux bienheureux et saints, dont les 19 martyrs d'Algérie. De même, le Pape François s'est réjoui du nombre élevé de baptêmes ainsi que de vocations consacrées. “Ce sont des personnes qui illuminent le brouillard de l'humanité”, a-t-il déclaré. (cath.ch/imedia/xln/be)


Source : vaticannews.va

Lors de ses premiers voeux, neuf mois après son élection, le Pape n'avait dressé aucun bilan.

En 2013, il avait rendu hommage aux « vieux curialistes exemplaires ». Il saluait leur « abnégation, précision et compétence ». En patron, il soulignait cependant déjà le risque pour la Curie de « glisser vers la médiocrité » en cas de manque de professionnalisme. Il dénonçait aussi « les bavardages qui abîment la qualité des personnes, du travail et de l'environnement ».

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Les 15 maladies curiales

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Mais à travers le monde, et sans doute à la Curie, ce sont ces deuxièmes voeux qui restent dans les mémoires. En 2014, le Pape élu notamment pour réformer le gouvernement central de l'Église, avait prononcé un sévère diagnostic de ses dysfonctionnements. Il avait énuméré les 15 maladies ayant gagné le corps de la Curie. Les commérages, la vanité, le manque d'esprit d'équipe, l'agitation, les planifications excessives, pire l'Alzheimer spirituel ou la schizophrénie existentielle de ceux qui mènent une double vie avaient été pointés du doigt. François exigeait alors un examen de conscience et une conversion. Une exigence de réforme spirituelle répétée ensuite au fil des années.

Les 24 antibiotiques

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L'année suivante, après le catalogue des « maladies curiales », le Pape avait proposé des « antibiotiques », une liste de 24 vertus à cultiver. Présentées sous forme d'un acrostiche à partir du mot Miséricorde, Année sainte oblige. Il recommandait l'exemplarité, la fidélité, l'honnêteté, la maturité, la fiabilité, la sobriété des membres de la Curie. Malgré les affaires, notamment le procès des acteurs du scandale Vatileaks II, le Pape assurait que la réforme irait de l'avant « avec détermination, lucidité et résolution ».

Des lignes de réformes

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Ses voeux de 2016 s'inscrivent dans la suite des précédents discours. Le Pape y proposa 12 critères pour guider la réforme de la Curie en cours. Il ne veut pas de « lifting » mais une purification permanente de ses membres, une conversion personnelle mais aussi pastorale, ainsi qu'un esprit missionnaire. Après la fusion de plusieurs équipes pour aboutir à la création de deux dicastères pour les laïcs, la famille et la vie, et pour le service du développement humain intégral, le Pape plaide pour une réforme fondée sur la synodalité, la fonctionnalité et la sobriété. François ne manque pas alors de souligner les résistances aux changements, « ouvertes, cachées ou malveillantes ».

Les mises en garde de 2017

A lire sur Vatican.va

Enfin en 2017, le Pape formule de dures remontrances visant les « traîtres de la confiance » et les « profiteurs de la maternité de l'Église », des personnes « soigneusement sélectionnées pour donner une meilleure vigueur au corps et à la réforme mais ne comprennent pas leurs responsabilités et se sont laissées corrompre par l'ambition ou la vaine gloire ». Il tance ceux qui, écartés, se sont dits « martyrs du système » et met en garde ceux qui travaillent encore à la Curie. Il souligne néanmoins le fait que « l'écrasante majorité » d'entre eux travaillent avec « un engagement louable, fidélité, compétence, dévouement et même sainteté ».

Lire aussi : Discours à la Curie romaine : face aux scandales, la lumière est plus forte que les ténèbres

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Ne pas oublier que de nombreux groupes anti-catholiques veulent la dépénalisation de la pédophilie et du mariage pédophile. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir toute la propagande en ce sens, sans que ces groupes ne soient poursuivis et condamnés.
Or, leur principal obstacle est l'Église catholique, qui condamne et combat le plus clairement ces vices. Ces groupes pro-pédophilie ont donc intérêt à décrédibiliser leur principal opposant, l'Église catholique.
Ce que l'on vit n'est pas un combat de la société païenne contre la pédophilie. Cette société se moque du bien-être des enfants. Elle les élimine même dans le ventre de leur mère. Ce que l'on vit est au contraire un combat des pro-pédophiles pour la dépénalisation de ces vices.
Le Pape François a donc raison d'éviter la décrédibilisation morale de l'Église, pour ne pas permettre aux pro-pédophiles d'obtenir la dépénalisation qu'ils souhaitent.

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Merci Philippe.
Je vous rejoins à 100%
J'admire votre connaissance fine des choses et la façon didactique de le dire.

Nous sommes à l'aube d'une ère nouvelle d'une civilisation de l'amour comme Marthe Robin l'a annoncée.
Nous devons avant passer par des épreuves. La question est quand cela arrivera. Quand Marie viendra nous sauver. L'Apostasie est grandissante. ..

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Bonjour Nicolas,

Ce que je comprends de plus en plus c'est que François possède un charisme qui permet de pousser les loups à se sortir au grand jour, à ne plus se cacher comme ils le faisaient du temps de Benoit XVI. Nous sommes encore dans le temps de la Miséricorde, et ces loups ont encore l'occasion de se convertir ! Mais malheur à ceux qui ne se convertiront pas quand le temps de la justice viendra (et je pense que ce temps suivra de près la fin du pontificat de François) et les emportera tous ! Voilà la mission de François, faire sortir les loups pour que lorsque le temps de la justice arrivera ils soient tous balayés et que l’Église puisse être purifiée ! Ne déplorons donc pas tous ces scandales, ces loups qui se montrent si ouvertement aujourd'hui, remercions plutôt le Seigneur ! Car ce n'est qu'en ouvrant l'abcès qu'il pourra ensuite être guéri !

Ces loups ont pensé à tort que François serait des leurs mais l'Esprit Saint guide notre Saint Père, et même si les intentions de Bergoglio n'étaient pas bonnes au départ comme certains le prétendent (ce n'est qu'une hypothèse, Dieu seul connait ses intentions), aujourd'hui l'Esprit Saint l'empêche de les mettre en pratique au niveau doctrinal ! Il faut donc faire confiance au Pape, prier pour lui, comprendre qu'il est un homme mais aussi le Vicaire du Christ et qu'il ne pourra donc jamais conduire l'Eglise dans l'erreur.

Prétendre que le Pape ne peut pas se tromper dans ses opinions et déclarations non doctrinales, c'est croire qu'il est infaillible dans chacune de ses paroles, il n'y a rien de plus faux ! Penser cela c'est ignorer que Pierre fut aussi un homme pécheur et faible. Mais Jésus lui a malgré tout confié les clés du Royaume et l'a mis à la tête de Son Eglise. Car la puissance du Seigneur se déploie dans la faiblesse précisément. Plus un Pape est faible, plus le Seigneur agit puissamment à travers lui !

Croyons que le Seigneur donne à chaque époque le Pape dont Son Église a besoin !

Tout comme Pierre qui renia notre Seigneur le Pape François peut avoir des moments de faiblesses, il peut être mal conseillé et croire à certains mensonges (climatiques, accueil des migrants, etc), par exemple en méconnaissant l'histoire de l'Europe, il peut se tromper dans certaines déclaration et opinions personnelles, on ne doit pas pour autant conclure que c'est un mauvais Pape. Ne jugeons pas et nous de serons pas jugés ! Dans son enseignement doctrinal il ne peut se tromper. C'est le Pape, légitimement élu, et c'est tout ce qu'il nous faut savoir ! Prions pour lui.

Une dernière chose, beaucoup de catholiques déplorent que François encourage l'accueil des migrants, et semble demander que nous ouvrions plus grandes nos frontières (comme s'il avait une quelconque autorité politique chez nous). Déjà le Pape n'est pas un chef politique et ses déclarations ne doivent être comprises qu'au plan pastoral, de l'accueil de la personne et non de l'envahisseur. Il appartient à chaque pays de protéger ses frontières et de discerner dans chaque migrant s'il s'agit d'un véritable réfugié ou d'un ennemi. Le véritable problème est la guerre que l'Occident provoque à l'étranger, sans laquelle il n'y aurait pas ces migrations. Ramenons la paix dans leurs pays et le problème des migrations cessera à son tour.

Il y a clairement aujourd'hui une volonté de l'ONU et de nos gouvernements aveuglés idéologiquement de remplacer la culture, l'histoire, la civilisation judéo-chrétienne par une civilisation étrangère ("Il n'y a pas de culture française" disait Macron). Le but est toujours le même, détruire tout ce qui rappelle le Christ et éloigner l'homme de Dieu (c'est l'histoire de Pharaon et du peuple hébreu qui se répète sans cesse - et de l'Exode qui vient ensuite) ! Cependant, plutôt que de nous plaindre de toutes ces immigrations, plaignons nous plutot de notre apostasie ! Et aussi des mauvais chefs que nous élisons (lire les prophéties de Marthe Robin pour la France à ce propos) Déplorons l'apostasie de l'Europe et de l'Occident ! Voilà le véritable drame. Nous serons sans doute envahis par des étrangers, notre civilisation sera à deux doigts de s'éteindre, mais Dieu le permettra à cause de notre apostasie ! (cf. Ap 2: 4-5) Nous pleurons sur les morts dans tels ou tels attentats, mais combien pleurent sur les milliards d'avortements ayant été pratiqués jusqu'à ce jour (y compris dans des établissements catholiques), tant de générations d'êtres humains qui ne verront jamais le jour ?? Nous hurlons face aux ennemis extérieurs qui veulent détruire notre civilisation chrétienne, mais combien rien qu'en France se considèrent encore chrétiens, rejettent leur baptême et agissent comme des païens ?? Combien ont voté pour Sarkozy, Hollande puis Macron, qui à tour de rôle n'ont eu de cesse de détruire la civilisation française, et tel Ésaü qui vendit son droit d'ainesse à Jacob pour un plat de lentilles, la France vend tout son héritage chrétien à l'étranger pour quelques millions d'euros ? (https://www.youtube.com/embed/rax6VWu9DW4)

Ces envahisseurs seront sans doute l'instrument qui permettra enfin à l'Occident de revenir vers Dieu et de défendre son héritage catholique (ce qu'il en restera), certes après de grandes souffrances et nombre de pertes humaines, mais il ne faut nous en prendre qu'à nous mêmes.

Philippe

Commentaire laissé par le

Oui cela est vrai. Mais si vigano n'avait rien dit...
L omerta et les loups dans l'église sont légions...
Il n'aurait jamais dû par contre demander la démission du pape qui nous a été donné par l'esprit saint.
Prions dans ces temps troubles.
Le triomphe du coeur immaculé de Marie est en route.
L'église ne perira pas COMME notre seigneur Jésus-Christ nous l'a promis.

Commentaire laissé par le

Bonjour Nicolas,

"Comment peut on remercier des journalistes de mettre en évidence des scandales "

C'est là, au contraire, la force du Pape François qui sait que de tout mal Dieu sait tirer un plus grand bien !

Il pourrait se considérer comme victime et reprocher à ces journalistes d'avoir mis ces scandales en évidence. Mais cela voudrait dire d'une part qu'il aurait préféré que ces scandales restent cachés, et d'autre part cela serait un comportement victimaire. Au contraire notre Pape retourne l'attaque de l'ennemi, il sait que ces scandales blessent le corps du Christ, l'Eglise, mais il sait aussi que à travers ces blessures, l'Eglise pourra être purifiée !

Essayons de voir au delà des mots.

Quant au Cardinal Vigano son erreur a été de tout déballer publiquement, devant le monde, plutot que d'aller en parler en privé avec le Pape. Toutes ces lettres ouvertes font presque autant de mal à l'Eglise que les scandales qu'elles dénoncent.

La différence de traitement réside dans le fait que le journaliste est extérieur à l'Eglise, c'est un ennemi extérieur. Vigano est membre de l'Eglise et est tenu à ce commandement de Jésus :

Mt 18: 15-17

"Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain."

A aucun moment il n'est demandé de publier une lettre ouverte (que l'on balance sur la place publique) ou un article sur facebook ou sur un blog pour dénoncer publiquement tel ou tel scandale ou péché d'un de nos frères dans la foi. Beaucoup de média catholiques feraient bien aussi de méditer là dessus.

Vigano a agit, de l'intérieur de l'Eglise, comme un loup, comme un ennemi du Corps du Christ, en "publiant (publiquement, devant le monde païen, lui donnant davantage de pierres pour lapider l'Eglise) une lettre comportant une série d'accusations contre des responsables du Vatican en matière de lutte contre les abus sexuels et concluant à une demande de démission du Pape argentin.". On voit bien à quel point cet acte s'oppose à Mt 18: 15-17.

Philippe

Commentaire laissé par le

Ce pape est vraiment déroutant...

Comment peut on remercier des journalistes de mettre en évidence des scandales et fustiger un cardinal qui dénonce lui même cela avec toute les connaissances de ces abus...

C'est nôtre pape et il faut lui être fidèle c'est certain. Malgré ma fidélité je reste perplexe.
À quand un synode sur ces abus ou chacun en toute vérité pourra dire devant l'église la réalité...

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