François, un prophète mal compris par Mark Mallett


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Publié le mercredi 8 mai 2019

Auteur : Mark Mallett

Catégorie : Église et papauté

Nombre de consultations : 399

Les mails qui m'ont été envoyés en réponse à mon article Comprendre François ne pouvaient être plus variés. Depuis ceux qui me disent que c'était l'un des articles les plus pertinents qu'il leur ait été donné de lire au sujet du Pape, jusqu'à ceux qui m'avertissent que j'ai été trompé. Oui, c'est précisément la raison pour laquelle j'ai répété inlassablement que nous vivons des « temps dangereux ». C'est parce que les catholiques sont de plus en plus divisés entre eux. Une fumée de confusion, de méfiance et de suspicion continue de s'infiltrer à travers les murs de l'Église.

Cela dit, il est difficile de ne pas partager le sentiment de certains lecteurs, tel que ce prêtre qui m'a écrit :

C'est une époque de confusion. Notre Pape actuel participe très probablement à cette confusion. Je dis cela pour les raisons suivantes :

Le Pape parle trop souvent, trop spontanément et a tendance à être imprécis. Il parle d'une manière peu digne pour un Pape, comme par exemple avec cette phrase : « Je n'ai jamais été de droite ». Voyez l'entretien dans le magazine America (lire ici en français). Ou encore : « L'Église s'est parfois laissé enfermer dans des petites choses, [des règles rigides] ... » Mais quelles sont donc exactement ces “règles” rigides ?

Prenez l'exemple du mandatum (rite du lavement des pieds). Le canon liturgique est claire — seuls les hommes participent à cette cérémonie. Les hommes représentent les Apôtres. Lorsque François ignore et enfreint cette règle liturgique, il nous donne un très mauvais exemple. Je peux vous dire que beaucoup d'entre nous, prêtres, qui avons lutté pour mettre en oeuvre et sauvegarder cette pratique, en ont été ridiculisés ; les progressistes se moquent à présent de nous en raison de notre insistance quant au respect de ces règles « rigides » ...

Ce prêtre a poursuivi en disant que les paroles du Pape nécessitent trop de clarifications de la part de personnes comme moi. Ou pour rappeler la façon dont un internaute l'avait exprimé :

Benoît XVI intimidait les médias parce que ses paroles étaient limpides comme de l'eau de roche. Les propos de son successeur, peu différents en substance de ceux de Benoît XVI, sont obscurs comme une nappe de brouillard. Plus il émet de commentaires improvisés, plus il risque de faire ressembler ses fidèles disciples aux hommes munis d'une pelle qui suivent les éléphants au cirque.

Mais je pense que nous oublions trop vite ce qui s'était passé sous le pontificat du Pape Benoît XVI. Les gens murmurèrent que le « Pasteur allemand », cet inquisiteur du Vatican, avait été élevé au siège de Pierre. Et puis... vint sa première encyclique : Deus Caritas Est: Dieu est amour. Tout à coup, les médias et les catholiques progressistes encensèrent le pontife âgé, postulant qu'il s'agissait d'un signe que l'Église est capable d'adoucir ses positions morales « rigides ». De même, lorsque Benoît XVI s'exprima sur l'utilisation du préservatif dans les cas de prostitutions masculines, expliquant qu'il s'agit « d'un premier pas vers une moralisation », tous les médias se mirent à nous dire que Benoît XVI était en train de changer la position de l'Église en matière de contraception — et les catholiques conservateurs estimèrent hâtivement que c'était effectivement le cas. Bien entendu, une réflexion calme sur ce que disait le Pape à l'époque nous révèle que rien n'avait ou ne devait changer (voir The Pope, a Condom, and the Purification of the Church).

Paranoïa parmi les fidèles

Nous ne pouvons pas nier que non seulement il y a une certaine paranoïa parmi les fidèles, mais aussi que celle-ci est peut-être justifiée. Pendant des décennies, au niveau local, les fidèles furent abandonnés à des théologiens dissidents et des pasteurs progressistes, et nourris par des enseignements hérétiques ; sans parler des abus liturgiques, des piètres catéchèses et de l'éradication du langage catholique : l'art et le symbolisme. En une génération, notre identité catholique fut efficacement balayée dans le monde occidental, et c'est seulement aujourd'hui qu'elle commence à être lentement restaurée par quelques courageux fidèles. Les prêtres comme les laïcs catholiques se sentent trahis et bien seuls face à la vague culturelle qui continue de se soulever de plus en plus contre l'authentique catholicisme.

Je conviens avec certains que l'opinion du Pape François selon laquelle l'Église serait « obsédée par la transmission désarticulée d'une multitude de doctrines à imposer avec insistance » [1] ne reflète pas trop l'expérience de la plupart des [catholiques en Occident], encore une fois au niveau local. Au contraire, le manque d'enseignements clairs de la part de nos pasteurs (mais aussi de beaucoup de parents catholiques qui connaissent très peu la doctrine morale de l'Église, ndt) sur le problème de la contraception, de l'avortement et des autres questions morales qui sont à l'avant-plan des changements sociétaux actuels a abouti à ce que le Pape Benoît XVI a appelé une « dictature du relativisme » :

... qui ne reconnaît rien comme définitif et qui ne retient comme ultime mesure que son propre ego et ses désirs. Avoir une foi claire, selon le Credo de l'Eglise, est souvent étiqueté comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c'est-à-dire se laisser porter "à tout vent de la doctrine", apparaît comme la seule attitude digne du temps présent.

—Cardinal Ratzinger (PAPE BENOÎT XVI) Homélie pré-conclave, 18 avril 2005 ; evangelium-vitae.org

Cependant, comme je l'ai cité dans Comprendre François, Benoît XVI a reconnu que c'est le monde extérieur qui perçoit souvent l'Église comme « rétrograde » et « négative » et le catholicisme comme un simple « ensemble d'interdits ». Il nous faut mettre davantage l'accent, a-t-il déclaré, sur la « Bonne Nouvelle ». François a repris ce thème avec une urgence accrue.

Et je crois que la raison pour laquelle notre Pape actuel continue d'être si mal compris est qu'il est, peut-être plus que tout autre chose, un prophète.

Notre maladie : le manque d'évangélisation

La grande maladie dont souffre l'Église catholique aujourd'hui est que la majorité de ses membres n'évangélisent plus, et comprennent encore moins la signification du mot « évangélisation ». Et pourtant, le grand commandement que nous a donné le Christ était précisément de « faire des disciples de toutes les nations. » [2] Qui écoutait quand Jean-Paul II criait...

Dieu ouvre à l'Eglise les horizons d'une humanité plus disposée à recevoir la semence évangélique. J'estime que le moment est venu d'engager toutes les forces ecclésiales dans la nouvelle évangélisation et dans la mission ad gentes. Aucun de ceux qui croient au Christ, aucune institution de l'Eglise ne peut se soustraire à ce devoir suprême: annoncer le Christ à tous les peuples.

Redemptoris Missio, n° 3

C'est une déclaration radicale : « toutes les forces ». Et pourtant, pouvons-nous dire que nos églises ont engagé toutes leur forces, par la prière et le discernement, dans l'accomplissement de cette tâche ? La réponse est assez claire et explique le fait que le Pape Benoît XVI ne se soit pas écarté de ce thème mais, reconnaissant l'heure avancée, l'a placé dans un contexte plus urgent lors d'un message adressé aux évêques du monde :

À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au bout (cf. Jn 13, 1) – en Jésus Christ crucifié et ressuscité.

—Lettre de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI aux évêques de l'Église Catholique, 10 mars 2009 ; Vatican.va

De nos jours, certains catholiques commettent une grave erreur en adoptant une « mentalité de bunker », une mentalité qui cherche à s'auto-préserver et estime qu'il est temps de se mettre à l'abri et de se terrer jusqu'à ce que le Seigneur ait fini de purifier la terre de toutes ses iniquités. Mais malheur à ceux que le Maître trouve endormis, après avoir caché leurs « talents », dans un coin de la vigne ! Car la récolte est mûre ! Voyez précisément pourquoi Saint Jean-Paul II estimait que le temps d'une nouvelle évangélisation était venu :

Le nombre de ceux qui ignorent le Christ et ne font pas partie de l'Eglise augmente continuellement, et même il a presque doublé depuis la fin du Concile. A l'égard de ce nombre immense d'hommes que le Père aime et pour qui il a envoyé son Fils, l'urgence de la mission est évidente... notre temps offre à l'Eglise de nouveaux motifs d'agir en ce domaine: l'écroulement d'idéologies et de systèmes politiques oppressifs; l'ouverture des frontières et l'édification d'un monde plus uni, grâce au développement des communications; dans les peuples, la reconnaissance croissante des valeurs évangéliques que Jésus a incarnées dans sa vie (paix, justice, fraternité, attention aux plus petits); un modèle de développement économique et technique sans âme mais qui invite à chercher la vérité sur Dieu, sur l'homme, sur le sens de la vie.

Redemptoris Missio, n° 3

Tout cela pour dire que, contrairement à ce que l'on entend dire dans les médias et par certains catholiques, le Pape François n'est pas en train de diriger l'Église dans une nouvelle direction. Il la rend bien au contraire parfaitement claire.

François, un autre prophète

Peu de temps avant son élection, le Pape François (cardinal Bergoglio) a prophétiquement déclaré à ses frères cardinaux lors des réunions de la Congrégation générale:

Evangéliser suppose dans l'Eglise un [désir de sortir] d'elle-même. L'Eglise est appelée à sortir d'elle-même et à aller dans les périphéries, les périphéries géographiques mais également existentielles: là où réside le mystère du péché, la douleur, l'injustice, l'ignorance, là où le religieux, la pensée sont méprisés, là où sont toutes les misères. Quand l'Eglise ne sort pas pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et tombe malade… L'Eglise autoréférentielle prétend retenir le Christ à l'intérieur d'elle-même et ne le fait pas sortir… Pensant au prochain pape, il faut un homme qui, de la contemplation et de l'adoration de Jésus Christ, aide l'Eglise à sortir d'elle-même vers la périphérie existentielle de l'humanité, pour qu'elle devienne mère féconde de la « douce et réconfortante joie d'évangéliser ».

—Cardinal Jorge Mario Bergoglio, lors de la Congrégation générale des cardinaux avant d'entrer en conclave, 23 mars 2013 ; zenit.org

Et voilà que, le 13 mars 2013, le Conclave a élu un homme qui passe chaque soirée en « contemplation et en adoration » devant le Saint Sacrement ; qui a une forte dévotion pour Marie ; et qui, comme notre Maître lui-même, a le don de toujours surprendre ses auditeurs.

Encore une fois, nous ne devrions pas le moins du monde être surpris quant à l'orientation prise par notre Pape actuel : depuis l'Exhortation apostolique sur l'évangélisation du Pape Paul VI, Evangelii Nuntiandi, les papes successifs ont sans cesse appelé chaque catholique à donner un témoignage radical de sa foi. « L'Église existe pour évangéliser », a-t-il déclaré. [3] Ce qui est aujourd'hui "nouveau", si tant est que ce soit nouveau, c'est que le Pape François déclare avec insistance que nous ne prenons pas notre Mission aussi sérieusement que nous le devrions. Et que le monde ne nous prendra pas au sérieux tant que nous n'aurons pas démontré notre unité, avec la simplicité, l'obéissance et l'esprit de pauvreté du Christ.

Ainsi, plus récemment, François a appelé l'Église à recentrer ses priorités de façon renouvelée. Cela exige de nous de parvenir à voir le désir du Christ dans le coeur de chacun, de reconnaître qu'aujourd'hui « l'humanité [est] plus disposée à recevoir la semence évangélique ». [4]

J'ai une certitude dogmatique : Dieu est dans la vie de chaque personne. Dieu est dans la vie de chacun. Même si la vie d'une personne a été un désastre, détruite par les vices, la drogue ou autre chose, Dieu est dans sa vie. On peut et on doit Le chercher dans toute vie humaine. Même si la vie d'une personne est un terrain plein d'épines et de mauvaises herbes, c'est toujours un espace dans lequel la bonne graine peut pousser. Il faut se fier à Dieu.

—PAPE FRANCOIS, cairn.info , août 2013

Certains catholiques conservateurs sont pris de panique parce que tout à coup les "progressistes", les "homosexuels" et les personnes ayant des comportements "déviants" louent le Saint Père. D'autres voient dans les remarques du Pape tirées hors de leur contexte comme le signe que l'apostasie a fini par atteindre son apogée et que le Pape est de connivence avec l'Antéchrist. Et cependant, certains médias progressistes n'ont eux-mêmes reconnu aucun changement dans l'enseignement de l'Église.

[Le Pape François] n'a pas rectifié les erreurs passées. Soyons clairs là-dessus. Il n'a appelé à aucun changement substantiel dans l'enseignement et la tradition de l'Église, qui nécessitent pourtant d'être réexaminés, en ce compris la croyance selon laquelle les actes homosexuels eux-mêmes sont peccamineux. Il n'est pas revenu sur l'ordination des prêtres, encore aujourd'hui réservée aux seuls hommes célibataires. Il n'a pas parlé de façon aussi progressive — et équitable — qu'il n'aurait dû sur le rôle des femmes dans l'Église.

—Frank Bruni, New York Times, 21 septembre 2013

Il n'a en effet rien changé — et ne le peut, du moins en ce qui concerne ce qui s'enracine immuablement dans la loi naturelle et la loi morale. [5]

Le suivre nos pelles à la main ?

Il est vrai que les propos de François ne sont pas toujours contextualisés et qu'il abandonne souvent ses textes préparés pour parler avec son coeur. Mais cela ne signifie pas que le Pape parle de façon trop incarnée ! Le Saint-Esprit est spontané, soufflant où Il veut. Les prophètes étaient ainsi, et pour cette raison, ils furent lapidés par leur propre peuple. Si le Pape devait se retrouver dans une position délicate suite à certaines de ses paroles, je suis sûr qu'il en entendrait parler. Et s'il dit quelque chose qui s'avère être doctrinalement ambigu, il lui sera demandé de clarifier sa pensée, et des millions de fidèles, y compris d'autres évêques, ne manqueront pas d'y veiller. Mais en 2000 ans, aucun pape n'a enseigné ex cathedra une doctrine qui soit contraire à la foi. Nous devons faire confiance au Saint-Esprit, qui continue de nous guider « dans la vérité tout entière. » [6]

Ce n'est pas le Pape, mais les médias qui laissent des déjections grosses comme des éléphants sur son passage. Et les catholiques sont également à blâmer. Il existe dans l'Église un groupe assez important de catholiques, au demeurant fidèles, qui sont plus enclins à suivre certaines révélations privées et même de fausses prophéties clamant (sans égard aux faits) que ce Pape est un anti-pape. [7] En agissant ainsi, ils jettent gravement le doute et la suspicion sur la papauté, générant confusion et paranoïa dans des âmes peu aptes au discernement.

Mais il y a aussi des catholiques — de fidèles catholiques conservateurs — qui ont lu les paroles du Pape et les ont comprises, précisément parce qu'ils sont eux-mêmes abîmés dans « la contemplation et l'adoration ». Si les catholiques passaient plus de temps à prier et à écouter l'Esprit, et se donnaient la peine de lire et méditer sur les encycliques et autres documents officiels plutôt que [de s'exciter sur] des petites phrases tirées hors contexte et propagées dans les médias, peut-être entendraient-ils effectivement la voix du Divin Berger leur parler. Non, Jésus n'a pas cessé de parler à Son Église ni de la guider. Notre Seigneur est toujours dans la barque, même s'Il semble endormi.

Et Il nous appelle à nous réveiller.

Mark Mallett
Misunderstanding Francis


[1] fr.zenit.org
[2] cf. Mt 28: 19
[3] Evangelii Nuntiandi, n° 14
[4] Redemptoris Missio, n° 3
[5] Au contraire, le Saint-Père a bel et bien abordé le sujet des femmes dans l'Église et la nécessité de s'intéresser davantage au « génie féminin ». Lire le compte-rendu de son interview dans cairn.info. Tout homme marié à une femme honnête et droite saluera la pensée du pape avec reconnaissance.
[6] cf. Jn 16: 13
[7] lire Possible... or Not ?

Soutenons le ministère à plein temps de Mark Mallett !

The Now Word : Reflections on our Times - with Mark Mallett

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