Amertume et fidélité - par Mark Mallett


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Publié le mardi 11 septembre 2018

Catégorie : Pourquoi être catholique ?

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UNE LETTRE d'un lecteur (du blog de Mark Mallett) :

Je suis totalement d'accord avec vous — nous avons tous besoin d'une relation personnelle avec Jésus. Je suis né et j'ai grandi en tant que catholique romain, mais je participe aujourd'hui aux célébrations dominicales de l'église épiscopale et je m'implique dans la vie de cette communauté. (...) J'ai personnellement connu quatre prêtres accusés de manière crédible et qui ont avoué avoir abusé sexuellement d'enfants mineurs… Nos cardinaux, nos évêques et d'autres prêtres ont couvert ces hommes. Il est difficile de croire que Rome ne savait pas ce qui se passait et, si tel était vraiment le cas, honte à Rome, au Pape et à la curie. Ils sont simplement d'horribles représentants de Notre Seigneur…

Traduction d'un article de Mark Mallett du 20 août 2018 : « Wormwood and Loyalty », première publication le 22 février 2013.

... Par conséquent, devrais-je rester un membre fidèle de l'Église Catholique Romaine ? Pourquoi ? J'ai trouvé Jésus il y a plusieurs années et notre relation n'a pas changé — en fait, c'est encore plus fort aujourd'hui. L'Église Catholique Romaine n'est pas l'Alpha et l'Omega de la vérité. En tout cas, l'Église orthodoxe a autant, sinon plus, de crédibilité que celle de Rome. Le mot « catholique » dans le Credo est écrit avec un petit « c » — qui signifie « universel », non pas seulement et pour toujours l'Église de Rome. Il n'y a qu'un seul vrai chemin vers la Trinité et c'est de suivre Jésus et d'entrer en relation avec la Trinité en entrant d'abord en amitié avec Lui. Rien de tout cela ne dépend de l'Église Romaine. Tout cela peut être nourri en dehors de Rome. Rien de tout cela n'est de votre faute et j'admire votre ministère mais je voulais juste vous raconter mon histoire.

Cher lecteur, merci de partager votre histoire avec moi. Je me réjouis que, malgré les scandales que vous avez rencontrés, votre foi en Jésus soit restée intacte. Et cela ne me surprend pas. Il y a eu des moments dans l'histoire où les catholiques en pleine persécution n'avaient plus accès à leurs paroisses, au sacerdoce ou aux sacrements. Ils survécurent entre les murs de leur temple intérieur où réside la Sainte Trinité. Ils vécurent par la foi et la confiance dans une relation avec Dieu car, à la base, le christianisme consiste en l'amour d'un Père pour Ses enfants et de Ses enfants qui l'aiment en retour.

Ainsi, il nous faut nous poser la question à laquelle vous avez tenté de répondre : si l'on peut demeurer simplement chrétien (en se contentant d'une relation personnelle avec Jésus, ndt) ... « Devrais-je rester un membre fidèle de l'Église Catholique Romaine ? Pourquoi ? »

La réponse est un « oui » retentissant et sans hésitation. Et voici pourquoi : il s'agit de rester fidèle à Jésus.

Lire aussi : Nous sommes confrontés à une crise sérieuse, probablement la crise la plus importante que notre Église aie traversée en de nombreux siècles.

Fidélité ... à la corruption ?

Cependant, je ne peux pas expliquer ce que je veux dire par rester fidèle à Jésus sans d'abord parler de « l'éléphant dans le salon. » (ndt: le gros problème que tout le monde fait semblant de ne pas voir) Et je vais être absolument franc.

L'Église Catholique a été à bien des égards éviscérée ou, comme le disait le Pape Benoît XVI peu avant de devenir pontife :

… un bateau sur le point de couler, un bateau qui prend l'eau de toutes parts.

— Cardinal Ratzinger, 24 mars 2005, méditation du Vendredi saint sur la troisième chute du Christ

La prêtrise n'a jamais autant souffert d'une telle atteinte à sa dignité et à sa crédibilité qu'à notre époque. J'ai rencontré plusieurs prêtres de diverses régions des États-Unis qui estiment que plus de 50% de leurs collègues séminaristes étaient homosexuels — dont beaucoup vivaient leur homosexualité activement. Un prêtre m'a raconté comment il avait été contraint de fermer sa porte la nuit. Un autre m'a raconté comment deux hommes ont fait irruption dans sa chambre « histoire de s'amuser un peu » — mais sont devenus blancs comme des fantômes lorsqu'ils posèrent les yeux sur sa statue de Notre-Dame de Fatima. Ils s'en allèrent et ne l'ont jamais plus dérangé (à ce jour, il n'est pas sûr de ce qu'ils ont exactement vu). Un autre a été conduit devant le comité disciplinaire de son séminaire suite à une plainte qu'il avait déposée pour avoir été « frappé » par des séminaristes. Mais au lieu de s'occuper de ce cas inconvenant, ils lui ont demandé pourquoi il était "homophobe". D'autres prêtres m'ont dit que leur fidélité au Magistère était la raison pour laquelle ils n'étaient presque pas diplômés et qu'ils ont dû subir « une évaluation psychologique. » Certains de leurs collègues n'ont tout simplement pas survécu à cause de leur obéissance au Saint-Père. [1] Comment cela se peut-il ?!

L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé.

— PAPE LEON XIII, Prière d'exorcisme, 1888 ap. d'après le Raccolta Romain du 23 juillet 1889 ; www.virgo-maria.org

[En février 2013], les journaux [2] rapportaient que, le jour de sa démission, le Pape Benoît XVI reçut un rapport confidentiel détaillant la corruption, les luttes intestines, le chantage et [autres scandales] parmi les prélats ayant cours à Rome et entre les murs de la Cité du Vatican. Un autre journal rapporte que :

Benoît XVI souhaite remettre personnellement ces dossiers confidentiels à son successeur, dans l'espoir qu'il sera suffisamment « fort, jeune et saint » pour prendre les mesures nécessaires.

— 22 février 2013, www.smh.com.au

Ce que cela implique est que le Pape Benoît XVI aurait essentiellement été poussé à l'exil par les circonstances, n'ayant plus la force de garder physiquement la barre de la barque de l'Eglise, alors qu'elle tangue, battue par les vents impétueux de l'apostasie. Bien que le Vatican ait qualifié les rapports de faux, [3] qui peut ne pas voir que les paroles mystiques et véritablement prophétiques du Pape Léon XIII sont en train de se dérouler juste sous nos yeux ? Le pasteur a été frappé et le troupeau est dispersé dans le monde entier. Comme le dit mon lecteur : « Devrais-je rester un membre fidèle de l'Église Catholique Romaine ? »

N'est-ce pas une ironie divine que ce soit le Pape Benoît XVI lui-même, alors qu'il était encore cardinal, qui approuva et déclara comme digne de foi la révélation de la Sainte Vierge à Soeur Agnès Sasagawa (Akita) ?

Le travail du diable s'infiltrera même dans l'Église de manière que l'on verra des cardinaux s'opposer à des cardinaux, et des évêques contre d'autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères. L'Église et les autels seront saccagés. L'Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.

— Message donné lors d'une apparition à S. Agnès Sasagawa, Akita, Japon, 13 octobre 1973 ; approuvé en juin 1988 par le Cardinal Joseph Ratzinger, chef de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mais il n'y a pas que les scandales sexuels. Le coeur de l'Église, la liturgie, a été lui-même saccagé. Plus d'un prêtre a partagé avec moi comment, après Vatican II, les icônes des paroisses furent blanchies à la chaux, les statues brisées, les bougies et tout ce qui symbolise le sacré détruits. Un autre prêtre me décrivit comment des paroissiens, avec la permission de leur pasteur, entrèrent dans l'église après minuit avec des tronçonneuses pour abattre le maître-autel et le remplacer par une table recouverte d'un tissu blanc pour la messe du lendemain. Un survivant du régime communiste soviétique est venu en Amérique du Nord, et en voyant ce qui se passait s'est exclamé que, ce que les communistes firent à leurs églises en Russie à cette époque, nous le faisions nous-mêmes volontairement aujourd'hui !

Mais plus que le langage sacré des signes et des symboles fut la dévastation de la messe elle-même. Le théologien Louis Bouyer était l'un des leaders orthodoxes du mouvement liturgique avant le Concile Vatican II. À la suite d'une explosion d'abus liturgiques suite à ce concile, il déclara :

Nous devons parler franchement : il n'y a pratiquement pas de liturgie digne de ce nom aujourd'hui dans l'Église catholique… Peut-être n'y a-t-il dans aucun autre domaine un plus grand écart (et même une opposition formelle) entre ce que le Concile a élaboré et ce que nous avons aujourd'hui dans les faits...

The Desolate City, Revolution in the Catholic Church, Anne Roche Muggeridge, p. 126

Bien que les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI aient pris des mesures pour commencer à colmater la brèche entre le développement organique de la liturgie depuis 21 siècles et le Novus Ordo que nous célébrons aujourd'hui, les dégâts sont faits. Bien que le Pape Paul VI ait finalement limogé l'un des fondateurs de cette réforme liturgique livide, Mgr Annibale Bugnini, « sur base d'accusations fondées de son appartenance secrète à l'ordre maçonnique », l'auteur Anne Roche Muggeridge écrivit que …

… En toute vérité, en donnant le pouvoir aux radicaux liturgiques, Paul VI, consciemment ou non, a donné le pouvoir à la révolution.

— Ibid. p. 127

Et cette révolution s'est répandue à travers les ordres religieux, les séminaires et les salles de classe du monde catholique, détruisant la foi chez, vraiment, un grand nombre de croyants à l'exception d'un très petit nombre resté fidèle dans le monde occidental. Tout cela pour dire que la Grande Révolution annoncée a déjà fait ses dégâts dans l'Eglise, et son apogée approche à mesure que nous continuerons à voir « des cardinaux s'opposant à d'autres cardinaux, et des évêques s'opposant à d'autres évêques ». [4] Même des nations et continents tels que l'Inde et l'Afrique, où le catholicisme est en pleine expansion, sentiront et connaîtront les effets de la grande confrontation qui nous attend.

Avant l'avènement du Christ, l'Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants …

— Catéchisme de l'Église catholique, n° 675

« C'est une épreuve, » disait Jean-Paul II, « que toute l'Église doit traverser. » [5]

Nous avons été avertis

Et pourtant, aussi douloureuses que soient ces tragédies, aussi terrible que fut le nombre des victimes des abus sexuels, aussi dévastatrices que soit la perte de tant d'âmes, tandis que la lumière de l'Église s'éteint presque complètement dans certaines parties du monde… rien de tout cela ne devrait nous surprendre. En fait, je suis étonné d'entendre des chrétiens parler comme s'ils s'attendaient à ce que l'Église soit parfaite (alors qu'eux-mêmes, qui sont l'Église, ne le sont pas). Jésus et Saint Paul ont averti dès le début que l'Église serait attaquée de l'intérieur :

Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu'au-dedans ce sont des loups voraces … Je sais qu'après mon départ, des loups redoutables s'introduiront chez vous et n'épargneront pas le troupeau. Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.

Matt 7:15 ; Actes 20: 29-30

À la Dernière Cène, quand Jésus commanda aux apôtres : «  Faites ceci en mémoire de moi…  », Il prononça ces paroles en regardant droit dans les yeux de Judas qui le trahirait ; de Pierre qui le renierait ; de Saint Jean et des autres qui fuiraient Gethsémani … Oui, le Christ s'apprêtait à confier l'Église non pas à des surhommes, mais à des êtres humains pauvres, faibles et fragiles.

… Car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse.

2 Cor 12: 9

Des hommes qui auraient sans aucun doute, même après la Pentecôte, leurs divisions et dissensions. Paul et Barnabé se séparèrent ; Pierre fut corrigé par Paul ; les Corinthiens réprimandés pour leurs querelles ; et Jésus, dans Ses sept lettres aux Églises de l'Apocalypse, les appela à sortir de leur hypocrisie, à abandonner leurs oeuvres qui mènent à la mort et à se repentir.

Et pourtant, Jésus n'a jamais dit qu'Il abandonnerait Son Église. [6] De plus, Il a promis que, peu importe à quel point les choses se dégraderaient à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Église …

… les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle.

Mt 16: 18

Le Livre de l'Apocalypse prédit que, à la fin des temps, l'Église sera persécutée et que l'Antéchrist la passera au crible comme le froment. Si vous voulez savoir où est la vraie menace pour Satan, regardez où se concentrent les attaques contre le Christ. Les satanistes tournent en dérision les catholiques et parodient leurs messes ; les parades gays se moquent régulièrement des prêtres et des religieuses ; les gouvernements socialistes luttent constamment contre la hiérarchie catholique ; les athées sont obsédés par toutes sortes d'attaques contre l'Église catholique tout en prétendant qu'elle les laisse complètement indifférents ; et les comédiens, artistes, animateurs télé et médias traditionnels rabaissent et blasphèment tout ce qui est sacré et catholique. (...) Et enfin, comme l'écrit l'ancienne sataniste convertie depuis peu au catholicisme, Deborah Lipsky, suite à sa sombre expérience en interaction avec les démons, ce que craignent le plus les esprits maléfiques, c'est la prêtrise.

Les démons connaissent le pouvoir du Christ dont l'Église a hérité.

A Message of Hope, p. 42

Alors maintenant, pour répondre directement à la question « pourquoi devrait-on rester fidèle à l'Église catholique …? »

Fidélité à Jésus

Parce que le Christ, non pas les hommes, a fondé l'Église catholique. Et le Christ considère cette Église comme son « corps », comme exposé dans les écrits de Saint Paul. Jésus a prédit que l'Église le suivrait dans Sa passion et Ses souffrances :

Un serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi … vous serez livrés à la persécution, on vous tuera, vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom.

Jn 15: 20 ; Mt 10: 24,

Le temps présent est, selon le Seigneur, le temps de l'Esprit et du témoignage, mais c'est aussi un temps encore marqué par la "détresse" et l'épreuve du mal qui n'épargne pas l'Église et inaugure les combats des derniers jours. C'est un temps d'attente et de veille ... L'Église n'entrera dans la gloire du Royaume qu'à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection

— Catéchisme de l'Église catholique, 672, 677

Et que pouvons-nous dire du corps de Jésus ? À la fin, il a été mutilé, tordu, flagellé, percé, ensanglanté … On l'a rendu méconnaissable. Si nous sommes dès lors le corps mystique du Christ et que nous ne sommes pas épargnés « par l'épreuve du mal… qui inaugure les combats des derniers jours, » à quoi ressemblera donc l'Église en ces jours-là ? Elle ne sera en rien différente de son Seigneur : un scandale. Beaucoup ont fui à la vue de Jésus dans Sa Passion. Il était censé être leur sauveur, leur messie, leur libérateur ! Au lieu de cela, ce qu'ils eurent devant les yeux ne fut que faiblesse, anéantissement et défaite. De même, l'Église catholique a été blessée, flagellée et percée de l'intérieur par ses membres pécheurs.

… La plus grande persécution de l'Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs, mais naît du péché de l'Église.

— PAPE BENOÎT XVI, interview à Lisbonne, Portugal ; 12 mai 2010 ; Vatican.va

Des théologiens dévoyés, des éducateurs libéraux, des prêtres et des laïcs rebelles l'ont laissée presque méconnaissable. Et ainsi, nous sommes tentés de la fuir tout comme les disciples fuirent le Christ dans le Jardin de Gethsémani. Pourquoi devrions-nous rester ?

Parce que Jésus a non seulement dit « s'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront, » mais a ajouté :

Si l'on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.

Jean 15: 20

Quelle parole ? La parole de vérité qui fut confiée avec l'autorité même du Christ aux premiers pape et évêques de la chrétienté, qui ont à leur tour confié cette vérité à leurs successeurs par l'imposition des mains jusqu'à nos jours. Si nous voulons connaître cette vérité avec une certitude absolue, nous devons nous tourner vers ceux à qui elle fut confiée : le Magistère, qui est l'autorité doctrinale composée des évêques en communion avec « le rocher », Pierre, le Pape.

La mission du Magistère est liée au caractère définitif de l'alliance instaurée par Dieu dans le Christ avec son Peuple ; il doit le protéger des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique. La charge pastorale du Magistère est ainsi ordonnée à veiller à ce que le Peuple de Dieu demeure dans la vérité qui libère.

— Catéchisme de l'Église catholique, n° 890

Avoir une relation personnelle avec Jésus ne garantit pas qu'on marchera dans la vérité qui nous libère. Je connais des pentecôtistes qui vivaient dans le péché mortel parce qu'ils croyaient au mensonge « une fois sauvé, toujours sauvé ». De même, il y a des catholiques libéraux qui ont changé les prières de Consécration qui [si récitées fidèlement] transforment le pain et le vin en Corps et Sang du Christ… mais qui au lieu de cela, les laisse comme des aliments sans vie. Dans le premier cas, l'individu s'est coupé du Christ en tant qu'Il est "la Vie" ; dans le second, du Christ en tant que « Pain de vie ». Cela veut dire que la vérité compte, pas seulement « l'amour ». La vérité nous conduit à la liberté — le mensonge à l'esclavage. Et la plénitude de la vérité a été confiée à la seule Église catholique, pour la simple raison que c'est la seule Église que le Christ a bâtie. « Je bâtirai mon église », a-t-Il dit. Non pas 60.000 dénominations qui peuvent difficilement s'entendre sur la foi et la morale, mais une seule Église.

Chaque logion [7] biblique concernant le primat [de Pierre] reste de génération en génération un indicateur et une norme, auxquels nous devons continuellement nous soumettre. Lorsque l'Eglise adhère à ces paroles dans la foi, elle n'est pas triomphaliste, mais elle reconnaît humblement, avec émerveillement et action de grâce, la victoire de Dieu sur et par la faiblesse humaine.

— Cardinal Ratzinger (PAPE BENOÎT XVI), Called to Communion, Understanding the Church Today, Ignatius Press, p. 73-74

Si vous examinez presque toutes les grandes religions, confessions ou cultes qui ne sont pas catholiques — de l'islam aux adventistes du septième jour en passant par les témoins de Jéhovah, les mormons, les protestants, etc. — vous verrez qu'ils ont été fondés sur une interprétation subjective des Écritures, révélées soit par une « présence surnaturelle », soit par une interprétation personnelle. Les enseignements de l'Église catholique, d'un autre côté, peuvent être retracés à travers les âges, à travers la succession apostolique, à travers les premiers Pères et Apôtres de l'Église — non pas à l'initiative d'un pape ou d'un saint, mais de Jésus-Christ. Ce que je dis peut facilement être prouvé à l'ère de l'Internet. Catholic.com (en anglais), par exemple, répondra à toute question depuis celles relatives au purgatoire jusqu'à celles concernant Marie, en expliquant les racines historiques et les fondements bibliques de la foi catholique. Le site Web de mon cher ami David MacDonald, CatholicBridge.com, contient également de nombreuses réponses logiques et claires à certaines des questions les plus importantes et les plus inhabituelles concernant le catholicisme.

Pourquoi pouvons-nous croire, malgré les péchés graves de certains membres de l'Eglise, que le pape et les évêques en communion avec lui ne nous égareront pas ? A cause de leurs diplômes de théologie ? Non, à cause de la promesse faite par le Christ à douze hommes :

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l'Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous ... Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière.

Jn 14: 16-18; 16:13

Ma relation personnelle avec Jésus dépend de moi. Mais la vérité qui nourrit et guide cette relation dépend de l'Église, guidée à tout jamais par le Saint-Esprit. Comme nous l'avons dit plus haut, le christianisme, qui est le coeur de l'Eglise, est centré sur l'amour d'un Père pour Son enfant et sur l'enfant qui Lui rend cet amour. Mais comment l'aimons-nous en retour ?

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour.

Jean 15: 10

Et quels sont les commandements du Christ ? C'est le rôle de l'Église de les enseigner, avec une entière fidélité et en contexte, et d'en donner les clés de compréhension. Afin de faire de toutes les nations des disciples …

… [leur apprenant] à observer tout ce que je vous ai commandé.

Mt 28: 20

C'est pourquoi nous devons rester fidèles à l'Église catholique jusqu'à notre dernier souffle. Parce qu'elle est le Corps du Christ, Sa voix de vérité, Son instrument d'instruction, Son canal [d'où nous parvient] la grâce, Son moyen de salut — malgré les péchés personnels de certains de ses membres.

Parce que c'est ainsi que vous serez fidèle au Christ Lui-même.

Mark Mallett

[1] lire Wormwood
[2] cf. http://www.guardian.co.uk/
[3] cf. http://www.guardian.co.uk/
[4] lire Persecution! …and the Moral Tsunami
[5] cf. discours donné lors du Congrès Eucharistique à Philadelphie en 1976 ; lire Understanding the Final Confrontation
[6] cf. Mt 28: 20
[7] Un logion (en grec : λόγιον), au pluriel logia (λόγια), est, dans la Grèce antique, une parole d'inspiration divine ou sacrée. Dans la tradition du judaïsme hellénique comme du christianisme, le terme est synonyme de « Parole du Seigneur ». Wikipedia

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La barbarie de 1789 fut suivie de la propagation de toutes les perversions sexuelles contraires à la morale catholique.
Le lynchage public de l’Église, par des médias anti-catholiques, est évidemment utilisé pour discréditer le dernier obstacle majeur contre la propagation constante de ces perversions sexuelles
Le but de Satan ? Démontrer que la morale catholique de l'Église est inefficace, et donc qu'il vaut mieux légaliser toutes les perversions sexuelles.
Et en même temps, cela sert d'écran de fumée pour cacher les millions d'enfants exploités, maltraités et tués dans le monde entier.
Les médias ne protègent pas les enfants, ils protègent les pires pervers sexuels.

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