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Publié le dimanche 2 septembre 2018

Auteur : Mark Mallett

Catégorie : Vie de l'Eglise

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SCANDALES, défaillances et péchés.

Quand la plupart des gens regardent les catholiques et le ministère des prêtres en particulier (plus particulièrement à travers le prisme déformé des médias séculiers), l'Église leur semble tout sauf chrétienne.

Traduction d'un article de Mark Mallett : « You've Got to be Kidding ! »

Il est vrai que l'Église a eu à subir de nombreux péchés de la part de ses membres au cours de ses deux mille ans — des périodes où ses actions furent tout sauf un reflet de l'Évangile de la vie et de l'amour. À cause de cela, beaucoup ont été profondément blessés, trahis et émotionnellement, spirituellement et même physiquement meurtris. Nous devons l'admettre et non seulement l'admettre, mais nous en repentir.

Et c'est ce que le Pape Jean-Paul II fit d'une manière extraordinaire lorsqu'il parcourut plusieurs pays du monde en demandant pardon à certains groupes de personnes et peuples pour les souffrances causées par les péchés de l'Église, passée et présente. C'est aussi ce que beaucoup de bons et saints évêques ont fait dans un souci de faire réparation, en particulier, pour les péchés des prêtres pédophiles.

Mais il y a aussi beaucoup de gens qui n'ont jamais entendu les mots "Je suis désolé" de la part d'un prêtre, d'un évêque ou d'un laïc pour des blessures subies. Je comprends très bien la douleur que cela peut causer.

Un sage chirurgien

Pourtant, en réfléchissant à cela, je ne peux m'empêcher de me poser une question : s'il est avéré qu'un membre du corps humain, disons la main, est envahi par la gangrène, devons-nous pour autant couper le bras entier ? Si une jambe est blessée et que rien ne puisse plus rien être fait pour la soigner, faut-il également amputer l'autre jambe ? Ou plus précisément, est-ce que parce que je me serais blessé le petit doigt, il faudrait immédiatement détruire le reste du corps ?

Et pourtant, quand on trouve un prêtre ici, ou un évêque là-bas, ou un laïc catholique à tel autre endroit, et que celui-ci est « malade », pourquoi toute l'Église est-elle rejetée ? En cas de leucémie (cancer) du sang, le médecin traite la moelle osseuse. Il n'arrache pas le coeur du patient !

Je ne minimise pas la maladie. C'est grave et cela doit être traité. Dans certains cas, le membre malade doit être coupé ! Les avertissements les plus sévères de Jésus étaient réservés, non pas aux pécheurs, mais aux chefs religieux et aux docteurs de la loi qui ne vivaient pas ce qu'ils prêchaient !

Puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.

Ap 3: 16

Tout se situe au niveau du coeur

En effet, quand je parle de l'Église catholique comme cette unique Église que le Christ a établie ; quand je parle d'elle comme la source première de la grâce, comme le Sacrement du Salut, ou comme une Mère ou une Nourrice, je parle d'abord et avant tout du Coeur — le Sacré-Coeur de Jésus qui bat en son centre. Ce Coeur est bon, pur et saint. Il ne trahira, ne blessera, ne meurtrira jamais aucune âme. C'est à travers ce Coeur que chacun des membres du reste du corps vit et trouve sa subsistance et sa capacité à fonctionner l'un par rapport à l'autre. Tout comme leur guérison.

Oui, la guérison, car lequel d'entre nous, en particulier ceux qui rejettent l'Eglise établie par le Christ, peut dire que nous n'avons jamais fait de mal à autrui ? Ne prenons pas le risque d'être comptés parmi ces hypocrites que le Christ vomira de Sa bouche !

De la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l'oeil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ?

Matthieu 7: 2-3

En effet, comme nous le dit l'apôtre Jacques,

En effet, si quelqu'un observe intégralement la loi, sauf en un seul point sur lequel il trébuche, le voilà coupable par rapport à l'ensemble.

Jacques 2: 10

Saint Thomas d'Aquin l'explique ainsi :

S. Jacques parle du péché non pas [par rapport à l'objet vers lequel il tend et qui distingue les péchés] ... il en parle sous l'angle de l'aversion ... c'est le même Dieu que l'on méprise en tout péché. “ ... Celui qui pèche sur un point devient coupable de tous”, puisque, en commettant un seul péché, il encourt la dette de peine du fait qu'il méprise Dieu, mépris qui engendre la culpabilité de tout péché.

Somme théologique, Réponse à l'Objection 1

Quand quelqu'un pèche, il se détourne de Dieu, indépendamment de la nature du péché. Nous avons dès lors beau jeu de nous montrer moralisateurs en pointant du doigt quelqu'un qui s'éloigne de Dieu alors que notre propre dos en est détourné.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que Jésus vient à nous à travers l'Eglise. C'était Son désir, comme Il l'a lui-même commandé dans les évangiles (Marc 16: 15-16). Et pour quoi donc vient Jésus ? Pour sauver les pécheurs.

Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Jean 3:16; Romains 5: 8

Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.

1 Jean 1:10

Ainsi, si nous sommes pécheurs — et nous le sommes tous — alors nous ne devrions pas nous couper du don que Dieu nous fait, qui nous parvient à travers l'Église, sous prétexte qu'un autre membre est également pécheur. Car il y a deux manières d'être séparé du Christ : l'une par le Père lui-même qui retire les branches mortes qui ne produisent plus de fruits (Jean 15: 2). Et l'autre est notre propre refus d'être greffés à Jésus, la véritable Vigne, voire pire, de choisir de nous séparer de Lui.

Celui qui a tourné le dos à l'Église du Christ ne viendra pas pour recevoir la récompense de la part du Christ… Vous ne pouvez pas avoir Dieu pour Père si vous n'avez pas l'Église pour mère. Notre Seigneur nous avertit quand Il dit : "Celui qui n'est pas avec Moi est contre Moi ..."

Saint Cyprien (mort en 258) ; Unité de l'Église catholique.

Car l'Église est le corps mystique du Christ — battu, meurtri, ensanglanté et transpercé par les clous et les épines du péché. Mais c'est toujours Son corps. Et si nous choisissons d'en faire toujours partie, en supportant patiemment la souffrance et les afflictions en son sein, en pardonnant aux autres comme le Christ nous a pardonnés, nous expérimenterons aussi un jour pour toute l'éternité sa résurrection.

Mark Mallett

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