Une seule volonté


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Publié le jeudi 2 janvier 2020

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : La Vie dans la Divine Volonté

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Le cheval fait partie des créatures les plus mystérieuses qui soient. Il se situe à la perfection sur la ligne de division entre l'animal apprivoisé et l'animal sauvage, entre la bête docile et la bête farouche. On dit également qu'il est le « miroir de l'âme » car il nous renvoie le reflet de nos propres peurs et insécurités.

Lire le texte original en anglais sur le blog de Mark Mallett

L'une des plus belles choses à regarder dans un troupeau de chevaux est la manière dont ils se déplacent de façon synchronisée. Ils peuvent galoper droit devant eux ou zigzaguer, ou même changer de direction parfaitement à l'unisson sans se heurter aux autres ni prendre la place de leurs congénères. C'est comme s'ils avaient une seule volonté.

L'analogie qui suit va vous aider à comprendre en quoi consiste la « Vie dans la Divine Volonté ».

Suivre le chef du troupeau

Il existe une mystique entourant ces personnes qui, selon la culture populaire, ont un moyen secret leur permettant de « murmurer aux oreilles des chevaux ». Mais il s'agit en réalité de méthodes d'éducation équine utilisées par ceux que l'on appelle les « chuchoteurs ». Mon épouse et moi-même l'utilisons tout le temps avec notre propre troupeau. Cette technique consiste simplement à apprendre le langage qu'utilisent les chevaux quand ils communiquent entre eux, puis à l'appliquer lors des entraînements.

Les chevaux ont un instinct naturel dit de « combat-fuite », et par conséquent ils recherchent en permanence un leader au sein du troupeau. L'idée est donc pour un entraîneur d'incarner ce leader que le cheval pourra suivre et en qui il mettra sa confiance. Au début, la peur poussera un cheval à se soumettre à son entraîneur, ce qui peut donner l'impression qu'il est en phase avec celui qui le monte... mais ce n'est pas nécessairement le cas. Souvent, un cheval peut être une bombe à retardement qui donne une ruade soudaine puis déguerpit, parce qu'il ne trouve pas de leadership chez son cavalier.

Les méthodes d'éducation naturelle utilisées par les chuchoteurs consistent donc à tisser une relation avec le cheval pour permettre à ce dernier de trouver chez son entraîneur le leadership et l'apaisement dont il a besoin, plutôt que de s'y soumettre par peur.

Mener vers la liberté

Quelque chose de très beau se produit lorsqu'un cavalier "se connecte" à un cheval de cette façon. Celui-ci va se mettre à suivre son leader en se laissant guider par la confiance plutôt que par la peur ; il va se reposer sur son entraîneur. Si le leader avance, le cheval le suit ; s'il s'arrête, le cheval en fait de même ; s'il change de rythme ou de direction, s'il recule, le cheval est là, à ses côtés. Maintenant, un cheval peut apprendre à se conformer à la volonté de son leader, même parfaitement. Mais cela ne se produit le plus souvent que lorsque le cheval est entouré d'une corde ou d'un licou. Dès que cette corde se détache, l'instinct de retourner vers le troupeau est souvent plus fort que le désir de rester avec son leader humain.

Cependant, lorsque la connexion entre un cheval et son leader est totale et parfaite, le cheval commencera à se déplacer librement avec l'entraîneur, c'est-à-dire sans corde ni licol. C'est alors réellement un moment de grande émotion et quelque chose de merveilleux à voir. En fait, de très bons cavaliers, comme notre mentor canadien Jonathan Field, vous diront qu'un cheval peut commencer à bouger dès l'instant où vous vous mettez à penser à ce que vous attendez de lui. C'est comme si le cheval et le cavalier avaient désormais une seule volonté.

Je ne connais pas de meilleure façon d'apprendre l'équitation qu'en recherchant à nouer une relation avec un cheval que l'on garde libre de ses mouvements, sans le maintenir attaché à une corde.

— Jonathan Field, chuchoteur canadien

Pour illustrer cela, je vous invite à regarder Jonathan à l'œuvre avec son cheval, Hal, qui était à une époque un étalon castré imprévisible et fougueux :

Apprivoiser la volonté de l'homme

Depuis la chute d'Adam et Eve, Dieu a tenté d'apprivoiser la volonté de l'homme. En fait, la race humaine est en mode « combat-fuite » depuis le Jardin d'Eden, lorsque l'homme et la femme se couvrirent de feuilles pour se cacher de leur Créateur ! Mais doucement, au cours des millénaires, Dieu le Père s'est mis à chuchoter à l'âme de l'homme, dans le dessein de le rappeler à Lui. Par l'intermédiaire des prophètes et des patriarches, Il nous a révélé qu'Il est un Dieu aimant, « lent à la colère et riche en miséricorde », un Père tendre en qui nous pouvons avoir confiance. Et que, si nous restons en Lui, nous trouverons la paix et le repos véritables. Le Roi David avait compris que dans la volonté de Dieu se trouvait la source de la vie et de la joie qui lui étaient destinées, ce qui le conduisit à écrire le magnifique cantique faisant l'éloge de la Divine Volonté dans le Psaume 118 (119), ainsi que cet humble couplet :

Je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Psaume 130 (131) : 1-2

David avait compris que l'âme ne peut trouver le repos que par la foi manifestée dans l'obéissance. Comme le Seigneur l'a dit au sujet des Israélites :

Ils n'entreront pas dans mon repos... à cause de leur désobéissance.

Hébreux 4: 5-6

Lorsque le Verbe s'est fait chair, le Christ nous a révélé que Lui seul est notre repos ; que par Sa puissance et par Sa grâce, nous pouvons vaincre notre volonté humaine trop encline à lutter contre Dieu ou à fuir loin de Lui.

Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas... Je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans l'être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c'est de vouloir le bien, mais pas de l'accomplir... Malheureux homme que je suis ! Qui donc me délivrera de ce corps qui m'entraîne à la mort ? Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !

cf. Romains 7: 15-25

En d'autres termes, il fallait que Jésus soit...

... le chef [et le principe] de notre foi.

Hébreux 12: 2 (Bible de Jérusalem)

Mais maintenant, en ces derniers temps, Notre Seigneur veut faire plus que simplement diriger Ses saints, tels des chevaux qu'Il tirerait avec la corde de Ses commandements passée autour de leur volonté. Au contraire, Il désire restaurer en nous ce qu'Adam et Ève ont perdu, à savoir non seulement "l'obéissance" à Sa volonté, mais surtout la Vie dans Sa Divine Volonté, totalement libre, de sorte qu'il n'y ait plus qu'une seule et unique volonté.

Par ma descente sur terre, en assumant votre condition humaine, mon but était précisément d'élever à nouveau votre humanité [vers ma divinité] et de donner à ma Divine Volonté le droit de régner dans cette humanité [restaurée]. Car à travers mon règne dans mon Humanité, les droits de chaque côté — humain et divin — furent pleinement rétablis.

— Jésus à Luisa Piccarreta, 24 février 1933

Une seule volonté

Sous la Loi de Moïse, le Peuple de Dieu a appris l'obéissance, mais celle-ci fut souvent inspirée par la peur. Dans la Nouvelle Alliance, les saints ont appris à obéir parfaitement à Dieu, et par amour qui plus est. Mais Jésus est venu faire bien plus que demander notre allégeance sans faille (dans le sens où un esclave aurait beau accomplir parfaitement la volonté de son maître, il resterait toujous un esclave). Au contraire, le Père veut que Sa Volonté règne en nous « sur la terre comme au Ciel ». Dans certaines révélations à la Servante de Dieu Luisa Piccarreta, qui ont été approuvées par l'Archevêque de son diocèse et clarifiées par des théologiens du Vatican, Jésus révèle que ce Don de la vie et du repos dans la Divine Volonté est précisément ce pour quoi l'Église prie depuis plus de 2000 ans :

Ma prière même adressée au Père céleste, « Que Ton Règne vienne et que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », signifiait qu'avec Ma venue sur terre, le Règne de Ma Volonté ne fut pas établi parmi les créatures, sinon J'aurais dit : « Mon Père, que Notre royaume que j'ai déjà établi sur terre soit confirmé, et que Notre Volonté domine et règne. » Au lieu de cela, J'ai dit : « Qu'il vienne ». Cela signifie qu'il doit venir et que les âmes doivent l'attendre avec la même certitude avec laquelle elles attendaient le futur Rédempteur. Car Ma Divine Volonté est liée et attachée aux paroles du « Notre Père ».

— Jésus à Luisa Piccarreta, Le Don de la vie dans Divine Volonté ; cf. myriamir.wordpress.com (Livre du Ciel, Tome 23, 5 février 1928, réf. 2, p. 111)

L'établissement du Règne de la Divine Volonté est proche, bien qu'il ait déjà commencé à s'établir dans certaines âmes, à commencer par celle de Luisa. Et ce Don est aujourd'hui en train d'être révélé à l'Église, y compris à mes lecteurs à travers ces écrits. [1]

L'Église du nouveau Millénaire doit avoir la conscience accrue d'être le Royaume de Dieu dans sa phase initiale.

— PAPE JEAN-PAUL II, L'Osservatore Romano, édition anglaise, 25 avril 1988

Pour reprendre notre analogie, ce règne à venir ressemble à cette dernière et plus rare étape où la volonté d'un cheval et de son cavalier n'en font plus qu'une. Le cheval est en liberté — totalement libre — et pourtant, sa volonté est désormais celle de son leader. C'est le genre de liberté qu'Adam avait autrefois, qui fut accordée à la Sainte Vierge, et que Jésus veut restaurer dans Son Église quand arrivera la dernière phase de l'histoire du salut.

C'est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l'esclavage.

Galates 5: 1

Autrement dit, le joug du Christ, c'est-à-dire le Don de la vie dans la Divine Volonté, est en réalité la libération totale de la volonté humaine qui se fond, pour ainsi dire, dans la Volonté Divine. Par cela, je ne veux pas dire qu'il y a simple conformité entre la volonté humaine et la volonté de Dieu, mais que la Volonté Divine agit et demeure pleinement dans l'âme humaine et devient, en fait, la possession de l'âme. Jésus explique à Luisa quelle est la différence entre les âmes qui font parfaitement la volonté de Dieu et celles qui recevront ce Don final de la vie dans la Divine Volonté que Dieu a réservé pour notre époque (autrement dit, quelle est la différence entre faire la Volonté de Dieu, et vivre dans Sa Volonté, ndtr) :

Vivre dans la Divine Volonté, c'est :

Régner en elle et avec elle ; c'est posséder la Volonté Divine et toutes ses Richesses. La Volonté Divine devient sienne comme lui appartenant ; l'âme dispose de la Vie Divine comme elle l'entend. C'est vivre avec une seule volonté qui est Celle de Dieu qui règne dans l'âme. Tout est Paix profonde, Sainteté Divine sans aucune passion humaine. La Volonté Divine donne à la créature l'ordre divin qui la vide de tout ce qui est humain, de ses tendances, de ses passions et de ses inclinations. C'est vivre comme un fils, où tout ce qui appartient au Père, appartient également au fils. Ce fils est choyé par le Père de ses caresses et de ses baisers et il commande aux serviteurs comme le fait son Père. Le lien filial ne peut être brisé et il a droit de posséder dès maintenant tout l'héritage du Père. C'est la vie qui se rapproche le plus de celle des bénis au Ciel. Ce fils vit dans la maison de son Père, dans son intimité. C'est la vraie Vie en Dieu, la Présence Réelle de Jésus Glorifié dans l'âme, un Paradis Terrestre.

Faire la Volonté de Dieu, c'est :

Être aux ordres de Dieu, recevoir les dispositions de sa Volonté Divine, exécuter ses ordres. C'est considérer la Volonté Divine comme appartenant à Dieu et non [également] à soi ; c'est vivre avec deux volontés séparées : la sienne et celle de Dieu. L'âme ne peut pas disposer de la Volonté Divine comme elle l'entend, et elle est sujette aux inconstances, à la faiblesse humaine, aux passions, aux fragilités humaines. Elle vit dans l'ordre humain et ressent le poids de sa volonté humaine, le poids de sa nature rebelle, de ses passions et de ses inclinations parce que sa volonté lui fait la guerre. C'est vivre comme un serviteur qui vit de la vie mystique et de la grâce sanctifiante. Ce serviteur est obligé à de plus grand sacrifice et accomplit des travaux plus durs, plus humbles. Il reçoit un petit salaire seulement pour le travail accompli sans autre compensation.

— Jésus à Luisa Piccarreta, Le Don de la vie dans la Divine Volonté ; luisapiccarreta.ca

Quand un cheval et son cavalier ont atteint ce précieux stade où tous deux n'ont plus qu'une seule volonté, alors même que le cheval galope, il demeure dans un complet repos dans la volonté de son chef en qui il met sa confiance. En vérité, Saint Paul et les premiers Pères de l'Église ont entrevu ce Règne de la Divine Volonté comme étant synonyme d'un "repos" universel promis pour l'Église...

Mark Mallett
The Single Will


[1] Remarque : l'âme de la Sainte Vierge Marie fut la seule, après celle d'Adam et Eve, à avoir vécu dans la Divine Volonté, en parfaite conformité au dessein de Dieu pour l'humanité.

Cet article m'inspire ...


de la joie
32


de l'encouragement
7


de la perplexité
1


de la tristesse
0


de la peur
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