Réflexions sur l'Eglise ... par Michael O'Brien


Commentaires (0)

Publié le samedi 5 mai 2018

Catégorie : Réflexions et méditations diverses

Nombre de consultations : 159

Ma tristesse à l'égard de la condition actuelle de l'Église, à la fois universelle et particulière (États-Unis, Canada, Europe de l'Ouest), est immense. Notre principale tentation pendant cette période de confusion est l'amertume, l'isolement et la consternation. Ayant eu à passer par ces tentations, j'ai appris que notre Seigneur désire que nous avancions toujours plus au large, toujours plus loin. Au coeur de toute chose est l'union avec Lui. Mais cette union ne grandit qu'à travers la foi et la souffrance. Vivre le rejet, les faux jugements des autres, les échecs des bergers à être de vrais pères spirituels, une multitude de désordres dans le Corps du Christ ... tout cela constitue un test pour nous (parfois un test sévère).

Source : StudiObrien, titre original : « Reflections on the Church »

Traduction inédite Pierre et les Loups.

Comme vous le savez, l'Église a souvent traversé une crise au cours de sa longue histoire. Elle a toujours été constituée de et parfois même dirigée par des personnes qui furent tout sauf édifiantes (je me considère comme l'une d'entre elles). Avec le temps, le navire se stabilise toujours et va de l'avant. Dieu est toujours à l'oeuvre, cherchant à tirer du bien de nos folies apparemment sans fin. De même, Il suscitera de nouveaux bergers et de nouveaux saints pour notre temps, et ce sera probablement au milieu de grandes tribulations. Notre tâche est de continuer à orienter nos pensées et les mouvements de notre coeur vers le véritable horizon — ou, pour mélanger les métaphores, de garder nos yeux fixés sur l'Église comme l'Epouse se préparant à rencontrer son Époux, le Christ.

Il est proche. Il arrive. Je vous prie de ne pas perdre courage. Les « solutions » humaines telles que les schismes ou l'apostasie ne font qu'ajouter aux blessures de l'Épouse et retarder sa préparation. Nous devons aimer le charisme de Pierre, l'office de Pierre, d'un grand amour, sans jamais perdre de vue la promesse du Seigneur que les « portes de l'enfer » ne prévaudront jamais contre l'Église. Cela implique que l'enfer va sûrement se déchaîner, pour nous tenter, nous passer au crible comme le blé (Lc 22: 31). Positionnons-nous sur la ligne de défense de l'Église et non en tant que partie du problème.

J'ai trouvé beaucoup de consolation et de force dans l'offrande de toutes mes souffrances comme sacrifice uni à la Croix pour la purification et le renforcement de l'Église. Nous les hommes, et en particulier nous les Nord-Américains pragmatistes, avons ce sentiment bien ancré qu'il nous est possible de « réparer » n'importe quoi en ayant suffisamment de connaissances, de compétences, d'outils, d'influence, de rhétorique, etc. Mais dans le cas de l'Église cela n'est pas possible. Nous pouvons seulement nous « réparer » nous-mêmes par notre coopération à la grâce du Christ — par la prière, les sacrements, le sacrifice, l'endurance et la persévérance, la patience, la miséricorde, la vérité et la foi raffinée par les feux les plus ténébreux. Gardez les yeux de votre coeur sur le véritable horizon. Gardez vos yeux sur l'Épouse.

Ayez courage. Ayez confiance dans le Seigneur, surtout quand rien ne semble favoriser cette confiance.

Sainte Faustine Kowalska écrivait dans son Petit Journal, La Miséricorde Divine dans mon âme : « Plus les ténèbres sont grandes, plus totale doit être notre confiance. » (n° 357)

Sainte Thérèse de Lisieux écrit dans ses lettres : « C'est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l'Amour. »

Puis-je vous suggérer de lire Ézéchiel, chapitre 9, dans vos temps de prière ?

L'un de mes derniers romans (2016), The Fool of New York City (Le Fou de New York), qui se déroule dans la ville de Manhattan à notre époque, conte l'histoire de deux âmes considérées comme des « fous » et des « idiots » aux yeux de la plupart des gens qu'ils rencontrent.

L'un est un géant dans le sens propre du terme, l'autre un amnésique qui croit être le peintre espagnol du 17ème siècle Francisco de Goya, âgé d'une centaine d'années, vieillissant plus lentement que le reste de la race humaine. Billy le géant a également brièvement souffert d'amnésie des années plus tôt, et il comprend l'angoisse de ceux qui ont perdu leur identité. C'est une personne simple en apparence, un joueur de basket-ball raté doté d'un grand coeur, qui prend Francisco sous son aile après qu'ils se soient rencontrés par une apparente coïncidence. Ensemble, ils entreprennent une recherche laborieuse pour découvrir le véritable passé de Francisco.

En chemin, ils vivent de nombreuses aventures, qui les conduisent dans les profondeurs d'un royaume de souvenirs enfouis — ironies et complexités du caractère humain et du destin —, de souffrances dévastatrices et de rédemption. C'est un voyage dans les dimensions mystérieuses de l'esprit. Il explore les traumatismes et les souvenirs du peuple américain.

Le livre (dont je conseille comme toujours la version anglaise) peut être commandé directement auprès de l'éditeur Ignatius Press ou auprès de votre libraire habituel.

Michael O'Brien

Commentaires des internautes

Partagez votre opinion

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cet article.

Ecrire un commentaire

Veuillez utiliser le formulaire suivant pour nous soumettre votre commentaire.

Champs obligatoires

@
Pour recevoir les avis de réponse à votre commentaire si vous avez coché l'option correspondante ci-dessous.

Etre informé des prochains commentaires déposés sur cet article ?

Veuillez résoudre le calcul simple suivant : 29 x 23 = ?

Recommander cette page

Le formulaire ci-dessous vous permet de recommander la page Réflexions sur l'Eglise ... par Michael O'Brien.

Champs obligatoires

@
@
Veuillez résoudre le calcul simple suivant : 29 x 23 = ?

Articles similaires

Lire un article au hasard

La Bataille de Lépante et le Rosaire

mercredi 21 novembre 2018   0 commentaire   32

Désormais symbole de la victoire de la Chrétienté sur toute autre civilisation qui voudrait la détruire, la bataille de Lépante reste d'une vibrante actualité tant les tensions qui ont précédé cette bataille semblent se retrouver aujourd'hui. Autre temps, autres moeurs, certes, mais l'arme reste la même et c'est bien ce qui inquiète ceux que ce symbole dérange.

Lire la suite

Pourquoi l’Eglise est-elle contre les relations sexuelles avant le mariage ?

mercredi 26 septembre 2018   0 commentaire   43

L'Eglise n'est pas d'accord pour qu'il y ait des relations sexuelles avant le mariage. Pourquoi est-elle si rigide? Face à tant de mariages qui échouent, n'est-il pas plus sensé d' « essayer » pour voir si la relation fonctionne, avant de se jeter et risquer un échec ?

Lire la suite

Oui, l’enfer existe, et les damnés y passeront une éternité de souffrances

dimanche 23 septembre 2018   1 commentaire   56

Aujourd'hui très peu de catholiques ou chrétiens croient à l'enfer. Beaucoup de prêtres ne parlent plus de l'enfer. Vous entendrez des gens dire : « Oh, l'enfer, c'était une invention des curés pour faire peur au monde », ou bien « l'enfer, existe, mais il n'y pas personne dedans », ou encore « les bons vont aller au ciel, mais les méchants n'iront pas en enfer, ils seront tout simplement anéantis ». Eh bien non, l'enfer existe réellement, c'est une vérité de foi, et il y a bel et bien du monde dedans.

Lire la suite