Prendre parti - par Mark Mallett


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Publié le samedi 8 septembre 2018

Catégorie : Réflexions et méditations diverses

Nombre de consultations : 131

Quand l'un de vous dit : « Moi, j'appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j'appartiens à Apollos », n'est-ce pas une façon d'agir tout humaine ?

Première lecture de la messe du 5 septembre 2018 (1 Co 3, 1-9)

PRIEZ plus … parlez moins. Ce sont les mots que Notre-Dame de Medjugorje a adressés à l'Église dernièrement.

Traduction d'un article de Mark Mallett du 5 septembre 2018 : « Choosing Sides »

Cependant, quand j'ai écrit une réflexion à ce sujet la semaine dernière, [1] certains de mes lecteurs étaient un peu en désaccord. L'un d'entre eux m'a écrit ceci :

Je crains que, tout comme en 2002, l'Eglise prenne la voie du « oublions cette affaire, et passons à autre chose. » Ma question est la suivante : s'il s'avère qu'il y a un groupe au sein de l'Eglise [qui agit selon un esprit mauvais], comment pouvons-nous aider les cardinaux et les évêques qui ont peur de le dénoncer, ayant été réduits au silence par le passé ? Je crois que Notre Dame nous a donné le Rosaire comme arme, mais je sens dans mon coeur qu'elle nous a aussi préparés à faire plus …

La question et les préoccupations ici sont bonnes et justes. Mais il en va de même pour les conseils de Notre Dame. Car elle n'a pas dit « ne parlez pas » mais « parlez moins », ajoutant que nous devons aussi « prier plus ». Ce qu'elle nous dit vraiment, c'est qu'elle veut en effet que nous parlions, mais par la puissance du Saint-Esprit.

Paroles de sagesse

A travers la prière intérieure authentique, nous rencontrons le Christ. Dans cette rencontre, nous sommes de plus en plus transformés à Son image. C'est ce qui distingue les saints des travailleurs sociaux, ceux qui se contentent de « faire » par rapport à ceux qui « sont ». Car il y a une grande différence entre celui qui prononce une parole et celui qui est la parole. Le premier est comparable à celui qui tient une lampe de poche, le second tel un petit soleil dont les rayons pénètrent et transforment ceux qui se trouvent en leur présence — même sans qu'aucun mot ne soit prononcé. Saint Paul était une telle âme, il s'était tellement vidé de lui-même pour être rempli du Christ, que bien qu'il fut apparemment un piètre orateur, ses paroles rayonnaient de la puissance et de la lumière de Jésus.

Et c'est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l'Évangile, n'avaient rien d'un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c'est l'Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Première lecture du lundi 3 septembre 2018 (1 Co 2, 1-5)

Ici, Paul fait la différence entre la sagesse humaine et la Sagesse de Dieu.

… Nous disons cela avec un langage que nous n'apprenons pas de la sagesse humaine, mais que nous apprenons de l'Esprit …

Première lecture du mardi 4 septembre 2018 (1 Co 2, 10b-16)

Turn your wounds into wisdomCela ne fut possible que parce que Saint Paul était un homme de foi et ayant une profonde vie de prière, même s'il faisait face à d'énormes difficultés et épreuves.

Mais ce trésor, nous le portons comme dans des vases d'argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous. En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.

2 Cor 4: 7-10

Ainsi, quand nous prions plus et parlons moins, nous faisons de la place à Jésus pour qu'Il puisse vivre à travers et en nous ; pour que Ses paroles deviennent mes paroles et que mes paroles deviennent les Siennes. De cette manière, quand c'est moi qui parle, je parle avec des mots qui me sont « enseignés par l'Esprit  » (c'est-à-dire la véritable Sagesse) et pénétrés de Sa présence.

Pourquoi les divisions augmentent

Avant que le Pape François ne monte sur la Chaire de Pierre, je partageais avec mes lecteurs un puissant avertissement que le Seigneur avait répété dans mon coeur pendant plusieurs semaines après la démission de Benoît XVI : « Vous entrez dans des jours dangereux et de grande confusion. » C'est pourquoi il est encore plus crucial de prier davantage et de parler moins car les mots sont puissants ; ils peuvent provoquer de la division et créer de la confusion là où il n'y en avait pas auparavant.

Puisqu'il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n'êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n'avez-vous pas une conduite tout humaine ? Quand l'un de vous dit : « Moi, j'appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j'appartiens à Apollos », n'est-ce pas une façon d'agir tout humaine ?

Première lecture de la messe du 5 septembre 2018 (1 Co 3, 1-9)

« J'appartiens au Pape Benoît… j'appartiens à François… j'appartiens à Jean-Paul II… j'appartiens à Pie X… » J'entends ces sentiments de plus en plus aujourd'hui, or ceux-ci menacent l'unité de l'Eglise catholique. En tant que chrétiens, nous devons aller au-delà de nos affections limitées et nous accrocher au Christ seul, qui est la Vérité même. Il nous faut toujours nous placer du côté du Christ. Lorsque nous le faisons, nous devenons capables d'« entendre » la vérité dans chacun des successeurs de Pierre, malgré leurs failles et leurs péchés. Ensuite, nous pouvons regarder au-delà de la « pierre d'achoppement » que représentent leurs fautes afin de ne voir que le rocher qu'ils sont, en vertu de leur charge (bien que cela ne signifie pas qu'ils ne doivent pas être tenus responsables de certaines accusations graves telles que celles présentées de nos jours).

J'ai suivi certains reportages dans les médias concernant le Pape François, l'Archevêque Carlo Maria Vigano, l'ancien Cardinal McCarrick, etc. Ce n'est que le début, non pas le sommet de la nécessaire purification à travers laquelle l'Église doit passer. Je ressens que le Seigneur est en train de me dire cette semaine une chose par rapport à laquelle j'ai mis en garde par le passé : le fait que nous entrons dans une révolution mondiale qui n'est pas différente de la Révolution française. Le Seigneur m'a montré cela sous la forme d'une « tempête, » il y a plus de dix ans… « comme un ouragan. » Plusieurs années plus tard, je lis les mêmes mots dans les révélations faites à Elizabeth Kindelmann (révélations approuvées) :

Tu sais, chère enfant, les élus auront à se battre contre le Prince des Ténèbres. Ce sera une terrible tempête. Non, ce sera un ouragan qui cherchera à détruire la foi et la confiance y compris des élus. Dans cette terrible agitation qui se prépare actuellement, vous verrez la clarté de ma Flamme d'Amour illuminer le Ciel et la terre par l'effusion de son effet de grâce que je transmets aux âmes en cette sombre nuit.

— Notre dame à Elizabeth - Mouvement de la Flamme d'Amour du Coeur Immaculé de Marie ; Journal Spirituel

Ainsi, frères et soeurs, n'alimentons pas davantage la Tempête qui doit nécessairement venir de ces vents de paroles imprudentes qui créent la division ! Je peux honnêtement dire que j'ai été étonné d'entendre les rapports de plusieurs médias catholiques « conservateurs » au cours des deux dernières semaines. Une publication a déclaré que le Saint-Père n'était « ni saint, ni père ». Un autre commentateur a regardé froidement la caméra et a menacé le Pape François du feu de l'Enfer s'il ne démissionnait pas et ne se repentait pas. C'est ici que les âmes feraient mieux d'écouter les paroles de Notre-Dame plutôt que de fomenter le schisme, qui est lui-même un grave péché. Même le Cardinal Raymond Burke, qui a affirmé qu'il était canoniquement « licite » d'appeler à la démission du Pape, a appelé à la retenue jusqu'à ce que tous les faits soient connus :

Je peux seulement dire qu'avant d'en arriver là, il faut enquêter et agir en conséquent. La demande de démission est en tout cas licite ; n'importe qui peut le faire face à quelque pasteur que ce soit si celui-ci commet une grave faute dans l'accomplissement de sa charge, mais les faits doivent être vérifiés.

—Interview à La Repubblica; cité dans American Magazine - 29 août 2018

L'amour dans la vérité

Hélas, je ne peux empêcher personne d'agir ou de s'exprimer, mais je peux me travailler moi-même. Je peux prier davantage et parler moins, laissant ainsi de la place dans mon coeur pour la Sagesse Divine. Nous devons défendre courageusement la vérité, plus que jamais aujourd'hui. Mais, comme le disait le Pape Benoît XVI, ce doit être la caritas in veritate : « l'amour dans la vérité ». Notre meilleur exemple est Jésus lui-même qui, même quand il fit face à la traîtrise de Judas ou au reniement de Pierre, n'a pas fustigé ni condamné mais est resté le ferme Visage de l'amour dans la vérité. C'est ce que nous devons être, des personnes inébranlables dans la vérité, mais qui font rayonner [dans leurs actes et leurs paroles] Celui qui est l'amour. Car l'Église existe-t-elle pour convaincre [les pécheurs] ou les appeler à la conversion ?

Le message ci-dessous a été donné par Notre-Dame quelques jours après son conseil de prier plus et parler moins … Elle y ajoute un mot sur la façon dont nous devrions agir envers nos pasteurs.

"Chers enfants,

Mes paroles sont simples mais elles sont remplies d'amour maternel et de sollicitude. Chers enfants, les ombres des ténèbres et de la tromperie sont en train de s'étendre de plus en plus au-dessus de vous, et moi je vous appelle à la lumière et à la vérité, je vous appelle à mon Fils. Lui seul peut transfigurer le désespoir et la souffrance en paix et en clarté; lui seul peut donner l'espérance dans la douleur la plus profonde.

Mon Fils est la vie du monde. Plus vous le découvrirez, plus vous vous rapprocherez de lui, plus vous l'aimerez, car mon Fils est Amour, et l'amour change tout. Il rend très beau même ce qui, sans amour, vous paraît insignifiant. C'est pourquoi je vous dis à nouveau qu'il faut beaucoup aimer si vous désirez grandir spirituellement. Je sais bien, apôtres de mon amour, que ce n'est pas toujours facile.

Mais, mes enfants, même les chemins douloureux sont chemins qui mènent à la croissance spirituelle, à la foi et à mon Fils.

Mes enfants, priez, pensez à mon Fils ! A chaque instant de la journée, élevez votre âme vers lui et moi je récolterai vos prières comme les fleurs du plus beau des jardins et je les Lui offrirai. Soyez de véritables apôtres de mon amour. Répandez sur tous l'amour de mon Fils, soyez les jardins des plus belles fleurs !

Par vos prières, aidez vos bergers à être des pères spirituels pleins d'amour envers tous les hommes.

Je vous remercie."

— Notre Dame de Medjugorje à Mirjana, le 2 septembre 2018

Mark Mallett

[1] cf. Pray More… Speak Less

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The Now Word : Reflections on our Times - with Mark Mallett

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