Pour le cardinal Raymond Burke, le martyre est la réponse à la décadence de l’Église et du monde


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Publié le dimanche 18 février 2018

Catégorie : Foi, doctrine & morale catholiques

« Pour transformer la société, soyez prêts à mourir » Lors du Forum de Rome pour la vie de 2016, le cardinal Burke s’était exprimé sur le possible égarement au sein de l’Église quant aux vérités dogmatiques et morales, appelant les évêques à « comprendre le besoin urgent d’annoncer à nouveau avec clarté et courage les vérités de la foi ». Il a ajouté que les chrétiens doivent être préparés au martyre par amour du Christ et de son Église.

Il s’est dit préoccupé par « cette perspective centrée sur l’homme et le monde, surtout au sein de l’Église, amenant certains à se référer à la réalité objective de la grâce du mariage comme un simple idéal auquel nous cherchons plus ou moins à nous conformer ». Selon lui, comment l’Église peut-elle professer la foi en l’indissolubilité du mariage « tout en admettant aux sacrements ceux qui, publiquement, vivent dans la violation de l’indissolubilité du mariage » ?

Le cardinal faisait ici référence aux récentes polémiques sur les rumeurs selon lesquelles l’Église permettrait éventuellement aux personnes divorcées et remariées de recevoir la communion sans déclaration de nullité. « Soit cela signifie que le mariage n’est pas indissoluble, soit que l’Eucharistie n’est pas le Corps du Christ et que la rencontre avec le Christ dans le sacrement de pénitence ne requiert pas la ferme intention d’obéir à la parole du Christ : “Va et ne pèche plus”. »

Il a longuement parlé du feu père John Hardon, jésuite, et de sa vision du martyre. Le martyre peut revêtir de nombreuses formes : le martyre du sang, mais aussi de la persécution, qui empêche les chrétiens de pratiquer leur foi.

« Ici on pense immédiatement à la situation dans certains pays complètement sécularisés qui autorisent l’avortement, l’euthanasie, le soi-disant “mariage des couples de même sexe”, le clonage humain. »

Les catholiques sont appelés aujourd’hui, plus que jamais, à se dresser pour défendre la vérité que le Christ nous enseigne, même si cela a pour conséquence la perte des biens, le harcèlement de la part du gouvernement et l’emprisonnement. Je pense par exemple à la menace de la perte de l’exonération fiscale, avec ses effets désastreux sur de nombreux apostolats de l’Église, qui pourrait devenir le résultat inévitable de notre fidélité à notre foi et à la loi morale. Nous ne pouvons rien faire de moins que de rester fidèle à Notre Seigneur Jésus Christ et à la vérité qu’Il transmet dans sa sainte Église, quelles que soient la souffrance ou la persécution que nous rencontrions.

Mais le martyre de la persécution est une « participation à la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ et, par conséquent, donne la joie la plus profonde aux chrétiens, nonobstant l’intensité de la souffrance endurée », a affirmé le cardinal.

Autre forme de martyre : le témoignage

« Il est confronté à l’opposition passive de la part de ceux à qui manque une claire vision du Sauveur ou qui, l’ayant eue, ont perdu leur engagement de jadis vis-à-vis du Christ », a-t-il dit, citant le père Hardon. Pour reprendre les mots du père jésuite :

Voici celui qui croit fermement à l’autorité enseignante de l’Église : le serviteur fidèle de la papauté ; le pasteur convaincu qui insiste pour donner une bonne doctrine à son troupeau ; les religieux dévoués qui désirent rester fidèles à leurs vœux d’authentique pauvreté, d’honnête chasteté et obéissance sincère ; les parents fermes qui ont le souci de la formation religieuse et morale de leurs enfants et qui sont prêts à faire de généreux sacrifices pour construire et prendre soin d’une famille chrétienne – naturelle ou adoptée – ; de telles personnes ne se verront pas épargner les critiques actives et l’opposition ouverte. Mais ils doivent être particulièrement prêts à vivre dans une atmosphère de froideur à l’égard de leurs croyances les plus profondes.

Source : Aleteia

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