Michel Houellebecq : « Je suis catholique dans le sens où je montre l'horreur d'un monde sans Dieu »


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Publié le jeudi 17 octobre 2019

Auteur / source : Aleteia

Catégorie : Culture, littérature, cinéma

Nombre de consultations : 421

« Je reste persuadé que tout bonheur est d'essence religieuse », expliquait Michel Houellebecq en 1996... La sensation d'être en paix avec le monde, relié aux autres grâce à Dieu, est pour lui un idéal, quand bien même il lui semble impossible de l'atteindre.

Source article : Aleteia

Avertissement : le but de cet article n'est pas de promouvoir les livres d'Houellebecq (que je n'ai pas lus et ne compte pas lire). D'après ce que j'en sais, ceux-ci contiennent des éléments et un langage qui ne conviennent pas à des lecteurs chrétiens. L'intérêt de cet article est de montrer le cheminement de cet auteur (auquel il invite sans doute ses lecteurs de la première heure), de l'athéisme jusqu'au catholicisme (bien qu'il n'ai pas encore franchi le pas définitif) et l'analyse qu'il fait de notre société et de notre époque, et de la soif, présente au fond de chaque homme et chaque femme, d'un bonheur et d'un amour authentiques, qui ne peuvent se trouver qu'en Dieu, dans le Christ, et auquel rien ne peut se substituer sans provoquer la destruction de l'homme.

Avec ses descriptions crues, Houellebecq est un auteur qui rebute de nombreux chrétiens. Il est vrai qu'il peut montrer certaines dimensions de notre époque plus propres à dégoûter qu'à donner envie d'espérer. Ce n'est pas pour autant qu'il faille croire qu'il soit anticatholique. C'est même le contraire, chez cet auteur qui se disait [en 2017] impressionné par le remarquable retour du catholicisme.

Houellebecq, écrivain catholique ?

Houellebecq explique dans un entretien avec Agathe-Novak Lechevalier : « Je suis catholique dans le sens où je montre l'horreur d'un monde sans Dieu. » On retrouve ici le grand thème pascalien :

La conscience de la misère de l'homme sans Dieu est un préalable à la découverte de la grandeur de l'homme avec Dieu. L'homme est grand dans la mesure où il reconnaît sa misère devant Dieu.

Houellebecq précise d'ailleurs qu'il a été profondément m

l Houellebecq semble souvent accorder une place importante à la religion dans sa quête du bonheur, qu'il oppose à la dépression rampante de notre société matérialiste livrée à la consommation de masse. « Je reste persuadé que tout bonheur est d'essence r

arqué par Pascal, qui a constitué pour lui une révélation. Il parle à son sujet de « choc définitif ».

On comprend mieux pourquoi sa prose peut révulser certains chrétiens : Houellebecq montre un monde dans lequel Dieu semble totalement absent, presque impensable. Pourtant, on y sent très présente la nostalgie d'une autre manière de vivre dans laquelle Dieu a toute sa place, donnant cette paix et cette harmonie face à l'existence. C'est particulièrement marqué dans sa poésie, par exemple avec ce poème qui va du dégoût du monde à la quête de Dieu :

« Il est vrai que ce monde où nous respirons mal
N'inspire plus en nous qu'un dégoût manifeste,
Une envie de s'enfuir sans demander son reste,
Et nous ne lisons plus les titres du journal.
Nous voulons retourner dans l'ancienne demeure
Où nos pères ont vécu sous l'aile d'un archange,
Nous voulons retrouver cette morale étrange
Qui sanctifiait la vie jusqu'à la dernière heure.
Nous voulons quelque chose comme une fidélité,
Comme un enlacement de douces dépendances,
Quelque chose qui dépasse et contienne l'existence ;
Nous ne pouvons plus vivre loin de l'éternité. »

— Michel Houellebecq, La Poursuite du Bonheur

Lire aussi : Michel Houellebecq : « À long terme, une société ne peut tenir sans religion »

La conversion au catholicisme, un thème houellebecquien

Puisque Michel Houellebecq considère que tout « bonheur est d'essence religieuse », on comprend pourquoi la conversion est un thème qui hante toute son œuvre. Dans son premier roman, « Extension du domaine de la lutte », un prêtre appelle le narrateur à se convertir au catholicisme ; dans « Les particules élémentaires », le narrateur raconte « J'ai fait une nouvelle tentative pour devenir catholique » ; dans « La carte et le territoire », le narrateur imagine un Michel Houellebecq qui s'est converti au catholicisme juste avant sa mort ; enfin dans « Soumission », le héros tente de se convertir, à l'exemple de Huysmans, avant d'abandonner.

Le catholicisme constitue donc un véritable objet de fascination pour Houellebecq. Il a d'ailleurs confié dans « On n'est pas couché » en 2015 : « J'ai pas mal tenté de me convertir au catholicisme mais j'ai raté. »

C'est ce qui frappe dans ses romans : ces élans répétés vers la foi catholique, avec chaque fois l'impossibilité d'aller jusqu'au bout. Certes, dans [son roman] « La carte et le territoire », la conversion a réussi, mais on ne l'apprend qu'avec la mort de l'auteur. Dans « Soumission », a contrario, une conversion sincère et pieuse vers le catholicisme échoue :

« Le lendemain matin, après avoir chargé ma voiture, après avoir payé l'hôtel, je revins à la chapelle Notre-Dame, à présent déserte. La Vierge attendait dans l'ombre, calme et immarcescible. Elle possédait la suzeraineté, elle possédait la puissance, mais peu à peu je sentais que je perdais le contact, qu'elle s'éloignait dans l'espace et dans les siècles tandis que je me tassais sur mon banc, ratatiné, restreint. Au bout d'une demi-heure je me relevai, définitivement déserté par l'Esprit, réduit à mon corps endommagé, périssable, et je redescendis tristement les marches en direction du parking. »

De l'athéisme à l'agnosticisme, jusqu'au catholicisme ?

Si la conversion au catholicisme semble vouée à l'échec, elle apparaît pour l'auteur de « Soumission » comme une des grandes possibilités de l'existence. C'est pour cette raison qu'il revendique désormais le statut « d'agnostique » et non plus d'athée. Autrement dit, il refuse de nier ou d'affirmer l'existence de Dieu mais préfère considérer qu'il n'a pas de réponse définitive à cette question. Son œuvre vise alors à contempler l'horreur du monde pour trouver dans l'acte esthétique de contemplation en lui-même une forme de consolation, comme l'explique Agathe Novak-Lechevalier dans son ouvrage Houellebecq, l'Art de la Consolation.

On sent pourtant une véritable quête de Dieu à l'œuvre dans ses romans. Cette évolution est déjà considérable par rapport au début de l'oeuvre qui voyait condamné le catholicisme. Michel Houellebecq imaginait alors l'apparition d'une nouvelle religion en remplacement. L'importance de la figure de Huysmans est d'ailleurs symptomatique. Il fait partie de ces nombreux écrivains du renouveau catholique, de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'entre deux guerres. Ce dont il manque pourtant, semble-t-il, c'est de la conscience du caractère crédible et compatible du catholicisme avec la science la plus contemporaine et la vision moderne de la vérité. Il rappelle l'importance de l'apologétique, ou de ce que Denis Moreau appelle « rendre raison de sa foi ».

Michel Houellebecq est la preuve qu'une sincère quête de Dieu est à l'œuvre dans la société : aux catholiques de montrer que le christianisme répond aux exigences de la rationalité moderne, comme avait pu le faire Frédéric Guillaud dans son Essai sur la vérité du christianisme.

Source : Aleteia


Sérotonine : et si le dernier roman Houellebecq était un roman beaucoup plus catholique qu'il n'y paraît ?

Source : Atlantico

Dans un entretien accordé à Atlantico, le cardinal Robert Sarah a commenté le dernier chapitre du dernier roman de Houellebecq, Sérotonine, en disant qu'il était "tout à fait catholique".

« Il est évident que Dieu ne nous abandonne pas, qu'il est toujours avec nous, qu'il nous envoie des signes, qu'il nous parle. Ce que dit Michel Houellebecq est tout à fait vrai et peut être compris selon une acception catholique. Nous sommes les créatures de Dieu, des enfants bien-aimés de Dieu. Dieu nous aime comme un père. Et il utilise des moyens qui peuvent nous paraître étranges, pour nous parler, nous révéler des vérités, expliciter ce qu'il nous demande, veut et attend de nous. Mais nous sommes souvent aveugles. Nous avons des yeux, mais nous ne voyons pas. Nous avons des oreilles, mais nous n'entendons pas. Nous préférons prendre des antidépresseurs pour nous sentir moins seuls, mais nous ignorons l'amour de Dieu qui est déjà présent dans nos cœurs, sa présence si tendre et si attentive à nos souffrances, à l'image de celui que vous avez cité, Michel Houellebecq, qui a encore ce pas décisif à franchir, avec la grâce de Dieu. »

— Cardinal Robert Sarah, entretien avec Atlantico, Cardinal Robert Sarah : “Ceux qui veulent m'opposer au Pape perdent leur temps et leurs propos ne sont que le paravent qui masque leur propre opposition au Saint-Père”

Atlantico : Dans un entretien accordé à Atlantico, le cardinal Robert Sarah a commenté le dernier chapitre du dernier roman de Houellebecq, Sérotonine, en disant qu'il était "tout à fait catholique". Partagez-vous ce jugement ?

Julien Leclercq​ : Je partage l'analyse du cardinal Sarah. Sérotonine ne constitue pas à proprement parler un « roman chrétien », car la question de Dieu n'est que trop peu évoquée - mais, en revanche, si les dernières lignes du roman m'ont autant bouleversé, c'est précisément parce qu'elles résument toute la puissance du message chrétien. J'ai quelques réserves sur la qualité littéraire de l'ensemble de l'ouvrage, mais les deux dernières pages subliment le reste qui est parfois un peu bancal. Après une longue introspection intérieure pour déterminer si le suicide était une bonne option, le narrateur confie : « Et je comprends, aujourd'hui, le point de vue du Christ, son agacement répété devant l'endurcissement des coeurs (…) Est-ce qu'il faut vraiment que je donne ma vie pour ces minables ? ». Il faut également prendre en compte l'érudition du cardinal Sarah, lorsqu'il déclare que c'est « tout à fait catholique », il entend aussi « catholique » au sens étymologique de « l'universel ». Le dernier chapitre de Houellebecq est avant tout une réflexion sur la destinée de l'humanité, partagée entre l'immanence et la transcendance, et la grande dépression collective causée par la disparition du sacré.

Michel Houellebecq a plusieurs fois déclaré être très inspiré par un grand auteur chrétien, Joris-Karl Huysmans, et a affirmé ne plus être athée dans un entretien accordé à La Vie en 2015. Quelle place à la religion catholique dans l'oeuvre de Houellebecq ? Y a-t-il une authentique interrogation religieuse ou peut-on plutôt parler d'esthétique chrétienne ?

Oui, et, d'ailleurs Huysmans est un converti, qui a choisi l'Eglise pour, je cite, sortir de « l'impasse naturaliste », comprendre l'explication scientifique et rationnelle du monde. Il raconte sa conversion dans En Route, paru en 1895, à la fin d'un XIXe siècle épris de scientisme et de positivisme. De ce point de vue, la comparaison avec Houellebecq est flagrante : les deux s'interrogent sur le sens de la vie et la présence d'un Dieu dans une époque qui érige la science et la raison en figures tutélaires. Houellebecq y ajoute le consumérisme et l'hédonisme induits par le capitalisme. Je ne peux affirmer qu'il y a une « esthétique chrétienne » chez Houellebecq, mais il y a une véritable appétence pour la question de Dieu. Houellebecq a aussi confié ne pas aller à l'église, mais qu'il voulait que les églises soient toujours présentes et accueillantes, au cas où il avait envie d'y retourner. Dieu est une (sainte) tentation chez Houellebecq, celle qui lui ferait dépasser l'absurdité du monde contemporain. Il me semble que c'est la première apparition de Jésus dans un de ses livres. Que cela survienne dans les dernières pages du roman, présage en tout cas d'un approfondissement ultérieur de cette question au cours de son oeuvre.

Lire aussi : Michel Houellebecq : « Oui, le bonheur est possible en ce monde et, audace inouïe, le Christ en est la clef. »

Abjurant pour la première fois le credo matérialiste et darwinien auquel il doit son succès, Houellebecq reconnaît d'abord à l'amour son caractère surnaturel. "Ces élans d'amour, écrit-il, inexplicables si l'on considère notre nature biologique." Et, sans trembler, d'oser nommer clairement leur origine : Dieu. Chaque manifestation d'amour, explique-t-il, constitue autant de signes que Dieu nous adresse. Et, puisque de tout temps, la plupart des hommes ont été incapables d'en tenir compte, il a bien fallu que Dieu, par amour, leur envoie un signe incontestable : son fils Jésus. "Est-ce qu'il faut vraiment que je donne ma vie pour ces minables, s'interroge le Christ sous la plume de Houellebecq, est-ce qu'il faut à ce point être explicite ?" Dernière phrase du livre : "Il semblerait que oui." Tout est accompli.

(...) Que le message chrétien soit validé par un écrivain majeur contemporain mettra sans doute du baume au cœur des catholiques. Et ne manquera pas d'interroger les autres.

En ces temps où la religion chrétienne est mise à mal par les scandales qui touchent l'Église, Michel Houellebecq la revalorise en son essentiel. En soutenant que l'amour est une preuve tangible de l'existence du Dieu de Jésus-Christ et, qu'en définitive, le bonheur ne peut se rencontrer en nos vies qu'au travers d'un amour gratuit, l'écrivain français, par la pureté de son propos, clarifie le débat. Ou plutôt en rappelle le préalable, dont devraient se souvenir les croyants comme les détracteurs du christianisme : pas plus que l'éloge de la foi vécue ne peut servir d'excuse aux errements de l'Église, pas plus les fautes de l'institution ne peuvent discréditer la légitimité de l'acte de foi.

(...) La description du médicament [Sérotonine] ouvrait le roman : "C'est un comprimé blanc, ovale et sécable." Mais quand on le referme, c'est un autre remède au mal de vivre qui vient à l'esprit, blanc et sécable lui aussi : une hostie.

Michel Houellebecq : « Oui, le bonheur est possible en ce monde et, audace inouïe, le Christ en est la clef. »

Michel Houellebecq semble souvent accorder une place importante à la religion dans sa quête du bonheur, qu'il oppose à la dépression rampante de notre société matérialiste livrée à la consommation de masse. « Je reste persuadé que tout bonheur est d'essence religieuse » avait-il déjà déclaré en 1996 à Sébastien Lapaque dans la revue Immédiatement. Le christianisme est-il devenu pour Houellebecq une sorte d'antidote à la société qu'il abhorre ?

Houellebecq est celui qui comprend le mieux notre époque, car son diagnostic est implacable : le consumérisme, l'individualisme, et, surtout, la victoire des plus forts sur les plus faibles dans un contexte de guerre économique [...], constituent les grandes causes non pas du malheur, mais de l'absence de bonheur du monde moderne. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Ce bonheur [...] recherché dans la vaine satisfaction des sens ou des plaisirs furtifs et médiocres, peut se trouver dans le ciel. Le christianisme n'est pas encore devenu l'antidote pour sauver le monde, du moins pas explicitement, dans son oeuvre. Je prends cependant les paris : après le constat du malheur de l'homme sans qualité (d' Extension du domaine de la lutte à Sérotonine), du non-sens de la quête effrénée de la jouissance (Plateforme), de l'impossibilité de la science de répondre aux grandes questions contemporaines (Les Particules élémentaires, La Possibilité d'une île), et face au péril islamique (Soumission) le christianisme sera pour Houellebecq la grande interrogation qu'il affinera au fil de ses livres prochains. La figure du Christ à la fin de Sérotonine est un pivot décisif pour une nouvelle quête spirituelle et littéraire pour répondre à la médiocrité de notre temps qui refuse le dépassement de soi.

Source : Atlantico

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