Manger au même plat que le traître


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Publié le samedi 14 avril 2018

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Église et papauté

Nombre de consultations : 663

L'emballement au sujet du Pape François continue de susciter des questions angoissées, des conspirations et des craintes que la Barque de Pierre ne soit en train de se diriger vers des hauts-fonds rocheux. Les craintes ont tendance à tourner autour de la question de savoir pourquoi le Pape a confié des postes importants à des « libéraux » ou les a laissé exercer des rôles clés lors du dernier Synode sur la famille.

Traduction d'un article de Mark Mallett du 27 octobre 2015. Titre original : « The Dipping Dish  »

Mais peut-être que la question que l'on pourrait se poser est de savoir pourquoi Jésus a choisi Judas pour être l'un des douze apôtres ? Je veux dire, Notre Seigneur avait des centaines de disciples, et à un moment donné ils se comptaient même par milliers — les foules qui l'écoutaient prêcher ; puis il y eut les 72 qu'Il envoya en mission ; et ensuite, les douze hommes qu'Il choisit pour former les bases de l'Eglise.

Non seulement Jésus permit à Judas d'entrer dans le cercle le plus intime, mais Judas fut vraisemblablement placé à une position clé parmi les douze, celui de trésorier.

... c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l'on y mettait.

Jean 12: 6

Sûrement que Notre-Seigneur, qui lisait dans le coeur des pharisiens, a pu lire dans le coeur de Judas. Il savait assurément que cet homme n'était pas sur la même longueur d'onde que les autres apôtres... oui, sûrement Il le savait. Et pourtant, nous lisons que Judas reçut même une place près de Jésus lors de la dernière Cène.

Tandis qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : "En vérité, je vous le dis, l'un de vous me livrera, un qui mange avec moi." Ils devinrent tout tristes et se mirent à lui dire l'un après l'autre : "Serait-ce moi ?" Il leur dit : "C'est l'un des Douze, qui plonge avec moi la main dans le même plat"

Marc 14: 18-20

Le Christ, l'Agneau sans tache, savait qu'Il plongeait Sa main dans le même plat que celui qui le trahirait. En outre, Jésus s'est laissé embrasser sur la joue par Judas — un acte douloureux, mais prévisible.

Pourquoi Notre-Seigneur a-t-Il permis à Judas d'occuper de telles positions de pouvoir et d'être si proche de Lui ? Se pourrait-il que Jésus voulût donner à Judas toutes les occasions de se repentir ? Ou était-ce pour nous montrer que l'Amour ne choisit pas ceux qui sont parfaits ? Ou que même quand une âme semble complètement perdue, "l'amour espère tout" ? (1 Co 13: 7) Une autre hypothèse est que Jésus a voulu éprouver ses apôtres, afin de séparer ceux qui lui resteraient loyaux de ceux qui lui seraient infidèles, de sorte que l'apostat révélerait sont véritable visage ?

Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves. Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël. Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé.

Luc 22: 28-31

Le Pape François et les progressistes

2000 ans plus tard, le Vicaire du Christ semble à son tour plonger sa main dans le même plat que les « hérétiques ». Pourquoi le Pape François a-t-il permis à certains cardinaux « progressistes » de s'exprimer ouvertement au Synode ? Pourquoi a-t-il invité des « libéraux » à se tenir à ses côtés lors de la présentation de son encyclique sur l'environnement ? Et qu'en est-il de cette prétendue "mafia" qui cherchait à faire élire François parce que, comme ils le prétendaient, "Bergoglio était leur homme" ?

Se pourrait-il que lorsque le Pape François a dit qu'il voulait que le Synode soit un "synode de l'écoute", qu'il souhaitait être à l'écoute de chacun des successeurs des Apôtres, et non pas seulement ceux avec lesquels il était sur la même longueur d'onde ? Se pourrait-il que le Pape ait la capacité d'aimer même ceux qui pourraient trahir le Christ une fois de plus ? Est-il possible que le Saint-Père désire que « tous soient sauvés » et qu'il accueille dès lors chaque pécheur en sa présence, tout comme le Christ le fit, dans l'espoir que son propre geste de miséricorde et de bonté convertirait leurs coeurs ?

Nous ne connaissons pas la raison exacte. Mais posons-nous encore ces questions : le pape pourrait-il pencher davantage à gauche ? Pourrait-il avoir de la sympathie envers les modernistes ? Pourrait-il porter trop loin la miséricorde, au-delà de la mince ligne rouge qui mène à l'erreur ? (lire The Thin Line Between Mercy and Heresy : Part I, Part II, & Part III)

Frères et soeurs, aucune de ces questions n'a réellement d'importance dans le contexte actuel, où certains prétendent que le pontificat du Pape François ne serait pas valide. Pourquoi ?

Parce que quand le Pape Léon X vendit des indulgences pour lever des fonds [pour la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome] ... il détenait toujours les clés du Royaume.

Quand le Pape Etienne VI, par haine, traîna le cadavre (exhumé) de son prédécesseur à travers les rues de la ville (avant de le jeter dans le Tibre)... il détenait toujours les clés du Royaume.

Quand le Pape Alexandre VI entreprit de remplir le Collège des cardinaux par des membres de sa famille tout en ayant jusqu'à huit enfants ... il détenait toujours les clés du Royaume.

Quand le Pape Benoît IX conspira pour vendre son pontificat... il détenait toujours les clés du Royaume.

Lorsque le pape Serge III ordonna la mort de l'antipape Christopher et s'appropria ensuite la papauté, dans le seul but d'avoir un enfant (de sa maîtresse de 13 ans) qui deviendrait le pape Jean XI ... il détenait toujours les clés du Royaume.

Quand Pierre a renié le Christ par trois fois ... il détenait toujours les clés du Royaume.

Comprenez donc ceci :

Les papes ont commis et commettent encore des erreurs et ce n'est pas une surprise. L'infaillibilité est réservée aux enseignements ex cathedra [“depuis la Chaire” de Saint Pierre, c'est-à-dire toutes proclamations de dogmes fondées sur la Sainte Tradition]. Aucun pape dans toute l'histoire de l'Église n'a jamais commis d'erreur ex cathedra.

—Rev. Joseph Iannuzzi, théologien, dans une lettre personnelle

Malgré leur piètre jugement, leur comportement scandaleux, leurs péchés parfois très graves et leur hypocrisie, aucun pape en 2000 ans n'a changé la doctrine de l'Église. Ceci, cher ami, est le meilleur argument que nous ayons pour attester que Jésus-Christ dirige vraiment l'Eglise ; qu'Il tient Sa promesse.

Mais si ... ?

Qu'en est-il de cette soi-disant « mafia » des cardinaux qui a cherché à faire élire le Cardinal Bergoglio (Pape François) en tant que pape parce qu'il ferait passer leurs agendas modernistes / communistes ? Leurs intentions n'ont que peu d'importance (si tant est que l'allégation soit vraie). Si le Saint-Esprit peut prendre un homme comme Pierre, qui a publiquement renié le Seigneur, et changer son coeur — ou le coeur d'un persécuteur des chrétiens tel que Saul — alors, Il peut changer le coeur de n'importe quel homme élu au Siège de Pierre. N'oublions pas la conversion de Matthieu ou de Zachée qui furent appelés aux côtés du Seigneur alors qu'ils étaient encore de grands pécheurs. De plus, lorsque le successeur de Pierre détient les clefs du Royaume, le Saint-Esprit le protège contre l'enseignement de l'erreur quand il enseigne ex cathedra — malgré ses fautes et ses péchés personnels. Car comme Jésus l'a dit à Simon Pierre :

Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »

Luc 22: 31-32

Un lecteur m'a envoyé cette question :

Si le Pape affirme quelque chose que nous pensons être faux — c'est-à-dire la communion pour les divorcés remariés - quelle voie devons-nous suivre ? ... devrions-nous suivre le pape du Christ ou devrions-nous obéir aux paroles claires de Jésus sur le mariage ? Si cela se produit, il n'y a vraiment qu'une seule réponse possible — et cela signifie que d'une façon ou d'une autre le Pape n'a pas été élu canoniquement.

Tout d'abord, nous suivons toujours les paroles du Christ, que ce soit sur le mariage, le divorce, l'enfer, etc. Comme l'ont affirmé les Papes François et Benoît XVI :

Le Pape n'est pas un souverain absolu. Le ministère du Pape est la garantie de l'obéissance envers le Christ et envers Sa Parole

- PAPE BENOIT XVI, Homélie du 8 mai 2005

Cependant, il y a toujours la question de savoir comment interpréter les paroles du Christ. Et comme vient de l'affirmer Benoît XVI, cette interprétation a été confiée aux Apôtres qui, s'étant assis aux pieds du Seigneur, ont reçu le "dépôt de la foi". (cf. The Fundamental Problem et The Unfolding Splendor of Truth) Nous nous tournons donc vers eux, et vers leurs successeurs, afin de « tenir bon, et gardez ferme les traditions qui nous ont été enseignées, soit de vive voix, soit par lettre. » (2 Th 2: 15) Aucun évêque ni aucun pape n'est un « souverain absolu » qui a l'autorité de modifier cette Sainte Tradition.

Mais la question ici est d'ordre pastoral : que se passe-t-il si le Pape autorise la Communion à quelqu'un qui se trouve dans un « état objectif » de péché mortel en étant entré, sans annulation du mariage précédent, dans une nouvelle union ? Si cela n'est théologiquement pas possible (et c'est bien entendu ce qui a été débattu lors du Synode sur la famille), alors sommes-nous pour la première fois face à un cas où un pape change le dépôt de la foi ? Et si oui — conclut mon lecteur — il ne pouvait être Pape dès le départ.

Peut-être pouvons-nous chercher dans l'Ecriture un passage faisant référence à un cas où un pape aurait agi contrairement à la révélation sacrée.

Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu'il était dans son tort. En effet, avant l'arrivée de quelques personnes de l'entourage de Jacques, Pierre prenait ses repas avec les fidèles d'origine païenne. Mais après leur arrivée, il prit l'habitude de se retirer et de se tenir à l'écart, par crainte de ceux qui étaient d'origine juive. Tous les autres fidèles d'origine juive jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même se laissa entraîner dans ce jeu. Mais quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à suivre les coutumes juives ? »

Gal 2: 11-14

Ce n'est pas que Pierre a changé la doctrine concernant la circoncision ou les aliments permis, mais il ne marchait simplement « pas droit selon la vérité de l'Évangile ». Il agissait de façon hypocrite et, par conséquent, était source de scandale.

La question de savoir qui peut et ne peut pas recevoir la Sainte Eucharistie relève de la discipline de l'Eglise (comme de savoir quand un enfant peut recevoir la Première Communion). C'est aussi une question de conscience pour le fidèle qui doit s'approcher du Sacrement avec une « conscience éclairée » et « en état de grâce. » Car comme l'a dit Saint Paul :

Celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d'une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s'examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s'il ne discerne pas le corps du Seigneur. (1 Co 11, 27-29)

Une conscience éclairée est celle qui a été examinée à la lumière de l'enseignement moral de l'Église. Un tel examen de conscience devrait conduire le fidèle à s'abstenir de l'Eucharistie quand il se sait dans un état de péché mortel. Autrement — comme pour Judas — en plongeant ses mains dans le « plat » eucharistique avec le Christ on mange son propre jugement.

Le Cardinal Francis Arinze du Nigeria a déclaré :

Le bien et le mal objectifs sont une réalité. Le Christ a dit que celui qui [répudie sa femme] et en épouse une autre commet un péché d'adultère. Ce n'est pas ma parole mais celle du Christ lui-même, qui est doux et humble de coeur, qui est la vérité éternelle. Donc, Il sait ce qu'Il dit.

- Cardinal Raymond ; le 26 octobre 2015 ; LifeSiteNews.com

Par conséquent, la situation à laquelle Saint Paul a été confronté, et le scénario qui nous préoccupe ont ceci en commun que le fait d'autoriser la Sainte Communion à quelqu'un qui se trouve dans un état objectif d' "adultère" ...

« ... conduirait les fidèles" dans l'erreur et la confusion en ce qui concerne l'enseignement de l'Eglise relatif à l'indissolubilité du mariage. »

- Cardinal Raymond Burke, Ibid.

En effet, Pierre aura scandalisé aussi bien les Juifs que les Gentils (païens), sans parler de la confusion qui s'ensuivit pour l'évêque Barnabé. Alors, frères et soeurs, un tel scénario ne ferait pas du Pape François un « antipape. » Bien plutôt, nous serions face à un scénario à la « Pierre et Paul », où le Saint-Père pourrait être amené à revoir sa position ...

Cependant, il me semble que le Pape François est bien conscient de cette tentation (de fausse miséricorde), l'ayant exposé lui-même dans les premières sessions synodales :

La tentation de l'angélisme destructeur, qui au nom d'une miséricorde trompeuse bande les blessures sans d'abord les soigner ni les traiter; qui s'attaque aux symptômes et pas aux causes et aux racines. C'est la tentation des « bien-pensants », des timorés et aussi de ceux qu'on appelle « progressistes et libéralistes ».

- PAPE FRANCOIS, Discours de clôture des premières sessions du Synode sur la famille ; Vatican.va , 18 octobre 2014

Un esprit de suspicion ... ou de confiance ?

Le fond du problème est le suivant : croyez-vous que Jésus-Christ continuera à guider Son troupeau, en dépit de la faiblesse des évêques, de l'infidélité du clergé, et même de l'imprévisibilité de certains papes ; même lorsque des évêques sont cause de scandales, ou lorsque le clergé est complaisant, ou encore quand des papes sont hypocrites ?

Jésus continuera de nous guider. C'est Sa promesse.

... Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.

Mat 16: 18

Et non seulement ça. Mais si l'Evêque de Rome est validement élu — malgré ses faiblesses — le Saint-Esprit continuera de lui confier la barre de la Barque de Pierre pour lui faire traverser les flots de l'hérésie jusqu'au port sûr de la Vérité.

Cela fait 2000 ans que cette promesse n'a pas fait défaut. Voilà notre meilleur argument.

Merci pour votre amour, vos prières et votre soutien !

Mark Mallett

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Arrêtons de nous poser des questions sue les Papes et sur leurs supposées stratégies.
Cela ne sert qu'à nous empêcher de nous poser des questions sur Satan et sur sa stratégie depuis 2000 ans.
C'est-à-dire, diviser les catholiques et empêcher la bonne entente ou semer la guerre avec les non catholiques.
Satan a intérêt à ce que les catholiques l'oublient, en perdant leur temps à discuter du sexe des anges ou de la stratégie papale.
Écoutons le Pape et prions pour lui, comme il le demande sans cesse.
Il doit nous diriger dans ce combat commun contre Satan.
Comme disait Mère Térésa : si nous jugeons les gens nous n'avons plus le temps de les aimer.
Cela vaut aussi pour le Pape.
Les Papes sont, après le Christ. les plus grandes cibles de la haine de Satan le diviseur
Car, quels qu'ils soient, ils symbolisent et garantissent l'unité des catholiques, voulue par le Christ.

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