Le discours de Donald Trump à l’ONU : contre le globalisme


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Publié le lundi 2 avril 2018

Catégorie : Actualité du monde

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Dénoncé par la presse de gauche, qualifié de « barbare » par certains médias, le premier discours de Donald Trump à l'ONU il y a quelques mois a été marqué par un appel au rétablissement des souverainetés nationales : « Le grand réveil des nations, la renaissance de leur esprit, de leur fierté, de leur peuple et de leur patriotisme. » La politique de Trump depuis son élection à la présidence des Etats-Unis a été marquée par des avancées et des reculades par rapport à ses promesses électorales, mais devant les Nations unies, il a clairement pris le parti du rejet du globalisme, du mondialisme idéologique. Dénonçant au passage ce que les mondialistes, précisément à l'aide de l'ONU, tentent frauduleusement d'imposer aux nations.

Un article d'Anne Dolhein sur reinformation.tv du 21 septembre 2017

Dans son collimateur : la migration de masse, les programmes de libre-échange qui démolissent les droits souverains des nations, le communisme et le socialisme. Rassurant nombre de conservateurs inquiets de le voir s'éloigner de ses discours préélectoraux, il a également multiplié les louanges pour la Constitution américaine – rien que la Constitution – qui fête cette année ses 230 ans et qui a, selon Trump, « assuré la paix et la prospérité » des Américains depuis son entrée en vigueur, en « protégeant leurs droits ».

Donald Trump dénonce l'ONU

Oser affirmer « l'Amérique d'abord » dans une assemblée qui a pour objectif de démanteler les droits des nations ne manque pas de panache, en effet. Et peut avoir des retombées intéressantes pour les autres pays dont les dirigeants n'ont de cesse de les soumettre au pouvoir supranational de l'ONU et des institutions assimilées. « Notre succès dépend de la coalition de nations fortes et indépendantes qui embrassent leur propre souveraineté en vue de promouvoir la sécurité, la prospérité, et la paix pour elle-même et pour le monde », a proclamé Donald Trump. Ce qui passe, a-t-il insisté, par le respect de la souveraineté des autres nations. « J'ai été élu non pas pour prendre le pouvoir, donner le pouvoir au peuple américain, où est sa place », a-t-il dit à propos des Etats-Unis : « En tant que président des Etats-Unis, je mettrai toujours l'Amérique d'abord, tout comme vous, en tant que leader de vos pays le ferez toujours et devrez toujours le faire. » Car « Tous les leaders responsables ont l'obligation de servir leurs propres citoyens, et l'État-nation demeure le meilleur moyen pour améliorer la condition humaine. »

Est-il vrai, comme l'a assuré le président des Etats-Unis, que son pays n'a pas profité des guerres pour étendre son territoire et qu'il a préféré construire une institution comme les Nations unies pour « défendre la souveraineté, la sécurité et la prospérité pour tous » ? La leçon de l'histoire est différente. Mais si c'est la volonté des États-Unis pour l'avenir, il sera intéressant de prendre leur président au mot.

Contre le globalisme de la migration

Trump a ainsi accusé des « réseaux criminels internationaux » d'imposer « la délocalisation et la migration de masse ». Et il a plaidé pour une nouvelle approche de la crise des migrants :

« Nous cherchons une approche de la réinstallation des réfugiés qui puisse véritablement aider ces personnes horriblement maltraitées en facilitant à terme leur retour vers leurs pays d'origine pour y participer à la reconstruction. Pour ce que coûte l'installation d'un réfugié aux États-Unis, nous pouvons en aider dix dans leur région d'origine. Par bonté de coeur, nous offrons une assistance financière aux pays d'accueil dans la région, et nous soutenons les récents accords des nations du G20 cherchant à accueillir les réfugiés aussi près de leur pays d'origine que possible. C'est là l'approche sûre, responsable et humanitaire. Pendant des décennies, les Etats-Unis ont fait face aux défis de la migration dans l'hémisphère occidental. Nous avons appris que sur le long terme, l'immigration incontrôlée est profondément injuste à la fois pour les pays d'origine pour les pays d'accueil. Pour les pays d'origine, cela réduit la pression interne en vue de réaliser des réformes politiques et économiques indispensables, et les prive du capital humain nécessaire afin de motiver et de mettre en place réforme. Pour les pays d'accueil, le coût très important de la migration incontrôlée est massivement à la charge des citoyens aux revenus les plus modestes dont les inquiétudes sont bien souvent ignorées à la fois par les médias et par le gouvernement », a-t-il constaté.

Voilà un langage aux antipodes de la promotion irresponsable de l'entrée massive de migrants aux moeurs et aux cultures différentes ; un langage aux antipodes de celui de l'ONU.

Le président des Etats-Unis a au passage égratigné la présence de représentants de pays au bilan désastreux sur le plan du respect de droits de l'homme dans des institutions onusiennes chargées de les faire respecter.

Il a dénoncé le régime corrompu de Cuba, et celui du Venezuela où le socialiste Maduro « a amené une nation jadis florissante au bord de l'effondrement complet ».

Le discours de Trump à l'ONU, une dénonciation en règle du socialisme

« La dictature socialiste de Nicolas Maduro a infligé des souffrances terribles au bon peuple de ce pays. Ce régime corrompu a détruit une nation prospère en lui imposant une idéologie en pleine faillite qui a produit la pauvreté et la misère partout où elle a été mise en oeuvre… Le problème du Venezuela n'est pas que le socialisme y a été mis en place de manière incorrecte, mais que le socialisme y a été mis en place de manière tout à fait conforme. De l'Union soviétique au Venezuela en passant par Cuba, partout où le vrai socialisme ou le vrai communisme a été adopté, il a eu pour effet l'angoisse, la dévastation, l'échec. Ceux qui prêchent les principes de ces idéologies discréditées ne font que contribuer à la prolongation de la souffrance de ceux qui vivent sous la coupe de ces systèmes cruels », a déclaré Donald Trump. N'est-ce pas que c'est réjouissant ?

C'est avec la même liberté de ton que le président des Etats-Unis a dénoncé le libre-échangisme exacerbé promu par les mondialistes :

« Trop longtemps, le peuple américain s'est entendu dire que les accords de commerce multinationaux géants, les tribunaux internationaux irresponsables, et les bureaucraties globales puissantes étaient le mieux à même d'assurer son succès. Mais alors même que ces promesses continuaient d'être déversées, ce sont des millions d'emplois qui ont été perdus et des milliers d'usines ont disparu. D'autres ont joué avec le système en méprisant les règles. Et notre grande classe moyenne, jadis socle de la prospérité américaine, a été oubliée et laissée pour compte ; mais elle n'est plus oubliée et ne le sera plus jamais. »

Un discours patriotique à la gloire des souverainetés nationales

Dans un vibrant appel à prendre en charge leur propre avenir, Trump s'est adressé aux pays qu'il engage à ne plus faire confiance à des « bureaucrates lointains » pour régler leurs problèmes, donnant l'exemple du « patriotisme » qui a conduit « les Polonais à mourir pour sauver la Pologne, les Français à se battre pour une France libre, et les Britanniques à tenir bon pour la Grande-Bretagne ».

« La vraie question qui se pose aux Nations unies aujourd'hui, aux gens du monde entier qui espèrent une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs enfants, est simple : sommes-nous encore des patriotes ? Aimons-nous assez nos nations pour protéger leur souveraineté et pour nous approprier leur avenir ? Les vénérons-nous suffisamment pour défendre leurs intérêts, préserver leur culture, et assurer un monde pacifique à leurs citoyens ? », a-t-il insisté : « Nous devons vaincre les ennemis de l'humanité ; nous devons libérer le potentiel de la vie elle-même. »

Quelles que soient les défaillances par ailleurs de Trump, et sans s'étendre davantage sur ce qu'il a pu dire sur l'état de différents pays du monde, on peut lui savoir gré d'avoir frontalement dénoncé les pires déviances idéologiques de l'ONU, et sur le terrain de l'adversaire qui plus est. Avec Trump, les funestes ODD (Objectifs du développement) n'existent même plus…

(...)

Anne Dolhein

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