Le crépuscule des douleurs


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Publié le mardi 17 mars 2020

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Réflexions et méditations diverses

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; encore un peu de temps, et vous me reverrez.

Jn 16: 16

C'est avec un mélange d'horreur et de douleur, de tristesse et d'incrédulité que beaucoup d'entre nous, catholiques, avons appris la suspension des messes publiques dans différentes églises à travers le monde.

Lire le texte original en anglais sur le blog de Mark Mallett

Photo : Des messes sont annulées partout dans le monde... Sergio Ibannez

Un homme m'a raconté qu'il n'était plus autorisé à apporter la communion aux personnes âgées dans des maisons de retraite. Un autre diocèse refuse d'entendre les confessions. Le Triduum pascal, la période pendant laquelle l'Église célèbre la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus, a été annulé dans de nombreux diocèses (ou ils se tiendront mais sans la présence physique des fidèles, ndtr). Oui, oui, on nous sert les arguments rationnels : « Nous avons l'obligation de prendre soin des très jeunes enfants, des personnes âgées et de ceux dont le système immunitaire est déficient. Et la meilleure façon de les protéger est d'empêcher temporairement les rassemblements... » Il va sans dire qu'on n'a jamais pris autant de précautions dans le cas de la grippe saisonnière (de plus, l'Église n'a jamais annulé les messes à cause d'une épidémie de grippe).

Lire : Coronavirus: les baptêmes et mariages religieux, même en cercle restreint, désormais interdits en Belgique

En même temps, je ne peux m'empêcher de penser à saint Damien qui fit le choix de vivre parmi les lépreux afin de leur venir en aide dans leurs besoins physiques et spirituels (succombant finalement lui-même à la maladie). Ou sainte Teresa de Calcutta, qui ramassait littéralement les mourants et les malades dans les caniveaux, pour les amener à son couvent où elle soigna leurs corps en décomposition et leurs âmes assoiffées, les accompagnant dans leur montée vers le Ciel. Ou les Apôtres, que Jésus envoya auprès des malades pour les guérir et les délivrer des esprits mauvais. « Je suis venu pour les malades », a dit Jésus. Si Notre Seigneur n'y donnait qu'un sens spirituel, Il n'aurait jamais guéri les malades et les souffrants, et encore moins exhorté Ses Apôtres à sortir pour aller à leur rencontre.

Lire : Coronavirus: le Pape demande aux prêtres « de sortir et d'aller voir les malades »

Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru... ils imposeront les mains aux malades, et ceux-ci seront guéris.

Marc 16: 17-18

Autrement dit, l'Église n'a jamais approché les pécheurs, les malades et les souffrants avec des gants en caoutchouc ; les saints ont toujours affronté les ennemis de l'Église, qu'ils soient physiques ou spirituels, avec le glaive de la Parole de Dieu et le bouclier de la Foi.

... puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c'est notre foi.

1 Jean 5: 4

Ainsi, déplore un prêtre :

Quelle génération de mauviettes. La maladie est réelle — lavez-vous les mains. Le péché est réel — demandons au Seigneur de laver nos âmes... Pourquoi fermons-nous nos écoles [et nos églises] devant la menace d'un virus qui risque de pousser les enfants à contaminer leurs aînés, mais déroulons-nous le tapis rouge devant la technologie qui inocule le virus de la pornographie à l'âme de nos enfants, les rendant dépendants de la dopamine qui les conditionne à saliver comme le chien de Pavlov devant les mirages du consumérisme et du divertissement ?

— Père Stefano Penna, Message au Conseil des administrateurs des écoles catholiques canadiennes, 13 mars 2020

Prions pour que l'Esprit Saint donne aux pasteurs la capacité de discernement pastoral, afin qu'ils puissent prendre des mesures qui ne laissent pas le peuple de Dieu saint et fidèle seul, et que le peuple de Dieu se sente accompagné par ses pasteurs, réconforté par la Parole de Dieu, par les sacrements et par la prière.

— PAPE FRANÇOIS, Homélie, 13 mars 2020 ; aciafrique.org

Encore une fois, c'est la réponse apportée au coronavirus « Covid-19 » qui est profondément troublante. Il y a actuellement trois terribles esprits à l'œuvre dans le monde : l'esprit de la peur (qui est intimement lié à celui du jugement), l'esprit de contrôle et l'esprit de léthargie ; chacun de ces esprits opère à travers le manque viral de foi, la mondanité et l'apathie. Ce sont les mêmes esprits que ceux qui s'emparèrent des Apôtres dans le jardin de Gethsémani...

Le Gethsémani de l'Église

L'un de mes lecteurs francophones vient de partager cette histoire [sur le blog Pierre et les Loups qui publie la traduction française de mes articles] :

Aujourd'hui même, lorsque j'ai reçu l'hostie sur la langue j'ai entendu l'hostie qui a fait un craquement dans ma bouche, chose que je n'ai jamais entendue auparavant et au même moment une parole est montée ("Les fondements de Mon Église seront ébranlés") et je me suis mise à pleurer. Et ce que je ressentais je ne peux l'expliquer mais nous sommes vraiment au point de non retour, l'humanité a besoin de cette purification pour revenir à Notre Dieu.

Cette lectrice vient de résumer les plus de 1500 articles que j'ai rédigés au cours de ces quinze dernières années — à la fois un message d'avertissement et d'espérance. C'est l'histoire du fils prodigue que Jésus nous raconte dans l'évangile de saint Luc : nous avons abandonné la maison de Notre Père, et à présent, l'humanité se retrouve en train de sombrer lentement et collectivement dans la fange de sa rébellion. Voici une parole extraite de mon journal spirituel, datant d'il y a neuf ans :

Mon enfant, prépare ton âme aux événements qui doivent arriver. N'aie pas peur, car la peur est le signe d'une foi faible et d'un amour imparfait. Met plutôt toute ta confiance dans ce que Je m'apprête à accomplir sur toute la surface de la terre. Ce n'est qu'alors, dans la « nuit la plus noire », que Mon peuple pourra reconnaître la lumière...

— 15 mars 2011

Le Père ne désire rien d'autre que de nous revêtir de la pureté, de la dignité et de la filiation divines qui sont légitimement nôtres du fait qu'Il nous a créés à Son image et à Sa ressemblance. Mais tout comme le fils prodigue eut à passer par de nécessaires tribulations pour finalement parvenir à « reconnaître la lumière », cette génération devra, elle aussi, traverser ses propres tribulations — ce à quoi l'on se réfère par le mot "châtiments" (ou justice immanente, ndtr).

Trouvez-vous cela négatif ? Pensez-vous que je suis un type lugubre ? Vous dites-vous que, tant que nous avons notre confort — à commencer par... du papier toilette — ce n'est après tout pas notre problème si des milliards de personnes ne connaissent plus ou rejettent carrément Jésus-Christ ?

Nous ne pouvons accepter calmement que le reste de l'humanité retombe dans le paganisme.

— Cardinal Ratzinger (Pape Benoît XVI), La nouvelle évangélisation, Construire la civilisation de l'amour ; Conférence lors du Jubilé des catéchistes, 12 décembre 2000 ; cf. Vatican.va

Mais c'est bien ce que nous faisons. Nous sommes très satisfaits, semblerait-il, de voir les fondements du christianisme se disloquer en Occident ; de tourner le dos à nos frères et sœurs chrétiens martyrisés en Orient ou aux petits enfants non-nés, décimés au rythme de 100 000 chaque jour à travers le monde. Ah ! Mais Dieu est miséricordieux et tout aimant. Tout ce discours sur le jugement, la justice et les châtiments divins, c'est tout simplement... eh bien, voici comment un prêtre l'a exprimé à l'un de mes lecteurs européens après avoir lu Le point de non-retour :

Je suis plus que réticent par rapport à ces sites dont la piété est faite surtout de critiques et de prédictions apocalyptiques. Tu peux te dispenser de m'envoyer ce genre de liens...

A quoi Jésus répond :

Etes-vous encore en train de dormir et de vous reposer ? Voici toute proche l'heure où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs.

Mt 26: 45

... la somnolence des disciples tout au long de l'histoire est un certain manque de sensibilité de l'âme pour le pouvoir du mal, un manque de sensibilité pour tout le mal du monde. Nous ne voulons pas nous laisser trop troubler par ces choses, nous voulons les oublier: nous pensons que peut-être ce ne sera pas si grave, et nous oublions... C'est un manque de sensibilité pour Dieu: telle est notre véritable somnolence; ce manque de sensibilité pour la présence de Dieu qui nous rend insensibles également au mal. Nous ne sentons pas Dieu — cela nous dérangerait — et ainsi, nous ne sentons pas non plus naturellement la force du mal et nous restons sur le chemin de notre confort... [nous ne] voulons pas entrer dans sa passion.

— PAPE BENOÎT XVI, Audience général, 20 avril 2011 ; Vatican.va

Il est peut-être temps pour moi de partager avec vous une parole de l'Écriture que le Seigneur m'a donnée au début de mon apostolat. À l'époque, je voyageais en Amérique du Nord, donnant des concerts, chantant des chansons de louange devant de petits groupes de fidèles ici et là, tout en partageant des avertissements — toujours accompagnés d'une parole d'espérance — quant aux événements qui sont à présent en train de se dérouler sous nos yeux. Quand j'ai lu les mots suivants, j'ai ri... puis frémi :

Et toi, fils d'homme, les fils de ton peuple discutent à ton sujet le long des murs et aux portes des maisons, se parlant l'un à l'autre, chacun à son frère. Ils disent : “Venez écouter quelle parole vient du Seigneur !” Mon peuple va vers toi, se rassemblant et s'asseyant devant toi pour écouter tes paroles, mais sans les mettre en pratique... Tu es pour eux comme un chanteur enthousiasmant, doté d'une belle voix et jouant bien de son instrument: ils écoutent tes paroles, mais ils ne les mettent pas en pratique. Mais quand tout cela arrivera – et voici que cela arrive – ils reconnaîtront qu'il y avait un prophète au milieu d'eux.

Ez 33: 30-33

Non, je ne prétends pas être un prophète — mais la Sainte Vierge et nos papes sont les premiers prophètes de Dieu — et je m'efforce de proclamer haut et fort leurs paroles (cf. Ha 2: 1-4). Mais si peu écoutent ! Et si nombreux sont ceux qui persistent à ignorer les signes des temps, parce qu'ils ne veulent pas affronter la Passion de l'Église ! En effet, les prophètes se sont souvent plaints auprès du Seigneur, comme le fit Isaïe dans un autre passage que le Seigneur m'inspira à la même période :

« Va, et tu diras à ce peuple : Écoutez attentivement mais ne comprenez pas ; regardez avec attention mais ne discernez pas. Appesantis le cœur de ce peuple, rends-le dur d'oreille, englue-lui les yeux ; de peur que ses yeux ne voient, que ses oreilles n'entendent, que son cœur ne comprenne, qu'il ne se convertisse et ne soit guéri. »

Et je dis : « Jusqu'à quand, Seigneur ? » Il répondit : « Jusqu'à ce que les villes soient ravagées, dépeuplées, les maisons, sans habitants, et la terre, désolée, ravagée, jusqu'à ce que le Seigneur en ait éloigné les habitants, et qu'une grande désolation règne au milieu du pays. »

Isaïe 6: 8-12

Je sais que je m'adresse en ce moment principalement à la petite cohorte de Notre Dame. Vous comprenez ; je sais que vous partagez ma douleur et ma frustration. En même temps, vous savez que le dernier mot ne sera pas le châtiment. Comme le disait Notre Dame au Père Stefano Gobbi :

Priez pour remercier le Père Céleste, qui conduit les événements humains vers la réalisation de son grand dessein d'amour et de gloire... La Paix viendra après la grande souffrance à laquelle l'Église et toute l'humanité sont désormais appelées pour leur purification intérieure et sanglante... A présent, les grands événements sont arrivés et tout s'accomplira à un rythme de temps plus rapide, pour qu'au plus vite puisse apparaître sur le monde le nouvel Arc­-en­-ciel de Paix, qu'à Fatima, Je vous avais déjà annoncé, voici bien des années.

Aux prêtres, les fils de prédilection de la Vierge, Livre bleu, n° 343 : « Et la Paix viendra à vous », avec Imprimatur

Il est une chose certaine : si Dieu pouvait accomplir Son dessein avec le concours des hommes, cette paix adviendrait par le moyen de l'amour, et non par la destruction — si seulement nous pouvions l'accepter ! En avez-vous bien conscience ? Mais l'humanité a préféré se bâtir une nouvelle tour de Babel, dans une ahurissante et arrogante tentative de renverser Dieu de Son trône. Et ainsi, la nouvelle Ère de Paix ne pourra désormais advenir qu'à travers les terribles souffrances de l'enfantement : la Passion de l'Église.

Ainsi, les Châtiments qui ont eu lieu ne sont rien d'autre que les préludes de ceux qui suivront. Combien de villes devront encore être détruites... ? Ma justice est à bout ; Ma volonté veut triompher, et aimerait triompher par le biais de l'Amour pour que s'établisse Mon Royaume. Mais l'homme ne veut pas venir à la rencontre de cet Amour, dès lors il est nécessaire de passer par Ma Justice.

— Jésus à la Servante de Dieu, Luisa Piccarreta; 16 novembre 1926

Un prêtre me demandait l'autre jour : « [La voyante américaine] Jennifer a-t-elle publié des messages contenant des paroles du Seigneur qui témoignent davantage de Son amour ? » Je lui ai répondu : « Vous pouvez trouver ses écrits ici : wordsfromjesus.com. Cependant, je ne suis pas surpris de lire tous ces avertissements dans beaucoup de ses messages. Nous avons déjà refusé les paroles de Miséricorde du Seigneur... »

La Passion de l'Église

Je ne doute pas que nous finirons par voir la fin de cette crise du Covid-19 — tout comme les douleurs de l'enfantement ne sont que passagères. Cependant, lorsque ces douleurs s'intensifient, chaque contraction laisse la mère un peu plus dilatée, un peu plus épuisée, un peu plus préparée pour l'accouchement qui va suivre. De la même façon, lorsque les présentes contractions diminueront, le monde en sortira transformé. Comment peut-on imaginer que l'effondrement de l'économie mondiale, qui privera les citoyens de leurs moyens de subsistance, n'aura aucune conséquence ? Comment peut-on croire qu'en promulguant une loi martiale universelle pour endiguer une pandémie relativement mineure, nos gouvernements ne seront pas tentés de reculer progressivement les limites au-delà d'un certain point de non-retour ? D'un autre côté, nous avons également le sentiment que les gens ont commencé à se réveiller un peu et à se rendre compte que nous ne pouvons pas dépendre de la science et de la technologie pour nous sauver. C'est une bonne chose, excellente chose.

Mais ce n'est pas, et de loin, la pire crise à laquelle nous faisons face. Celle qui prive des dizaines de millions de personnes du baiser du Christ, l'Eucharistie. Si Jésus est le Pain de Vie et la « source et le sommet de la vie chrétienne », [1] que devons-nous penser lorsque l'Église elle-même en refuse l'accès à ses enfants ?

Sans la Sainte Messe, que deviendrions-nous ? Tout ici-bas périrait, car elle seule peut retenir le bras de Dieu.

— Sainte Thérèse d'Avila, Jesus, Our Eucharistic Love, par le Père Stefano M. Manelli, frère franciscain de l'Immaculée ; p. 15

Il est plus facile au monde de survivre sans le soleil que sans la Sainte Messe.

— Saint Padre Pio, Ibid.

J'ai lu les 24 Heures de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans les écrits de la Servante de Dieu Luisa Piccarreta. J'ai eu le sentiment, en méditant la 24ème et dernière heure ce matin, que celle-ci était prophétique. Compte tenu de tout ce qui se passe, j'en ai été stupéfait : c'est une réflexion au sujet de la Sainte Vierge qui, paralysée par la douleur, se tient au tombeau, et se voit sur le point d'être séparée du Corps de son Fils. Faisant écho à l'enseignement magistériel de l'Église qui voit en Marie un « miroir » et un reflet de l'Église elle-même, [2] voici la plainte qui monte vers le Ciel [en cette troisième semaine] de Carême :

Ô Fils, Ô Fils bien-aimé, je vais maintenant être privée du seul réconfort que j'avais et qui pouvait apaiser mes peines : Ton Humanité infiniment sainte, sur laquelle je puis m'épancher, en adorant et en embrassant tes Plaies. Et maintenant, cela aussi, on me l'enlève. La Volonté Divine le veut ainsi. Et moi, je m'y résigne. Mais sache, ô Fils, [qu'à cette] seule pensée, les forces me manquent et la vie me fuit. De grâce, ô Fils, pour que je puisse avoir la force de supporter l'amère séparation, permets-moi de me laisser toute ensevelie en toi et de prendre ta Vie [divine] en moi... Ah ! seul un échange de Vies entre toi et moi peut me donner la force d'accomplir le sacrifice de me séparer de toi !

Les Heures de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 24e heure (de 16h à 17h : La sépulture de Jésus. La Désolation de Marie) ; du journal de la Servante de Dieu Luisa Piccarreta

Pour conclure, je veux partager avec vous une image d'espérance. C'est ma petite-fille, Rosé Zelie. Récemment, voici de quoi elle avait l'air. Voici, les premiers bourgeons des petites âmes qui peupleront la terre dans l'Ère de Paix, les saints des derniers jours. Lorsque la nuit des douleurs aura pris fin, l'Aube de la Paix viendra.

Mark Mallett
The Vigil of Sorrows

* * *

« Aujourd'hui, comme une Maman, Je veux te prendre par la main et t'introduire de plus en plus profondément dans l'intimité de mon Coeur Immaculé.
Mon Coeur doit être pour toi comme un refuge dans lequel tu dois vivre et d'où tu dois contempler tous les événements de ce monde.

Si tu vis chaque instant dans ce refuge, tu seras toujours réchauffé par mon amour et par celui de mon Fils Jésus.

Au fur et à mesure que passeront les jours, ce monde sombrera de plus en plus dans la glace de l'égoïsme, de la sensualité, de la haine, de la violence, du malheur.

Avant la grande ténèbre, la grande nuit de l'athéisme descendra sur le monde et enveloppera toute chose.

C'est alors surtout que mon Coeur Immaculé sera ton refuge et ta clarté : ne crains ni le gel, ni l'obscurité, car tu seras dans le Coeur de ta Mère, et c'est de là que tu montreras la route à une multitude de mes pauvres enfants égarés.

Mais mon Coeur est aussi un refuge qui te protège contre tous ces événements qui se succèdent.
Tu resteras serein, tu ne te laisseras pas troubler, tu n'auras pas peur.
Tu verras tout comme à distance, sans te laisser toucher le moins du monde par ces événements.

Mais comment ? me demandes-tu. Tu vivras dans le temps, et cependant, tu seras comme hors du temps.
Mon Coeur Immaculé, mon fils, est comme un coin de Paradis, dans lequel Je veux enclore mes fils de prédilection, afin de les préserver des grands événements qui vous attendent ; afin qu'ils soient consolés par Moi, préparés par Moi, et commandés par Moi en vue du grand moment de mon prochain triomphe !

Reste donc toujours dans ce refuge ! »

Aux prêtres, les fils de prédilection de la Vierge, Livre bleu, n° 33 : « Mon Cœur sera ton refuge »


[1] Catéchisme de l'Église catholique, n° 1324
[2] « Sainte Marie... tu es devenue l'image de l'Église à venir... » — Pape Benoît XVI, Spe Salvi, n° 50

Cet article m'inspire ...


de la joie
14


de l'encouragement
30


de la perplexité
1


de la tristesse
2


de la peur
2

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"Tout ce qui arrive en effet dans le monde a Dieu pour cause première et comme Dieu ne peut agir qu'en vue d'une fin excellente on doit tenir pour vrai que tout acte est ordonné par Dieu à une fin qui ne peut être que bonne même si cette fin nous échappe la plupart du temps ici-bas.

C'est le raisonnement que fait saint Thomas d'Aquin quand il réfléchit sur le mystère de la Providence. C'est la transcendance même de Dieu qui lui permet d'agir à l'intérieur des libertés humaines sans aucunement les violenter. Plus intime à chaque être que celui-ci l'est à lui-même, il est capable d'agir infailliblement sur les libertés sans les confisquer."
(Pierre Descouvemont dans son livre "Peut-on croire à la Providence")

Dieu attend particulièrement deux choses :
- Que nous l'appelions avec force, amour, confiance, espérance car Il est notre Père et Créateur.
- Que par le Rosaire, le chapelet. (Seul ou en groupe) nous nous adressions de tout notre cœur et âme à Notre Mère des cieux ; La bienheureuse Vierge Marie (Fille, Mère et Épouse de notre Dieu trinitaire).

"Usez de cette arme et de ces balles que sont les grains, de ses Gloria pour mettre en fuite le démon avec sa tromperie et son découragement." (Saint Louis Grignon de Montfort).

Cette pratique est la "BANQUEROUTE DU DIABLE". (Don Bosco)

Ainsi pourrons-nous espérer voir les églises se rouvrir pour Pâques – qui sait – et dire tous ensemble à l'église : « Jésus est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».

Croyons en la Divine Providence.

Commentaire laissé par le

Voilà comment s'y prend le gouvernement ... : culpabiliser les gens pour justifier et poursuivre leurs mesures. C'est de "notre" faute.

Les Belges confinés chez eux: "Cette situation durera encore deux mois, voire plus"

"À situation particulière, dispositions particulières. La Belgique a adopté des mesures drastiques pour affronter le coronavirus. Mais ces dernières pourraient ne pas être suffisantes pour faire face à la maladie qui a déjà causé la mort de dix personnes dans notre pays et contaminé plus de 1.200 Belges. Le problème réside surtout dans le non-respect par certains des règles imposées. "Trop de gens se moquent encore des règles de sécurité", a regretté Anne-Mieke Vandamme, épidémiologiste moléculaire de l'Université de Louvain, dans les colonnes de Het Laatste Nieuws.
L'experte prône donc un durcissement des mesures de la part du gouvernement, "pour que les gens se rendent compte de la gravité de la situation". Selon l'épidémiologiste, si de nouvelles mesures ne sont pas adoptées, le pays se dirigera vers une "situation à l'italienne", où "il faudra choisir quelles vies nous sauverons".

Il est difficile à l'heure actuelle de présager de la période sur laquelle s'étendra cette crise sanitaire majeure. Pour Anne-Mieke Vandamme, cela dépendra du comportement de la population. "Nous allons être en plein dedans pendant encore deux mois, jusque fin mai, début juin", estime-t-elle. "Et ce, uniquement si nous faisons de notre mieux et respectons les mesures dès aujourd'hui". L'épidémiologiste prédit ainsi un pic du nombre de contaminations d'ici deux à trois semaines, mais ce n'est pas pour autant qu'il faudra par la suite se montrer moins vigilant. "Il faudra poursuivre nos efforts pendant encore au moins un mois, avertit-elle dans Het Laatste Nieuws. La crise ne prendra pas fin tant que tout le monde ne sera pas guéri. Si nous sortons à nouveau, un deuxième pic suivra". Anne-Mieke Vandamme met donc en garde les Belges: leurs actes peuvent être déterminants pour la suite des événements. Elle estime que la crise pourrait durer six mois de plus si les règles ne sont pas scrupuleusement respectées. "

Commentaire laissé par le

Mon commentaire. Je pense qu’il est normal pour des humains d’avoir peur. C’est une dure épreuve que nous traversons. Jésus au jardin des Oliviers a eu peur aussi. « Père, que cette coupe s’éloigne de moi. » Mais je suis sûre que Dieu a tout en main et s’il la permet, c’est pour mieux rejoindre ses enfants. Ma conversion et celle de mon mari a commencé par la peur et l’insécurité. Les églises sont fermées, oui. Mais je vois plein d’initiatives de prières et de messes sur internet. Les personnes communiquent entre elles. Nous avons eu des téléphones d’aidants amis, parce que nous sommes âgées, c’est plutôt émouvant. Alors que personne n’y pensait jamais avant. C’est la charité qui prend forme. Il y a souvent un mouvement de solidarité et d’amour dans l’épreuve. Dieu est le Dieu de l’impossible et quand l’heure sera venue nous vivrons dans la confiance et l’espérance d’un monde nouveau.

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