La résurrection et non la réforme...


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Publié le dimanche 3 mars 2019

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Prophéties & réflexions sur les signes des temps

Nombre de consultations : 542

… l'Église est dans un tel état de crise, un état tel qu'elle a besoin de profondes réformes...
—John-Henry Westen, rédacteur en chef de LifeSiteNews ;
extrait de la vidéo "Is Pope Francis Driving the Agenda ?", 24 février 2019

L'Église n'entrera dans la gloire du Royaume qu'à travers cette ultime Pâque
où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection.

—Catéchisme de l'Église catholique, n° 677

L'aspect du ciel, vous savez en juger ;
mais pour les signes des temps, vous n'en êtes pas capables.
(Mt 16: 3)

En tout temps, l'Église est appelée à annoncer l'Évangile : « Repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Mais elle marche également dans les pas de son Seigneur et, par conséquent, tout comme Lui elle souffrira et sera rejetée. Aussi, il est impératif que nous apprenions à lire les "signes des temps". Pourquoi ? Parce que ce qui vient (et qui est nécessaire) n'est pas une "réforme" mais une résurrection de l'Église. Ce qu'il faut, ce n'est pas une mobilisation cherchant à renverser le Vatican, mais qu'à l'exemple de Saint Jean, à travers la contemplation du Christ, nous accompagnions sans crainte notre Sainte Mère au pied de la Croix. Ce qu'il faut, ce n'est pas une restructuration politique, mais que l'Église soit configurée à son Seigneur crucifié, dans le silence et l'apparente défaite du tombau. Ce n'est qu'ainsi qu'elle pourra être efficacement renouvelée. Comme Notre Dame du Bon Succès l'avait prophétisé il y a plusieurs siècles :

Afin de libérer les hommes de la servitude de ces hérésies, ceux dont l'amour miséricordieux de mon Très Saint Fils destinera à la restauration auront besoin d'une grande force de volonté, de constance, de courage et de la confiance du juste. De telles occasions se présenteront lorsque tout semblera perdu et paralysé. Ce sera alors l'heureux début de la restauration complète.

—Notre Dame de Quito, 16 janvier 1611 ; miraclehunter.com

Les signes des temps

Jésus avait réprimandé Pierre parce que ce dernier raisonnait d'une manière trop humaine devant le "scandale" que représentaient la souffrance, la mort et la résurrection prochaines du Christ.

Se retournant, Il dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Matthieu 16: 23

En d'autres termes, si nous nous focalisons trop sur les problèmes de l'Église en raisonnant "selon la chair", comme le fit Pierre, nous pourrions également devenir par inadvertance un obstacle aux desseins de la Divine Providence. Dit autrement :

Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ; si le Seigneur ne garde la ville, c'est en vain que veillent les gardes.

Psaumes 126 (127) : 1

Il est noble et nécessaire que nous défendions la vérité, bien sûr. Mais nous devons toujours le faire « dans l'Esprit » et sous la conduite de l'Esprit... au risque de nous retrouver en train de travailler contre l'Esprit. À Gethsémani, Pierre pensa « garder la ville » et faire ce qui était juste en dégainant son épée contre [les soldats romains venus arrêter Jésus]. Après tout, ne défendait-il pas Celui qui était la Vérité en personne ? Mais Jésus le réprimanda à nouveau en lui demandant : « Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut que cela se passe ainsi ? » [1]

Pierre raisonnait selon la chair, selon une sagesse trop "humaine" ; il ne parvenait pas à avoir une vision plus large. L'essentiel n'était pas tant la trahison de Judas ni l'hypocrisie des Scribes et des Pharisiens, ni l'apostasie générale, que le fait que Jésus devait mourir pour que l'humanité puisse être sauvée.

En prenant le recul nécessaire, nous pourrons comprendre aujourd'hui que l'essentiel n'est pas le fait que certains de nos bergers nous ont trahis, ni l'hypocrisie de la hiérarchie, ni encore l'apostasie de nombreux catholiques — aussi grave et coupable que cela puisse être. Non, l'essentiel à savoir est que tout cela doit se passer ainsi :

Seigneur Jésus, tu nous as annoncé à l'avance que nous partagerions les persécutions qui t'ont conduit à une mort violente. L'Église formée au prix de ton précieux sang doit aujourd'hui encore te suivre dans ta Passion ; puisse-t-elle être transformée, maintenant et pour l'éternité, par la puissance de ta résurrection.

—Prière de Psaume, Liturgie des Heures, Vol III, p. 1213

La nécessaire Passion

Jésus a su reconnaître le moment où Sa mission était allée aussi loin qu'elle le pouvait dans son état actuel. Comme Il le disait au Grand Prêtre devant qui il comparaissait :

Moi, j'ai parlé au monde ouvertement. J'ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n'ai jamais parlé en cachette.

Jn 18: 20

Malgré les miracles et les enseignements de Jésus, le peuple ne le comprit pas et ne l'accepta pas comme Roi, tel qu'il était venu se révéler. Et ainsi, ils s'écrièrent : « Crucifie-le ! » De même, l'Église catholique ne garde pas secret son enseignement moral. Le monde connait notre position concernant l'avortement, le mariage gay, le contrôle des naissances, etc. — mais ils n'écoutent pas. En dépit des merveilles et de la splendeur de la vérité que l'Église a répandues dans le monde entier pendant deux millénaires, le monde ne comprend ni n'accepte l'Église et le Royaume auquel elle appartient.

« Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? »

Jean 18: 37-38

Et ainsi, le temps est venu pour ses ennemis de s'écrier de plus belle : « Crucifie-le ! »

Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi... Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi.

Jn 15: 18-20

... différents sondages à travers le monde montrent aujourd'hui que la foi catholique elle-même est de plus en plus perçue, non pas comme une force au service du bien dans le monde, mais plutôt comme une force du mal. C'est là où nous en sommes actuellement.

—Dr. Robert Moynihan, "Lettres", 26 février 2019

Mais Jésus savait aussi que c'était précisément dans l'expression de Son amour pour l'humanité à travers la Croix que beaucoup en viendraient à croire en Lui. En effet, après Sa mort...

... toute la foule des gens qui s'étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s'en retournaient en se frappant la poitrine... « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

Luc 23: 48; Marc 15: 39

Le monde avait besoin de contempler l'amour inconditionnel du Christ pour parvenir à croire en Sa Parole. De la même manière, le monde a atteint un point où il n'entend plus notre raisonnement théologique et notre logique raffinée; [2] il aspire simplement à mettre ses doigts dans les plaies de l'Amour crucifié, quand bien même il l'ignore encore.

... quand les épreuves de cette période d'assainissement auront été surmontées, cette Église simplifiée et plus riche spirituellement en ressortira grandie et affermie. Les hommes évoluant dans un monde complètement planifié vont se retrouver extrêmement seuls. S'ils perdent totalement de vue Dieu, ils vont réellement ressentir l'horreur de leur pauvreté. Alors, ils verront le petit troupeau des croyants avec un regard nouveau. Ils le verront comme un espoir de quelque chose qui leur est aussi destiné, une réponse qu'ils avaient toujours secrètement cherchée... L'Église...va vivre un renouveau et redevenir la maison des hommes, où ils trouveront la vie et l'espoir en la vie éternelle.

—Cardinal Ratzinger (PAPE BENOÎT XVI), « Le jour où Joseph Ratzinger a prédit l'avenir de l'Église »

C'est pourquoi je n'ai cessé de dire que ceux qui se préoccupent de façon presque obsessionnelle des fautes commises par le Pape François, plutôt que du coeur de son message, sont complètement à côté de la plaque. Le Père Robert Gahl, professeur agrégé de philosophie morale à l'Université pontificale de la Sainte-Croix à Rome (une Université de l'Opus Dei), a également mis en garde contre le recours à une « herméneutique de la suspicion » qui affirme que le Pape « commet des hérésies plusieurs fois par jour », et incite vivement au contraire à une « herméneutique charitable de la continuité » en lisant François « à la lumière de la Tradition » [3],

A cette "lumière de la Tradition", c'est-à-dire la lumière du Christ, le Pape François a appelé de manière prophétique l'Église à devenir un « hôpital de campagne ». Car n'est-ce pas [de cette compassion] dont Jésus a témoigné sur le chemin du Golgotha ?

« Seigneur, et si nous frappions avec l'épée ? » L'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille droite. Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l'oreille de l'homme, il le guérit.

Luc 22: 49-51

Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !

Luc 23: 28

Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Luc 23: 42-43

Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font. »

Luc 23: 34

Le temps est venu...

Si la parole ne peut convertir, le sang convertira.

—Pape Jean Paul II, extrait du poème “Stanislas” ; libertepolitique.com

... mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.

Jean 19: 34

Nous ne réalisons pas que [le non croyant] n'écoute pas les mots, mais recherche les preuves de la philosophie et de l'amour qui inspirent ces mots.

Thomas Merton, extrait de Alfred Delp, S.J., Prison Writings, (Orbis Books), p. xxx

La Passion de l'Église semble imminente. Les Papes n'ont pas arrêté de le dire depuis plus d'un siècle, d'une manière ou d'une autre, mais peut-être pas aussi clairement que ne le fit Jean-Paul II :

Nous sommes maintenant devant la plus grande confrontation historique que l'humanité ait jamais vu... Nous faisons maintenant face à la confrontation finale entre l'Église et l'anti-église, entre l'Évangile et l'anti-évangile, entre le Christ et l'anti-christ. Cette confrontation se situe dans les limites imposées par les desseins de la Divine Providence ; c'est une épreuve à laquelle toute l'Église... doit faire face. C'est une épreuve... pour l'Église, mais en un sens une épreuve de 2000 ans de culture et de civilisation chrétienne, avec toutes ses conséquences pour la dignité humaine, les droits de la personne, les droits de l'homme et les droits des nations.

—Cardinal Karol Wojtyla (JEAN PAUL II), au Congrès eucharistique de Philadelphie, PA ; 13 août 1976

Et encore,

Nous devons être prêts à subir de grandes épreuves dans un avenir pas trop éloigné ; des épreuves qui nécessiteront que nous soyons prêts à abandonner jusqu'à nos vies, dans un don total de nous-mêmes au Christ et pour le Christ. Par vos prières et les miennes, il est possible d'atténuer cette tribulation, mais il n'est plus possible de l'éviter, c'est seulement ainsi que l'Église pourra être efficacement renouvelée. Combien de fois, en effet, le renouveau de l'Église ne s'est-il pas fait dans le sang ? Cette fois encore, il n'en sera pas autrement.

—Pape Jean Paul II ; Père Regis Scanlon, « Flood and Fire », Homiletic & Pastoral Review, avril 1994

Le Père Charles Arminjon (1824-1885) le résumait ainsi :

Le point de vue le plus autorisé, et celui qui semble le plus en harmonie avec la Sainte Écriture, est qu'après la chute de l'Antéchrist, l'Église catholique entrera de nouveau dans une période de prospérité et de triomphe.

The End of the Present World and the Mysteries of the Future Life, p. 56-57 ; Sophia Institute Press


He Will Reign, par Tianna Williams (Mallett)

Le triomphe, la résurrection, le royaume

C'est le « triomphe du Coeur Immaculé » puisque Marie est « l'image de l'Église à venir ». [4] Elle est la « femme » de l'Apocalypse qui s'efforce de donner naissance au règne de son Fils, Jésus-Christ, dans Son Corps Mystique, l'Église.

Oui, un miracle a été promis à Fatima, le plus grand miracle de l'histoire de l'humanité, après la Résurrection. Et ce miracle sera une ère de paix qui n'a jamais vraiment été accordée auparavant au monde.

—Mario Luigi Cardinal Ciappi, théologien pontifical de Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II, 9 octobre 1994, The Apostolate's Family Catechism, p. 35

De la crise actuelle émergera l'Église de demain – une Église qui aura beaucoup perdu. Elle sera de taille réduite et devra quasiment repartir de zéro.

—Cardinal Ratzinger (PAPE BENOÎT XVI), « Le jour où Joseph Ratzinger a prédit l'avenir de l'Église »

Cette simplification qui se produira à travers l'instrument de l'Antéchrist est également confirmée par de nombreux mystiques catholiques, tels que Alicja Lenczewska (1934 - 2012), une sainte femme et voyante polonaise dont les messages ont reçu l'approbation de Mgr Henryk Wejmanj ainsi qu'un Imprimatur en 2017 :

Mon Église souffre comme J'ai souffert, elle est blessée et saigne, comme je fus blessé et comme je marquai le chemin du Golgotha de Mon sang. Et on lui crache dessus, on la salit, tout comme on cracha sur Mon corps et on le maltraita. Et elle succombe et tombe, comme Moi sous le fardeau de la Croix, car elle porte aussi la Croix de Mes enfants à travers les ans et les siècles. Et elle se relève et marche vers la Résurrection, en passant par le Golgotha ​​et la Crucifixion, comme l'ont vécu de nombreux saints... Et l'aube et le printemps de la Sainte Église arrivent, bien qu'il y ait une anti-Église et son fondateur, l'Antichrist ... Marie est celle par qui viendra la renaissance de Mon Église.

—Jésus à Alicja, le 8 juin 2002

C'est par le "fiat" de Marie que la Divine Volonté a commencé son oeuvre de restauration dans l'humanité. C'est en elle que la Divine Volonté a commencé à régner sur la terre comme au Ciel. Et c'est par Marie, désignée au pied de la Croix comme la « nouvelle Ève » et par conséquent comme nouvelle « mère de tous les vivants » [5], que le Corps du Christ va être pleinement conçu et mis au monde tandis qu'elle « crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement.  » [6] Elle est ainsi cette aube et ce printemps, cette « porte orientale [7] » par laquelle Jésus revient.

Le Saint-Esprit, par la bouche des saints Pères, appelle aussi la Sainte Vierge la porte orientale, par où le grand prêtre Jésus-Christ entre et sort dans le monde ; il y est entré la première fois par elle, et [par cette même porte] il viendra [une seconde fois].

—Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, n° 262

Il ne reviendra pas cette fois, cependant, pour mettre fin au monde, mais pour configurer Son Épouse (l'Église) à la Sainte Vierge Marie, qui en est son archétype.

L'Église, qui comprend les élus, est adéquatement désignée par les mots "aube" ou "aurore"... Il sera pleinement jour pour elle lorsqu'elle brillera du parfait éclat de la lumière intérieure.

—St Grégoire le Grand, Pape ; Liturgie des heures , Vol III, p. 308

C'est-à-dire, quand l'Église, elle aussi, sera "immaculée". Ainsi, il s'agit d'un retour et d'un règne intérieurs du Christ dans Son Église avant Son retour définitif dans la gloire pour s'unir à Son Épouse purifiée. Et quel est ce règne si ce n'est celui pour lequel nous prions chaque jour ?

... chaque jour dans la prière du Notre-Père nous demandons au Seigneur : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10) ... nous reconnaissons que c'est au « ciel » que se fait la volonté de Dieu et que la « terre » devient « ciel », lieu de la présence de l'amour, de la bonté, de la vérité, de la beauté divine, uniquement si en elle est faite la volonté de Dieu.

—Pape Benoît XVI, Audience Générale, 1er février 2012, Vatican.va

Lors de Sa première venue, Notre Seigneur vint en assumant notre chair et notre faiblesse ; lors de Son retour intermédiaire, il viendra en esprit et en puissance ; lors de Son retour final, nous le verrons en gloire et majesté...

—St Bernard, Liturgie des heures, Vol I, p. 169

Ainsi, écrivait feu le Père George Kosicki :

Nous croyons que la consécration à Marie est une étape essentielle vers l'acte souverain nécessaire à l'avènement de la nouvelle Pentecôte. Cette étape de consécration est une préparation nécessaire au Calvaire où, de manière collective, nous ferons l'expérience de la crucifixion comme le fit Jésus, notre Chef. Dans la Croix s'origine la puissance de la résurrection et de la Pentecôte. Depuis le calvaire, nous avancerons vers le Cénacle où, en tant qu'Épouse unie à l'Esprit, "ensemble avec Marie, la Mère de Jésus, et guidés par le bienheureux Pierre", nous prierons : « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22: 20)

The Spirit and the Bride Say, “Come!”, Mary's Role in the New Pentecost, Fr. Gerald J. Farrell M. M., and Fr. George W. Kosicki, C.S.B

Tout comme Jésus « s'anéantit lui-même » [8] sur la Croix et « apprit par Ses souffrances l'obéissance » [9] de même, la Passion de l'Église anéantira et purifiera Son Épouse pour que Son « règne vienne et que [Sa] volonté soit faite sur la terre comme au ciel. ». Ce n'est pas une réforme, mais une Résurrection ; c'est le Règne du Christ dans Ses saints et la dernière étape de l'histoire du salut avant la consommation des temps.

Ainsi, l'heure est venue où nous devons poser notre tête contre la poitrine du Christ et contempler Son visage comme le fit Saint Jean. Comme pour Marie, l'heure est venue de cheminer aux côtés du Corps meurtri et défiguré de son fils — non pas de l'attaquer ni d'essayer de le "ressusciter" au moyen d'une "sagesse" humaine. Comme pour Jésus, l'heure est venue de témoigner de l'Évangile, par le don de notre vie, afin qu'Il puisse ressusciter Son Église le « troisième jour », c'est-à-dire, en ce troisième millénaire.

... nous entendons aujourd'hui les gémissements comme personne ne les avait jamais entendus auparavant... Le Pape [Jean Paul II] attend en effet avec ferveur de voir ce millénaire de divisions faire place à un millénaire d'unifications.

—Cardinal Joseph Ratzinger (BENOÎT XVI), Salt of the Earth (San Francisco: Ignatius Press, 1997)

Une prière pour conclure :

Il est temps de faire ce que Vous avez promis de faire. Votre divine loi est transgressée ; Votre Évangile est abandonné ; les torrents d'iniquité inondent toute la terre et entraînent jusqu'à Vos serviteurs ; toute la terre est désolée ; l'impiété règne en maître ; Votre sanctuaire est profané, et l'abomination a même contaminé le lieu saint. Laisserez-Vous tout ainsi à l'abandon, juste Seigneur, Dieu des vengeances ? Tout deviendra-t-il, à la fin, comme Sodome et Gomorrhe ? Vous tairez-Vous toujours ? Tolérerez-Vous toujours tout ceci ? Ne faut-il pas que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, et que Votre règne arrive ? N'avez-Vous pas montré par avance à quelques âmes, qui Vous sont chères, une future rénovation de Votre Eglise ? ... Toutes les créatures, même les plus insensibles, gémissent sous le poids des péchés innombrables de Babylone, et demandent Votre venue pour rétablir toutes choses.

—St Louis de Montfort, Prière pour demander à Dieu des Missionnaires, n° 5

Mark Mallett
« Resurrection, not Reform... »


[1] Mt 26: 54
[2] cf. The Eclipse of Reason
[3] cf. www.ncregister.com
[4] PAPE BENOÎT XVI, Spe Salvi, n°50
[5] cf. Gen 3: 20
[6] cf. Rev 12: 2,5
[7] Phil 2: 7
[8] Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, n° 262
[9] Heb 5: 8

Soutenons le ministère à plein temps de Mark Mallett !

The Now Word : Reflections on our Times - with Mark Mallett

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Merci,
que notre SEIGNEUR , vous bénisse et vous garde dans sa Paix
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