La prophétie de Saint François


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Publié le vendredi 17 mai 2019

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Église et papauté

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Il y a un passage du Catéchisme qu'il est, je pense, urgent à notre époque de rappeler.

Le Pape, évêque de Rome et successeur de St Pierre, "est principe perpétuel et visible et fondement de l'unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles."

—Catéchisme de l'Église catholique, n° 882

[En vertu de sa charge de Vicaire du Christ], le successeur de Pierre est principe perpétuel — c'est ce que nous dit l'enseignement officiel de l'Église catholique. Cela signifie que, jusqu'à la fin des temps, et par décision divine, l'Office de Pierre constitue un signe et un principe visible, permanent d'où découle la grâce.

Et cela en dépit du fait que, oui, l'Église à travers son histoire a non seulement connu de saints pontifes, mais aussi des fripouilles. Des hommes tels que le Pape Léon X, qui aurait vendu des indulgences pour financer [la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome] ; ou Etienne VI qui traîna le cadavre de son prédécesseur (après l'avoir exhumé et jugé, ndt) à travers les rues de la ville (avant de le jeter dans le Tibre) ... ; ou Alexandre VI qui entreprit de [remplir le Collège des cardinaux] avec des membres de sa famille tout en se reconnaissant père de [six] enfants (il en aurait eu sept ou huit de trois ou quatre maîtresses différentes, ndt). Ensuite, il y a Benoît IX qui aurait carrément vendu le trône pontifical (à son successeur, Grégoire VI, ndt) ; Clément V qui imposa des impôts élevés et donna ouvertement des terres à ses partisans et aux membres de sa famille ; et Serge III qui [aurait été suspecté d'avoir fait assassiner par étranglement] l'anti-pape Christophore (pour ensuite monter lui-même sur le trône pontifical) [...] [1] (Son pontificat fut l'un des plus honteux de la papauté : « Sergius était, dit le cardinal Baronius, le plus méchant homme et livré à toutes sortes de vices », source, ndt)

Certains pourraient donc avoir des raisons de craindre que l'Église puisse en fait, à un moment donné, être [à nouveau] gouvernée par un homme qui ne serait pas aussi saint qu'il devrait l'être. Mais ce dont nous n'avons absolument aucune raison de nous inquiéter, c'est de savoir si l'Office de Pierre sera menacé de disparaître — c'est-à-dire qu'un pape légitimement élu se révélerait être un [imposteur] qui redéfinirait le dépôt de la foi confié à l'Église, pour ce qui concerne les questions de foi et de morale.

Aucun des papes de toute l'histoire de l'Église n'a jamais commis d'erreur ex cathedra. —Rév. Joseph Iannuzzi, théologien de l'Université pontificale Grégorienne, lettre privée

C'est parce que Jésus est celui qui bâtit la maison, et non pas les papes. Si la seule et véritable Église du Christ était en mesure de modifier la Révélation, à un moment quelconque de l'histoire, ne la considérant plus que comme une vérité relative et adapatable d'une génération à l'autre, personne ne pourrait plus jamais être certain de connaître la vérité qui nous rend libres. Les balises ne peuvent pas bouger et ne bougeront pas — il s'agit d'une promesse divine.

... sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle... Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière... Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.

Mt 16:18; Jn 16:13; Mt 28:20

Alors pourquoi y a-t-il tant de personnes aujourd'hui (et elles sont de plus en plus nombreuses) qui craignent que le Pape François soit en fait une sorte d'anti-pape ? Pour citer un article de presse :

Les conservateurs, en revanche, se sont rapidement remis du choc de la surprenante renonciation de Benoît XVI face au choc que représente l'énorme popularité de François. Cette popularité, craignent-ils, s'enracine dans l'impression que certains ont que le pontificat de François serait précurseur de grands changements [dans l'Église], ce qui se ferait aux dépens de [l'héritage laissé par] Benoît XVI et de la tradition [bimillénaire].

—David Gibson, 25 février 2014, ReligionNews.com

En d'autres termes, la fin du catholicisme, du christianisme tel que nous le connaissons.

Il semble y avoir quatre raisons expliquant l'émergence de cette inquiétude. La première est que certains lecteurs me disent qu'ils sont méfiants, compte tenu des enseignements progressistes, hérétiques et du manque d'enseignement solide depuis Vatican II au niveau paroissial — un vide dans l'enseignement orthodoxe qui a conduit à de nombreuses erreurs, à la confusion et à la compromission de la foi. Deuxièmement, le Pape François a pris une direction pastorale qui met davantage l'accent sur le kérygme, la première annonce de la Bonne Nouvelle, plutôt que sur les enseignements moraux [dont notre époque à tellement besoin], laissant certains croire à tort que la loi morale n'a plus d'importance. Troisièmement, les signes des temps, les paroles prophétiques des papes, [2] et les apparitions de Notre-Dame nous ont mis en garde au sujet des temps de confusion et d'apostasie à venir — en un mot, nous vivons dans les "derniers temps" (bien que ce ne soit pas encore la fin du monde). Quatrièmement, cette combinaison de peurs est encore aggravée en raison de causes bien plus énigmatiques : certaines prophéties très répandues ayant trait à la papauté ou impliquant l'élection d'un anti-pape, prophéties émanant aussi bien de sources catholiques que protestantes. L'une de ces prophéties, utilisée aujourd'hui contre le pontife actuel, nous vient de nul autre que son homonyme, Saint François d'Assise.

La prophétie de Saint François d'Assise

Dans l'oeuvre du Père séraphique (Saint-François d'Assise) de R. Washbourne (1882) qui a reçu un imprimatur, une prophétie aurait été transmise par Saint François à ses enfants spirituels sur son lit de mort. Je cite les parties pertinentes ci-dessous :

Agissez avec courage, mes frères ; prenez courage et faites confiance au Seigneur. Le temps approche où il y aura de grandes épreuves et des afflictions ; des perplexités et des dissensions, à la fois spirituelles et temporelle, abonderont ; la charité du plus grand nombre se refroidira, et la malice des méchants augmentera. Les démons auront un pouvoir inhabituel, la pureté immaculée de notre Ordre, et de plusieurs autres, sera tellement obscurcie qu'il y aura très peu de chrétiens qui obéiront au véritable Souverain Pontife et à l'Église catholique romaine avec un coeur loyal et une parfaite charité. Au moment de cette tribulation, un homme, non élu canoniquement, sera élevé à la papauté, lequel, par ruse, s'efforcera d'entraîner beaucoup de monde dans l'erreur et dans la mort. Ensuite, les scandales se multiplieront, notre Ordre sera divisé, et de nombreux autres seront entièrement détruits, parce qu'ils consentiront à l'erreur au lieu de s'y opposer. Il y aura une telle diversité d'opinions et de schismes parmi les laïcs, les religieux et les membres du clergé, que, si ces jours n'étaient écourtés, selon les paroles de l'Évangile, même les élus seraient conduits dans l'erreur, s'ils n'étaient pas spécialement guidés, au coeur de cette si grande confusion, par l'immense miséricorde de Dieu... Ceux qui conserveront leur ferveur et adhèreront à la vertu avec amour et zèle pour la vérité subiront nombre de dommages et de persécutions [de la part de ceux qui les considéreront] comme des rebelles et des schismatiques ; car leurs persécuteurs, poussés par les mauvais esprits, diront qu'ils rendent un véritable service à Dieu en éradiquant de la surface de la terre de tels hommes pestilentiels... La sainteté de vie sera tenue en dérision même par ceux qui la professent extérieurement, car en ces jours-là, Notre Seigneur Jésus-Christ leur enverra non pas un vrai Pasteur, mais un destructeur. —Ibid. p.250 (mon emphase)

Alors que certains pensèrent que cette prophétie s'était déjà réalisée lors du grand schisme qui désola l'Église après l'élection d'Urbain VI [3], il peut être naturellement tentant de ne pas vouloir l'appliquer à notre époque. Au cours de la période relativement brève des 40 à 50 dernières années, les scandales se sont multipliés, des ordres religieux ont été anéantis, et il existe une telle diversité d'opinions autour des lois morales fondamentales, que Saint Jean-Paul II a déploré à juste titre que « de vastes secteurs de la société ne sont plus capables de discerner ce qui est bien de ce qui est mal. » [4]

C'est au cours de cette période de chaos moral que la vision de Saint François nous dit qu'un très petit nombre de chrétiens « obéiront au véritable Souverain Pontife ». Il utilise le mot « véritable », ce qui implique qu'il y aurait un « faux » pape, et c'est précisément ce qu'il prophétise ensuite :

Au moment de cette tribulation, un homme, non élu canoniquement, sera élevé à la papauté, lequel, par ruse, s'efforcera d'entraîner beaucoup de monde dans l'erreur et dans la mort.

C'est à cet homme que se réfère Saint François lorsqu'il dit : « ... en ces jours-là, Notre Seigneur Jésus-Christ leur enverra non pas un vrai Pasteur, mais un destructeur. » Oui, dans l'Ancien Testament, Dieu envoya souvent aux Israélites un chef immoral ou oppressif afin de châtier Son peuple lorsque celui-ci s'égarait.

Se pourrait-il que ce soit le Pape François dont il soit question dans la prophétie du Saint ? Tout simplement, non. La raison est qu'il a été élu canoniquement. Ce n'est pas un anti-pape. Cela a été reconnu par nul autre que l'ancien chef de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l'un des plus grands théologiens des temps modernes : son prédécesseur, Benoît XVI. Et pas un seul cardinal, en particulier ceux parmi les plus éminents, fidèles et saints fils de l'Église, ne s'est levé pour annoncer qu'un événement anormal avait eu lieu lors du Conclave ou de la renonciation de Benoît XVI.

Il n'y a pas le moindre doute quant à la validité de ma renonciation au ministère pétrinien. La seule condition à la validité de ma renonciation est la pleine liberté au moment de ma décision. Les spéculations sur sa validité sont tout simplement absurdes... [Mon] seul et unique objectif [est] de soutenir le pontificat de [François] par la prière.

—PAPE ÉMÉRITE BENOÎT XVI, Cité du Vatican, 26 février 2014 ; Zenit.org

De plus, dans le Magistère ordinaire, le Pape François a défendu la doctrine morale de l'Église sans, pour reprendre ses propres mots, « être obsédé » par celle-ci. Loin d'être un destructeur, il a bâti des ponts grâce à son propre style pastoral.

Bien que cela ne soit pas chose inhabituelle dans le passé, parfois troublé, de l'Église d'avoir eu plus d'un pape en quête de pouvoir, la situation aujourd'hui est vraiment unique : un pape ayant paisiblement cédé son pontificat à un autre, qui à son tour n'a pas faibli dans la défense de la tradition ininterrompue de l'Église tout en attirant dans le même temps les âmes vers l'amour et la miséricorde du Christ.

Perdre son temps

Le problème semble résider dans une spéculation incessante autour de la question de la "fin des temps". J'ai reçu, par exemple, de nombreux courriels me demandant ce que je pense de la prophétie de Saint Malachie associée à une liste de papes, ou de la vision de Sainte Catherine Emmerich relative à "deux papes", ou de la théorie des voyantes de Garabandal au sujet de "trois derniers papes [avant la fin des temps]", etc... Sans doute, la meilleure réponse à ce stade est celle donnée par Saint Annibale Maria Di Francia, directeur spirituel de la Servante de Dieu, Luisa Picarretta :

En me basant sur les enseignements de plusieurs mystiques, j'ai toujours estimé que les enseignements et locutions de personnes même saintes, en particulier de femmes, pouvaient contenir des erreurs. Poulain (un théologien mystique) attribue des erreurs même à des saints vénérés par l'Église. Combien de contradictions voyons-nous entre Sainte Brigitte, Marie d'Agreda, Catherine Emmerich, etc. Nous ne pouvons pas accorder la même autorité aux révélations et locutions [privées] qu'aux paroles de l'Écriture. Certaines doivent être écartées et d'autres expliquées dans un sens juste et prudent.

—St Annibale Maria Di Francia, lettre à Mgr Liviero, évêque de Città di Castello, 1925

Il nous dit : ne méprisez pas les prophéties, mais ne les considérez pas non plus comme des vérités absolues (j'y inclus les paroles prophétiques que j'ai moi-même reçues [dans le coeur] et partagées sur mon blog, après discernement auprès de mon directeur spirituel, et dans l'obéissance à ce que je sens intérieurement que le Seigneur me demande d'écrire). Au contraire, de tout votre coeur, obéissez au Christ ! Obéissez à ceux qui vous dirigent [5] que le Seigneur a nommé comme bergers pour [Ses brebis] : « Qui vous écoute m'écoute » [6], a-t-Il dit aux douze Apôtres, y compris Judas qui le trahirait et Pierre qui le renierait.

Ironiquement, certains de ceux qui crient à l'imposture au sujet du Pape François, prétendant qu'il va finir par créer un schisme, sont eux-mêmes en train d'accomplir cette prophétie [de Saint François] en refusant de se soumettre à l'autorité magistérielle du Saint-Père. [7]

L'hérésie est la négation obstinée, après la réception du baptême, d'une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité. L'apostasie est le rejet total de la foi chrétienne. Le schisme est le refus de la soumission au Souverain Pontife ou de communion avec les membres de l'Église qui lui sont soumis.

—Catéchisme de la foi catholique, n° 2089

Combien de temps perdons-nous à courir après les prophéties, à passer au peigne fin le passé du Pape, à analyser chacun de ses faux pas afin de pouvoir aussitôt le qualifier de « moderniste », « franc-maçon », « marxiste » ou « hérétique » plutôt que de prendre à coeur l'urgent travail d'évangélisation et de promotion d'une unité authentique. C'est parfois...

[...] une présumée sécurité doctrinale ou disciplinaire qui donne lieu à un élitisme narcissique et autoritaire, où, au lieu d'évangéliser, on analyse et classifie les autres, et, au lieu de faciliter l'accès à la grâce, les énergies s'usent dans le contrôle. Dans les deux cas, ni Jésus-Christ, ni les autres n'intéressent vraiment.

—PAPE FRANÇOIS, Evangelii Gaudium, n° 94

C'est saint Ambroise qui disait : « Là où est Pierre, là est l'Église ». C'était en 397. Après J.C. — avant que n'apparaisse la première bible officielle. La toute première homélie de Pierre après la Pentecôte, [jusqu'à celles de François] n'ont cessé de chercher à affermir les chrétiens dans leur foi, nourrie à travers l'Office de Pierre. Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et pour toujours. IL NE TRAHIRA PAS SON ÉGLISE, SON ÉPOUSE, SON CORPS MYSTIQUE. Il est temps pour les catholiques de mettre à nouveau leur foi en Notre Seigneur, d'abandonner les dangereuses spéculations, et de prier pour leurs prêtres, leurs évêques et le Pape, au lieu de les diffamer, ce que j'estime être très grave. Et si l'un de nos prêtres venait à commettre un grave péché — y compris le Saint-Père — ce n'est pas à nous de le jeter par-dessus bord, mais dans un esprit d'amour filial...

... remettez-le dans le droit chemin avec un esprit de douceur ; mais prenez garde à vous-mêmes, que vous ne soyez tentés, vous aussi. Portez les fardeaux les uns des autres : ainsi vous accomplirez la loi du Christ.

Gal 6: 1-2

De cette façon, nous aidons nos frères dans le Seigneur, dont le ministère nous donne Jésus dans les Sacrements, et en même temps, nous témoignons au monde que nous sommes les disciples du Christ par notre amour les uns pour les autres.

Le Christ est le centre, non le Successeur de Pierre. Le Christ est la référence fondamentale, le coeur de l'Église. Sans lui, Pierre et l'Église n'existeraient pas et n'auraient pas de raison d'être. Comme l'a répété plusieurs fois Benoît XVI, le Christ est présent et guide son Église. Dans tout ce qui est arrivé, le protagoniste est, en dernière analyse, l'Esprit-Saint. Il a inspiré la décision de Benoît XVI pour le bien de l'Église ; il a orienté les Cardinaux dans la prière et dans l'élection.

—PAPE FRANÇOIS, le 16 mars 2013, rencontre avec la presse ; diocese64.org

Le Pape n'est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Le ministère du Pape est la garantie de l'obéissance envers le Christ et envers Sa Parole.

—Pape Benoît XVI, Homélie du 7 mai 2005 ; Basilique de Saint-Jean-de-Latran ; Vatican.va

Mark Mallett
The Prophecy of St. Francis


[1] cf. “Top 10 Controversial Popes”, TIME, 14 avril 2010 ; time.com
[2] cf. Why Aren't the Popes Shouting ?
[3] cf. Works of the Seraphic Father par R. Washbourne; note de bas de page, p. 250
[4] cf. Homélie au Parc d'État de Cherry Creek, Denver, Colorado, 15 août 1993 ; vatican.va
[5] cf. Heb 13: 17 : “Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet, ils sont là pour veiller sur vos âmes, ce dont ils auront à rendre compte. Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce qui ne vous serait d'aucun profit.
[6] cf. Lc 10: 16
[7] Cela me fait penser à ceux qui adhèrent aux erreurs enseignées par “Maria de la Divine Miséricorde”, ainsi que par les sédévacantistes et autres schismatiques... cf. Casualties of Confusion

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Commentaire laissé par le

Bonjour Anne Françoise, tout dépend de la façon dont on "critique" le Pape, si cela est fait avec respect et charité. Souvent il vaut mieux prier pour nos prêtres et pour le Pape que de les critiquer car nous ignorons l'intention derrière tel acte, tel geste ou telle parole. L'essentiel est de faire confiance à l'Esprit Saint qui guide le Saint Père et l'Eglise, en dépit des faiblesses et péchés de nos bergers. Et si nous ne comprenons pas tout, faisons comme Marie, méditons cela dans notre coeur, l'Esprit Saint finira toujours par nous donner les lumières pour y voir plus clair.

Philippe

Commentaire laissé par le

Je pense que d'aucuns ne passent leur temps à critiquer le pape François sans aucune raison comme vous le dites mais je pense aussi que la véritable charité chrétienne qui est en train de s'émousser voire, être faussée, rejoins ici une sorte de pharisianisme" bien pensants" de certains.
Il est certes vrai que de voir deux papes dont l'un incarnerait, je dirais ,la sagesse et l'autre, la témérité dans toutes les difficultés qui se présentent,est certes un événement inhabituel.

À cela, j'ajouterais que la figure du Christ semble parfois bien lointaine de l'idéal Catholique.....
Il est vrai qu'avec tous les témoignages des Saints,il est,comme vous dites, bien difficile de pouvoir trier si je puis employer ce terme,
toutes les visions et/ ou locutions de ceux ci.
Je pense qu'il faut avancer petit à petit avec une confiance d'enfant envers le Père,symbole d'Amour et vers Son Fils Qui s'est donné pour nous.
Nous avons chacun aussi notre conscience c'est-à-dire une sorte de lumière intérieure qui nous aide beaucoup pour tel ou tel discernement mais le tout et de l'écouter puisque cela s'appelle tout simplement la conscience et aussi la prise de cette conscience.
Dieu n'abandonne jamais les siens.

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