La loi anti-fessée... un pas de plus vers une société totalitaire et de l'enfant-roi !


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Publié le jeudi 29 novembre 2018

Catégorie : Mariage, Famille & Bioéthique

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Une nouvelle loi anti-fessée est actuellement discutée à l'Assemblée. La question de l'interdiction de la fessée en France revient régulièrement. C'est un véritable serpent de mer, mais qui cette fois pourrait être la bonne. Les députés [auront eu à] se prononcer ce 29 novembre sur une proposition de loi contre les "violences éducatives ordinaires" (VEO), et notamment la fessée.

Source : huffingtonpost.fr

Il comprend deux articles dont le premier dispose que "les enfants ont droit à une éducation sans violence" et que "les titulaires de l'autorité parentale ne peuvent user de moyens d'humiliation tels que la violence physique et verbale, les punitions ou châtiments corporels, les souffrances morales", comme le révèle le quotidien Le Parisien jeudi 15 novembre.

(...)

Ce nouveau texte porté par le MoDem entend faire interdire les gestes comme la fessée, la gifle, mais aussi les menaces, les cris ou les propos humiliants envers les enfants, précise Le Parisien. S'il est voté, il devrait être intégré à l'article 371-1 du Code civil sur l'autorité parentale.

Totalitarisme rampant

Source : bvoltaire.fr

Totalitarisme peut sembler un grand mot. Ce terme, pourtant, ne désigne pas un régime dictatorial mais un système politique qui prétend régenter la totalité de la vie économique et sociale d'une nation, jusqu'à la vie privée et la pensée des citoyens. Loi après loi, ce totalitarisme soft progresse depuis plus de 40 ans et semble accélérer ses offensives. (...) Avec l'interdiction de la fessée, le piège se referme : vous n'êtes plus libre d'aider vos enfants à se construire et l'État se charge de les déconstruire.

Ce totalitarisme-là prétend s'opposer aux totalitarismes des années 30. Ce n'est donc pas un totalitarisme brutal. Ce n'est pas Big Father, pas même Big Brother : c'est Big Mother ; c'est au nom de la compassion que l'on nous aliène et que l'on détruit intérieurement la société et l'être humain. La fessée, c'est désagréable, alors il faut l'interdire, quand bien même cette interdiction conduirait à fabriquer des générations de déséquilibrés, de délinquants et de suicidaires. (...) Ce totalitarisme-là ne met pas en place un ordre impitoyable, il provoque un désordre monstrueux.

Ce totalitarisme n'a pas d'armée régulière. Il possède quelques milices comme les autoproclamés antifascistes, mais il progresse surtout par le contrôle des finances, des médias et des institutions, parfois à l'échelle planétaire. Il est, d'ailleurs, frappant de constater que l'interdiction de la fessée se diffuse comme le mariage gay. Tout commence par un discours compassionnel sur les souffrances morales des homosexuels rejetés ou des enfants battus. Puis cela se poursuit par des campagnes de presse de plus en plus rapprochées. Ensuite vient la pression des associations et des organisations internationales (...) puis l'adoption de la loi transgressive par un pays pionnier – Suède ou Pays-Bas, par exemple. Enfin, l'exemple se diffuse méthodiquement et l'on peut commencer à présenter comme ringards les États qui n'ont « pas encore » adopté le mariage gay ou l'interdiction de la fessée.

Le problème, c'est que cela commence à se voir, et que le citoyen (...) n'aime pas bien que l'on s'attaque à sa famille.

Source : causeur.fr

Inutile d'insister sur la monstruosité de la maltraitance enfantine, qui relève fort heureusement du pénal. En revanche, que le drame des enfants battus devienne le motif d'une condamnation uniforme de tous les parents, qui dans leur tâche éducative peuvent être amenés à recourir à la correction physique légère, est une ineptie.

D'une part, c'est une immixtion indue dans la vie privée des familles, faite comme toujours dans ce cas au nom du bien commun. L'Etat décrète la façon unique et convenable d'élever les enfants et entend bien l'imposer aux parents, qui sont tous comme on le sait, des bêtes ignares et brutales à la main leste. Cette intrusion dans ce qui relève de la sphère privée s'apparente à du totalitarisme. Le dispositif ne [prévoit] pas de sanction pénale, pour l'instant. (...)

D'autre part, c'est une façon insidieuse de faire avaler plus facilement la pilule du progressisme sociétal, et de permettre l'avènement en douceur de l'Homme nouveau, grâce à une ficelle déjà connue : l'incrimination abusive de la majorité innocente au nom d'une minorité agissante.

Campagnes d'intimidation

(...) Le progrès sociétal escompté est l'abolition de tout rapport hiérarchique entre parents et enfants, dans une logique égalitariste poussée jusqu'à l'absurde, et ardemment voulue par les instances supranationales (Convention internationale des Droits de l'Enfant. Convention des Nations-Unies).

L'interdiction de la fessée est donc une ineptie, mais pas seulement. Dernier point, mais non des moindres, elle participe à sa manière à notre fragilisation face à la progression de l'islam. C'est un coup de canif porté au dernier bastion de l'autorité dans notre société, l'autorité parentale, bastion déjà très ébranlé par les théories permissives de mai 1968. Or comment ne pas mettre en parallèle notre déconstruction progressive de toute forme d'autorité, et l'avancée rampante de l'islam, incarnation de l'obéissance s'il en est, dans nos sociétés ?

Quel peut bien être le degré de notre aveuglement, qui nous empêche de voir que plus nous nous dépouillons de tout corset de contrainte, plus un autre dispositif, autrement plus autoritaire et totalitaire, viendra à coup sûr occuper l'espace que nous aurons volontairement vidé ? Notre nature humaine est ainsi faite que, constamment tiraillée entre sa part de lumière et sa part d'ombre, ou dans des termes plus profanes, entre son côté clair et son côté obscur, elle éprouve un impérieux besoin de limites, de bornes, de normes.

Est-il interdit d'interdire?

(...) En somme, une nouvelle loi contre la loi naturelle, celle qui veut que les parents détiennent une autorité sur leurs enfants. « Il est interdit d'interdire » est plus que jamais d'actualité. Si l'effacement de toute trace d'autorité au nom de la liberté de chacun semble une idée séduisante, il est à terme incompatible avec notre essence humaine.

L'interdiction de la correction physique légère des enfants est une illustration, parmi d'autres mais avec une haute portée symbolique, de la manière dont nous abandonnons petit à petit notre corset historique, et ce faisant, laissons la place à un autre, en l'occurrence issu d'une autre culture, et en l'occurrence défendu avec ardeur par ses partisans. A toujours vouloir toujours moins de contraintes, nous n'en récolterons que davantage. Moins de fessée, pour plus d'islam. (...)

Les Suédois, ces enfants gâtés à qui on a laissé le pouvoir

Source : lepoint.fr

... dans les derniers jours surviendront des moments difficiles. En effet, les gens seront égoïstes, cupides, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, révoltés contre leurs parents, ingrats, sacrilèges, sans coeur, implacables, médisants, incapables de se maîtriser, intraitables, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l'orgueil, amis du plaisir plutôt que de Dieu.

2 Timothée 3: 1-4

La Suède, pionnière dans l'évolution de l'éducation avec son interdiction de la fessée, se demande si elle n'est pas allée trop loin en engendrant une génération d'enfants-rois.

"D'une certaine façon les enfants en Suède sont vraiment mal élevés", indique à l'AFP David Eberhard, psychiatre et père de six enfants.

"Ils crient s'il y a des adultes qui parlent à table, ils vous interrompent sans arrêt et ils exigent la même place que les adultes", relève-t-il.

Son livre "Comment les enfants ont pris le pouvoir" explique que l'interdiction des châtiments corporels que la Suède a été la première au monde en 1979 à introduire dans son code pénal a peu à peu dérivé en interdiction de corriger les enfants de quelque manière que ce soit.

"Bien sûr il faut écouter ses enfants mais en Suède c'est allé trop loin. Ils ont tendance à tout décider dans les familles: quand se coucher, quoi manger, où partir en vacances, même la chaîne de télévision", estime-t-il, qualifiant les enfants suédois de mal préparés à la vie adulte.

"On voit beaucoup de jeunes qui sont déçus de la vie: leurs attentes sont trop élevées et la vie trop dure pour eux. Cela se manifeste par des troubles de l'anxiété et des gestes d'autodestruction, qui ont augmenté de manière spectaculaire en Suède", ajoute le psychiatre.

(...)

Le débat sur le mauvais comportement des enfants revient régulièrement dans les discussions sur l'école, qui peut en paraître victime.

Début octobre, Ola Olofsson décrivait dans le journal où il travaille son effarement après s'être rendu dans la classe de sa fille. "Deux garçons s'insultaient, et je n'avais même pas idée qu'à sept ans on connaissait des mots pareils. Quand j'ai essayé d'intervenir ils m'ont insulté et dit de me mêler de mes affaires", raconte-t-il à l'AFP.

Près de 800 internautes ont commenté sa chronique. Dont un enseignant de maternelle qui a rapporté ces paroles d'élèves de quatre ou cinq ans à qui on donne une tâche: "Tu crois que j'ai envie ?" Ou encore : "L'autre jour un enfant de quatre ans m'a craché dessus quand je lui ai demandé d'arrêter de grimper sur des étagères".

(...)

D'après Hugo Lagercrantz, professeur de pédiatrie à l'université Karolinska de Stockholm, la forte adhésion des Suédois à la démocratie et à l'égalitarisme en a amené beaucoup à vouloir faire ami-ami avec leurs enfants.

"Les parents essayent d'être trop démocratiques (...) Ils devraient se comporter en parents et prendre les décisions, pas essayer d'être sympa tout le temps", déclare-t-il.

(...)

"La fessée, je crois que ça a une valeur éducative dès lors que c'est fait avec l'affection et l'amour que les parents portent à leurs enfants". "Evidemment il faut prévoir dans la loi la condamnation ferme de la violence physique (...) mais je crois que faire de l'ingérence dans l'éducation c'est une erreur". "Souvent ça permet de poser des limites à un enfant. Je crois que ça a une valeur éducative. (...) Tous les parents ont expérimenté cela. Ca peut être un moyen", a-t-il ajouté avant de fustiger la proposition de loi MoDem qui confond "de façon grossière la fessée éducative avec la violence physique contre les enfants."

—Nicolas Bay, vice-président du Rassemblement national (ex-FN) ; huffingtonpost.fr

La Bible et la fessée

Source : bible-ouverte.ch

Il y a quelques versets dans l'Ancien Testament qui conseillent de donner la fessée aux enfants désobéissants :

Qui ménage son bâton n'aime pas son fils, qui l'aime vraiment veille à le corriger.

Proverbes 13: 24

La folie s'agrippe au coeur d'un jeune : le bâton de la correction lui fait lâcher prise.

Proverbes 22: 15

N'hésite pas à corriger ton garçon, il ne va pas mourir pour des coups de baguette ! Toi, par des coups de baguette, c'est de la tombe que tu le sauveras !

Proverbes 23: 13-14

Baguette et réprimande procurent la sagesse, le jeune homme laissé à lui-même est la honte de sa mère.

Proverbes 29: 15

Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c'est cela qui est juste... Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.

Ephésiens 6: 1 et 4

Il ressort clairement de ces versets que le but recherché n'est pas la punition mais de corriger la conduite de l'enfant.

On a donc la notion de sévérité correctrice, et celle d'éviter de braquer les enfants contre les parents. Les enfants savent très bien quand ils ont mérité une correction ! Etant enfant j'en ai reçu rarement, mais elles étaient bien méritées - j'en suis reconnaissant à mes parents.

Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend. Car celui qu'aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu'il agrée. C'est pour votre correction que vous souffrez. C'est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père ? Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c'est que vous êtes des bâtards et non des fils. D'ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie ? ... Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu'elle a exercés un fruit de paix et de justice

He 12: 5-11

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