La dimension mariale de la tempête


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Publié le dimanche 26 août 2018

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Réflexions et méditations mariales

Nombre de consultations : 465

Les âmes élues devront combattre le Prince des Ténèbres. Ce sera une tempête effrayante — non, pas une tempête, mais un ouragan qui dévaste tout ! Il veut même détruire la foi et la confiance des élus. Je serai toujours à vos côtés dans la tempête qui se prépare. Je suis votre mère. Je peux vous aider et je le veux ! Vous verrez partout la lumière de ma Flamme d'Amour éclater telle un éclair illuminant le Ciel et la terre, et avec laquelle j'enflammerai même les âmes noircies et languissantes ! Mais quelle douleur pour moi de voir tant de mes enfants se jeter en Enfer !

— Message de la Bienheureuse Vierge Marie à Elizabeth Kindelmann (1913-1985); approuvé par le Cardinal Péter Erdö, primat de Hongrie

Un article de Mark Mallett du 25 août 2017 : « The Marian Dimension of the Storm »

Traduction Pierre et les Loups

Il y a beaucoup de « prophètes » sincères et authentiques dans les églises protestantes aujourd'hui. Mais il n'est pas surprenant qu'il y ait des trous et des lacunes dans certaines de leurs récentes « paroles prophétiques, » précisément parce qu'il y a des trous et des lacunes dans leurs fondements théologiques. Une telle déclaration n'a pas pour but d'être incendiaire ou triomphaliste, comme si "nous catholiques" avions le monopole sur Dieu, pour ainsi dire. Non, beaucoup de chrétiens protestants (évangéliques) ont aujourd'hui plus d'amour et une plus grande dévotion pour la Parole de Dieu que beaucoup de catholiques, et ont cultivé un grand zèle, une intense vie de prière, une foi affermie et une plus grande ouverture à la spontanéité du Saint-Esprit. Et ainsi, le cardinal Ratzinger fait une qualification importante du protestantisme contemporain:

Il est évident que l'ancienne catégorie « d'hérésie » n'est plus d'aucune valeur, car l'Écriture et l'Église primitive, comprend l'idée d'une décision personnelle contre l'unité de l'Eglise, et la caractéristique de l'hérésie est pertinacia, l'obstination de celui qui persiste dans sa voie privée. Ceci, cependant, ne peut pas être considéré comme une description appropriée de la situation spirituelle du chrétien protestant. Au cours d'une histoire désormais vieille de plusieurs siècles, le protestantisme a apporté une contribution importante à la réalisation de la foi chrétienne, pour remplir une fonction positive dans le le développement du message chrétien et, surtout, donnant souvent lieu à une foi sincère et profonde dans l'individu chrétien non-catholique, dont la séparation de l'affirmation catholique n'a rien à voir avec le pertinacia caractéristique de l'hérésie ... La conclusion est inévitable alors : le protestantisme d'aujourd'hui est quelque chose de différent de l'hérésie dans le sens traditionnel du terme, un phénomène dont le lieu théologique vrai n'a pas encore été déterminé.

— Cardinal Ratzinger (PAPE BENOÎT XVI), Le sens de la Fraternité chrétienne, pp. 87-88

Peut-être que cela servirait mieux le corps du Christ de supprimer les catégories imposées de "prophétie protestante" contre "prophétie catholique". Car une parole prophétique authentique venant du Saint-Esprit n'est ni "catholique" ni "protestante", mais simplement une parole adressée à tous les enfants de Dieu. Cela dit, nous ne pouvons pas nous débarrasser aussi facilement des vraies divisions théologiques qui persistent et font parfois de gros dommages aux Révélations privées comme publiques, soit en donnant à la Parole de Dieu une mauvaise interprétation, soit en la laissant fortement appauvrie. Quelques exemples me viennent à l'esprit, tels que ces « prophéties » qui décrivent l'Église catholique comme la prostituée de Babylone, le pape comme un « faux prophète » et Marie comme une déesse païenne. Ce ne sont pas de petites distorsions, car cela a, en fait, conduit beaucoup d'âmes à abandonner leur foi catholique pour une expérience religieuse plus subjective (et donc précaire).

En outre, ces distorsions ont, dans de nombreux cas, omis les aspects les plus importants de la Grande Tempête dans laquelle nous sommes entrés : c'est le triomphe à venir. En effet, certaines voix parmi celles les plus authentiques du monde évangélique se concentrent presque entièrement sur le « jugement » à venir de l'Amérique et du monde. Mais il y a tellement plus, tellement plus ! Mais vous n'en entendrez pas parler dans les cercles évangéliques précisément parce que le triomphe qui s'en vient tourne autour de la « femme revêtue du soleil », la Bienheureuse Vierge Marie.

Tête et Corps

Dès le début, dans la Genèse, nous lisons comment Satan combattra cette "femme". Et le serpent sera vaincu par sa "descendance".

Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »

Genèse 3: 15

Il est impossible de séparer la mère de sa descendance — la victoire de l'enfant est aussi celle de sa mère. Cela se réalise pour Marie au pied de la Croix quand son Fils, qu'elle a porté au monde à travers son fiat, vainc les puissances des ténèbres :

Ainsi, Dieu a dépouillé les principautés et les puissances de l'univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ.

Col 2: 15

Et pourtant, Jésus a clairement fait comprendre que Ses disciples, Son corps, participeraient également au dépouillement des principautés et des puissances de l'univers :

Voici que je vous ai donné le pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l'Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.

Luc 10: 19

Comment ne pas voir cela comme l'accomplissement de Genèse 3: 15 dans lequel il est prophétisé que la descendance de la Femme "meurtrirait la tête de [Satan]" ? Pourtant, on peut se demander comment il est possible que les chrétiens d'aujourd'hui soient eux aussi la « descendance » de cette femme ? Mais ne sommes-nous pas les « frères » et « soeurs » du Christ ? Si oui, n'avons-nous pas alors une mère commune ? S'il est la « tête » et que nous sommes Son « corps, » Marie n'a-t-elle donné naissance qu'à une tête ou bien à un corps entier ? Laissons Jésus lui-même répondre à cette question :

Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Jean 19: 26-27

Saint Jean-Paul II fait remarquer la signification du titre « Femme » avec lequel Jésus s'adresse à Marie — c'est une référence délibérée à la « femme » de Genèse — celle que l'on appelait Eve ...

... parce qu'elle fut la mère de tous les vivants.

Genèse 3: 20

Les paroles que Jésus prononce du haut de la Croix signifient que la maternité de sa Mère trouve un « nouveau » prolongement dans l'Eglise et par l'Eglise symbolisée et représentée par Jean. Ainsi celle qui, « pleine de grâce », a été introduite dans le mystère du Christ pour être sa Mère, c'est-à-dire la Sainte Mère de Dieu, demeure dans ce mystère par l'Eglise comme « la femme » que désignent le livre de la Genèse (3, 15) au commencement, et l'Apocalypse (12, 1) à la fin de l'histoire du salut.

— SAINT JEAN-PAUL II, Redemptoris Mater, n° 24

En effet, dans le passage d'Apocalypse 12 décrivant la "femme revêtue du soleil", nous lisons :

Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et le travail de l'enfantement ... Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer.

Ap 12: 2, 4-5

Qui est cet enfant ? Jésus, bien sûr. Mais Jésus a alors ceci à nous dire :

Le vainqueur, celui qui reste fidèle jusqu'à la fin à ma façon d'agir, je lui donnerai autorité sur les nations, et il les conduira avec un sceptre de fer ...

Ap 2: 26-27

L'"enfant" que porte cette Femme est donc à la fois le Christ tête et Son corps.

Une femme encore en travail

Comment Marie fait-elle pour "nous donner naissance" ? Il va sans dire que sa maternité envers nous est de nature spirituelle. Même Martin Luther a perçu cela :

Marie est la Mère de Jésus et notre Mère à tous, même si c'est le Christ seul qui a reposé sur ses genoux... S'il est nôtre, il nous faut nous placer dans sa situation ; là où il est, il nous faut aussi y être, et tout ce qu'il possède doit être nôtre. Ainsi, sa mère est aussi notre mère.

— Martin Luther, Sermon de Noël, 1529 : lire aussi : « La façon dont Luther exprime sa foi en "Marie, mère de Dieu" est conforme à celle de la foi catholique »

L'Église a été conçue, pour ainsi dire, sous la Croix. Là, se déroule un symbolisme profond qui reflète l'acte conjugal de la consommation. Car Marie, par une parfaite obéissance, "ouvre" complètement son coeur à la volonté de Dieu. Et Jésus, par Sa parfaite obéissance, "ouvre" Son coeur pour le salut de l'humanité, qui est la volonté du Père. Le sang et l'eau jaillissent comme s'ils « ensemençaient » le Coeur de Marie. Les Deux Coeurs ne sont qu'un, et dans cette profonde union dans la Volonté Divine, l'Église est conçue : « Femme, voici ton fils. » C'est alors, à la Pentecôte — après le travail d'attente et de prière — que l'Eglise naît en présence de Marie par le pouvoir du Saint-Esprit :

Il y a donc, dans l'économie de la grâce, réalisée sous l'action de l'Esprit Saint, une correspondance unique entre le moment de l'Incarnation du Verbe et celui de la naissance de l'Eglise. La personne qui fait l'unité entre ces deux moments est Marie: Marie à Nazareth et Marie au Cénacle de Jérusalem. Dans les deux cas, sa présence discrète, mais essentielle, montre la voie de la « naissance par l'Esprit ». Ainsi celle qui est présente dans le mystère du Christ comme Mère est rendue présente -par la volonté du Fils et par l'Esprit Saint- dans le mystère de l'Eglise. Et dans l'Eglise encore, elle continue à être une présence maternelle, comme le montrent les paroles prononcées sur la Croix: « Femme, voici ton fils »; « Voici ta mère ».

— SAINT JEAN-PAUL II, Redemptoris Mater, n° 24

Vraiment, la Pentecôte est une continuation de l'Annonciation quand Marie a été recouverte par l'ombre du Saint-Esprit dans le dessein de concevoir et donner naissance à un Fils. De même, ce qui a commencé à la Pentecôte continue aujourd'hui tandis que de plus en plus d'âmes "naissent de nouveau" d'eau et d'Esprit — les eaux du Baptême qui coulèrent du Coeur du Christ en passant par le Coeur de Marie "pleine de grâce" pour qu'elle puisse continuer de donner naissance au Peuple de Dieu. La genèse de l'Incarnation se poursuit comme moyen par lequel le Corps du Christ vient à la vie.

C'est de cette manière que Jésus est toujours conçu. C'est ainsi qu'Il est reproduit dans les âmes. Il est toujours le fruit du ciel et de la terre. Deux artisans doivent concourir à l'oeuvre qui est à la fois le chef-d'oeuvre de Dieu et le produit suprême de l'humanité : le Saint-Esprit et la très Sainte Vierge Marie ... car ils sont les seuls à pouvoir reproduire le Christ.

— Archevêque Luis M. Martinez, The Sanctifier, p. 6

Les implications de cette profonde présence de Marie — par le dessein et le libre arbitre de Dieu — placent cette Femme aux côtés de son Fils au centre de l'histoire du salut. C'est-à-dire que Dieu non seulement a voulu entrer dans le temps et l'histoire par l'intermédiaire d'une femme, mais a l'intention d'achever la Rédemption de la même manière.

A ce niveau universel, si la victoire vient, elle sera apportée par Marie. Le Christ sera vaincqueur à travers elle parce qu'Il veut que la victoires de l'Église de demain comme celle d'aujourd'hui soient liées à elle ...

— PAPE JEAN-PAUL II, Entrez dans l'espérance, p. 221

Ainsi sont exposées les "lacunes" dans les prophéties protestantes ; le rôle de cette Femme est de donner naissance à l'ensemble du Peuple de Dieu afin de promouvoir le règne de Dieu sur terre, le règne de la Divine Volonté "sur la terre comme au Ciel" avant la fin de l'histoire humaine. (cf. La Nouvelle et Divine Sainteté) Et c'est essentiellement ce qui a été décrit dans Genèse 3: 15 : que la descendance de la Femme meurtrira la tête du serpent — Satan, "l'incarnation" de la désobéissance. C'est précisément ce que Saint Jean avait vu pour le dernier âge du monde :

Alors j'ai vu un ange qui descendait du ciel ; il tenait à la main la clé de l'abîme et une énorme chaîne. Il s'empara du Dragon, le serpent des origines, qui est le Diable, le Satan, et il l'enchaîna pour une durée de mille ans. Il le précipita dans l'abîme, qu'il referma sur lui ; puis il mit les scellés pour que le Dragon n'égare plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans arrivent à leur terme. Après cela, il faut qu'il soit relâché pour un peu de temps. Puis j'ai vu des trônes : à ceux qui vinrent y siéger fut donné le pouvoir de juger. Et j'ai vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui ne se sont pas prosternés devant la Bête et son image, et qui n'ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans.

Ap 20: 1-4

Ainsi, la clé pour comprendre la « fin des temps » réside précisément dans la compréhension du rôle de Marie, qui est un prototype et un miroir de l'Église.

La connaissance de la véritable doctrine catholique sur la bienheureuse Vierge Marie
constituera toujours une clé pour la compréhension exacte du mystère du Christ et de l'Eglise.

— PAPE PAUL VI, Discours du 21 novembre 1964 ; cité par le Pape Jean-Paul II, in Redemptoris Mater, n°47

La Sainte Mère devient pour nous non seulement un signe et une réelle espérance de ce que nous devons devenir, mais aussi un miroir de ce que nous sommes déjà :

Marie est à la fois vierge et mère car elle est la figure et la plus parfaite réalisation de l'Église. « L'Église devient à son tour une Mère, grâce à la parole de Dieu qu'elle reçoit dans la foi : par la prédication en effet, et par le Baptême elle engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu. Elle est aussi vierge, ayant donné à son Époux sa foi, qu'elle garde intègre et pure »

— Catéchisme de l'Église catholique, n° 507

Ainsi, le prochain triomphe de Marie est à la fois le triomphe de l'Église. (cf. The Triumph of Mary, Triumph of the Church) Perdez cette clé, et vous perdrez la plénitude du message prophétique que Dieu veut que Ses enfants entendent aujourd'hui — aussi bien les protestants que les catholiques.

Les deux tiers du monde sont perdus et l'autre partie doit prier et faire réparation pour que le Seigneur prenne pitié. Le diable veut avoir une domination totale sur la terre. Il veut la détruire. La terre est en grand danger ... En ce moment, l'humanité tient à un fil. Si ce fil cède, nombreux sont ceux qui n'atteindront pas le salut ... Ne tardez pas car le temps commence à manquer, et il n'y aura plus de place pour ceux qui tarderont à venir ! ... L'arme qui a le plus d'influence sur le mal est la récitation du Rosaire ...

— Notre Dame à Gladys Herminia Quiroga d'Argentine, approuvée le 22 mai 2016 par Mgr Hector Sabatino Cardelli

Mark Mallett

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Salutations!
Selon vous, Marie serait-elle la 2ième Eve AVANT le péché? c'est-à-dire créée parfaite comme Eve avant le péché? Le premier enfant d'Éve était Cain, fils du diable. Bible. Le premier enfant de Marie est JÉSUS , le Fils de Dieu....
C'est comme si Dieu a voulu ''rétablir'' ce qui était au Commencement : deux êtres parfaits, créés à son image et ressemblance...
À nous de choisir la RÉDEMPTION ou la CONDAMNATION......
Dieu dit '' Mon peuple périt par manque de connaissance''........LISONS et MÉDITONS sa Parole......et surtout, mettons-là en pratique tous les jours.

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