La croix, chemin d'amour


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Publié le dimanche 4 novembre 2018

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Encouragement spirituel

Nombre de consultations : 308

Prendre sa croix signifie s'anéantir complètement pour l'amour de l'autre. Jésus l'exprime autrement :

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.

Jean 15: 12-13

Un encouragement spirituel de Mark Mallett. Titre original : « The Cross of Loving »

Nous devons aimer comme Jésus nous a aimés. Sa mission personnelle — qui était une mission universelle — le conduisit jusqu'à la mort, et à la mort sur la Croix. Mais comment devons-nous aimer, en tant que mère ou père, frère ou soeur, prêtre ou religieux, si nous ne sommes pas appelés au martyre de façon aussi radicale ? Jésus nous l'a aussi révélé, non seulement au Calvaire, mais jour après jour, tandis qu'Il marchait parmi nous. Comme le disait Saint Paul : « Il s'est anéanti, prenant la condition d'esclave… » [Ph 2: 5-8] Comment ?

Dans l'évangile de Saint Marc, nous lisons comment le Seigneur quitta la synagogue après avoir enseigné et se rendit chez Simon Pierre. Mais plutôt que de s'y reposer, Jésus fut immédiatement sollicité pour une guérison. Sans hésiter, Jésus se rendit au chevet de la belle-mère de Simon. Ensuite, ce soir-là, au coucher du soleil, toute la ville sembla se presser à la porte — les malades, les infirmes et les possédés. Et « Il guérit beaucoup de gens. » Ne dormant presque pas, Jésus se leva très tôt, bien avant l'aube, pour se rendre enfin dans un « endroit désert, où Il pria. » Mais ensuite…

Simon et ceux qui étaient avec lui le poursuivirent et, l'ayant trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »

Mc 1: 29

Jésus ne leur a pas répondu : « Dites-leur de patienter, » ou « Donnez-moi quelques minutes, » ou « Je suis fatigué. Laissez-moi me reposer. » Mais plutôt,

Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que j'y prêche aussi ; car c'est pour cela que je suis sorti.

C'est comme si Jésus était esclave de Ses Apôtres, esclave du peuple qui le poursuivait sans relâche.

De la même façon, la vaisselle, les repas et le linge nous poursuivent sans relâche. Ils perturbent notre repos et notre détente, et nous appellent à servir et servir encore. Nos emplois qui nous permettent de subvenir aux besoins de nos familles et de payer les factures nous tirent, dès l'aube, du confort de notre lit, et nous appellent à servir. Viennent ensuite les sollicitations inattendues et ininterrompues, les changements de programme de dernière minute, la maladie d'un proche, la voiture du voisin à réparer, le trottoir à pelleter, ou un parent âgé ayant besoin d'aide et de réconfort. C'est alors que la Croix commence vraiment à prendre forme dans nos vies. C'est alors que les aspects douloureux de l'amour et du service commencent réellement à creuser les limites de notre patience et de notre charité, et à révéler dans quelle mesure nous aimons vraiment comme Jésus aimait.

Oui, parfois, le Calvaire ressemble davantage à une montagne de linge.

Et ces Calvaires quotidiens que nous sommes appelés à gravir selon notre vocation — s'ils ont pour but de nous transformer et de changer le monde qui nous entoure — doivent être acceptés avec amour. L'amour n'hésite pas. L'amour nous appelle à répondre au devoir du moment quand celui-ci se présente, à laisser derrière soi nos propres intérêts et à chercher à répondre aux besoins du prochain. Même les besoins qui nous semblent déraisonnables.

C'est comme ce lecteur qui m'écrivait un jour pour me raconter comment il hésita lorsque son épouse lui demanda d'allumer un feu dans la cheminée en prévision de sa soirée avec des amis.

Ça va refroidir toutes les autres pièces de la maison. Et je lui ai fait savoir que cela ne m'arrangeait pas. Dans la matinée de ce jour-là, j'eus une révolution copernicienne. Mon coeur changea. Madame s'est beaucoup donnée pour faire de cette soirée une réussiste. Si elle veut un feu, fais-lui un feu. Et c'est ce que j'ai fait. Ce n'est pas que ma logique ne tenait pas la route. Il s'agissait juste d'un manque d'amour.

Combien de fois cela ne m'est pas arrivé ! J'ai toutes les bonnes raisons pour refuser d'agrééer telle ou telle demande qui me semble inopportune, illogique, déraisonnable… Jésus aurait pu faire de même. Il avait rendu service toute la journée et s'était encore rendu disponible toute la nuit. Il méritait un bon repos... mais au lieu de cela, Il s'anéantit pour devenir serviteur.

A cela nous savons que nous sommes en lui. Celui qui prétend demeurer en lui doit se conduire à son tour comme Jésus s'est conduit.

1 Jean 2: 5

Vous voyez, nous n'avons pas besoin de faire des jeûnes sévères et de douloureuses mortifications pour trouver la Croix. Elle nous trouve quotidiennement dans notre devoir de chaque instant, dans nos tâches et obligations ordinaires.

Or l'amour, c'est que nous marchions selon ses commandements. Tel est le commandement selon lequel vous devez marcher, comme, depuis le commencement, vous l'avez appris.

2 Jean 1: 6

Et ne gardons-nous pas les commandements du Christ — qui nous demande de nourrir ceux qui ont faim, de vêtir ceux qui sont nus et de rendre visite aux malades et aux prisonniers — chaque fois que nous préparons un repas, faisons la lessive ou détournons notre attention vers les soucis et les inquiétudes qui pèsent sur notre famille ou nos voisins ? Lorsque nous faisons ces choses avec amour, sans nous soucier de nos intérêts personnels ni de notre propre confort, nous devenons un autre Christ à leur égard... et nous participons au renouveau du monde.

Ce qui est nécessaire, c'est que nous ayons un coeur comme Samuel. A chaque fois qu'il entendait appeler son nom au milieu de la nuit, il sortait de son sommeil et répondait : « Me voici ! » [1 Samuel 3: 4-11] Chaque fois que notre famille, notre vocation et nos devoirs nous appellent, nous devrions nous aussi nous rendre disponibles, comme Samuel ... comme Jésus… et dire : « Me voici ! Je serai le Christ pour toi. »

Voici, je viens ! ... Faire tes volontés, mon Dieu, [fait mon bonheur], et ta loi me tient aux entrailles.

Ps 39 (40) : 8-9

Mark Mallett

Évangile du dimanche 4 novembre 2018

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain » (Mc 12, 28b-34)

Un scribe s'avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l'Unique et il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d'holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » [1] Et personne n'osait plus l'interroger.

[1] « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. », sous-entendu : « tu n'y es pas encore. » Pour y être tu dois dépasser le seul "aimer son prochain comme soi-même" et embrasser le "aimer son prochain comme Je vous ai aimés [jusqu'à la Croix]."

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