La Chaire de Saint Pierre


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Publié le jeudi 22 août 2019

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Église et papauté

Nombre de consultations : 607

Il y a quelques années, alors que je me rendais dans une foire commerciale, je suis tombé sur un stand de « Cowboy chrétiens ». Posée sur un rebord se trouvaient une pile de bibles de la NIV (New International Version) dont la couverture était illustrée d'une photo de chevaux. J'en pris une, puis regardai les trois hommes devant moi qui me souriaient fièrement sous leurs Stetsons.

Traduction d'un article de Mark Mallett. Lire le texte original en anglais.

« Merci d'annoncer la Parole de Dieu, mes frères », leur dis-je, tout en leur rendant leurs sourires. « Je suis moi-même un évangéliste catholique. » Sur ces mots, leurs visages souriant se décomposèrent. Le plus âgé des trois cow-boys, un homme dans la soixantaine, lâcha tout à coup : « Huh. Qu'est-ce que c'est ça ? »

Je savais exactement dans quoi je mettais les pieds.

« Un évangéliste catholique est quelqu'un qui prêche l'Évangile, qui proclame que Jésus-Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie. »

« Alors, vous feriez mieux d'arrêter d'adorer Marie ... »

Et ensuite, l'homme se lança dans une diatribe sur le fait que l'Église catholique n'est pas la vraie Église, mais a été inventée il y a environ 1500 ans ; qu'elle fomente un "nouvel ordre mondial", et que le Pape François appelle à une "religion mondiale unique"… [1] J'essayai de répondre à ses accusations, mais il n'arrêtait pas de me couper la parole. Au bout de 10 minutes d'un échange inconfortable, je finis par lui dire : « Monsieur, si vous me croyez égaré, alors vous devriez peut-être essayer de gagner mon âme plutôt qu'une argumentation. »

En réponse, l'un des deux jeunes cow-boys me lança, « puis-je vous offrir un café ? » Après quoi, nous nous sommes retrouvés dans une aire de restauration.

C'était un type agréable — en total contraste avec le caractère hautain de son collègue. Il commença à me poser des questions sur ma foi. De toute évidence, il était en train de réfléchir à des arguments pour démonter la foi catholique, mais avec un esprit ouvert. Pierre est rapidement devenu le centre de notre échange. [2]

Cowboy Boots is a photograph by Mary Christian Stewart which was uploaded on November 20th, 2013Il commença : « Quand Jésus a dit : "Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église", le manuscrit en grec dit ceci : "Tu es Petros et sur cette petra, je bâtirai mon Église." Petros signifie "petite pierre", tandis que petra signifie "gros rocher". Ce que Jésus voulait dire en réalité était « Pierre, tu es une petite pierre, mais sur Moi, "le grand rocher", Je bâtirai Mon Église." »

« En fait, en grec, » lui répondis-je, « le terme pour "rocher" est en effet petra. Mais la forme masculine de ce mot est petros. Ainsi, en nommant Pierre, la forme masculine aura été utilisée. Il est grammaticalement incorrect d'utiliser petra pour désigner un homme. En outre, vous faites référence à une ancienne forme de la langue grecque, qui était utilisée du VIII ème au IV ème siècle av. J.-C., et même à cette époque, cette forme était largement confinée à la poésie grecque. La langue de ceux ayant rédigé le Nouveau Testament était la koinè grecque, laquelle ne faisait aucune distinction de sens entre le mot petros et le mot petra. »

Contrairement à son aîné, le jeune cow-boy m'écoutait avec attention.

« Mais rien de tout ceci n'importe vraiment, pour la simple raison que Jésus ne parlait pas le grec, mais l'araméen. Il n'y a pas de forme "féminine" ou "masculine" pour le mot "rocher" dans Sa langue maternelle. Jésus aurait donc dit à Pierre : "Tu es Kepha, et sur cette kepha, Je bâtirai Mon Église". Même certains théologiens protestants sont d'accord sur ce point.

L'araméen sous-jacent est dans ce cas indiscutable, et kepha fut très probablement utilisé dans les deux clauses (“tu es kepha et sur cette kepha”), puisque le mot était à la fois utilisé pour un nom et pour une pierre.

—Donald Arthur Carson, théologien baptiste, professeur de Nouveau Testament à la Trinity Evangelical Divinity School à Deerfield (Illinois), États-Unis depuis 1978 ; The Expositor's Bible Commentary, vol. 8, Zondervan, 368 ; www.vaticancatholique.com : La Bible enseigne que Jésus a fait de saint Pierre le premier pape

« Pourtant, » protesta le jeune cow-boy, « Jésus est le rocher. Pierre est juste un homme. Si Jésus avait une idée en tête, elle ne pouvait être que de bâtir Son Église sur la foi de Pierre. »

Je le regardai dans les yeux et lui souris. C'était si rafraîchissant de rencontrer un chrétien évangélique ouvert au débat sans l'hostilité que j'avais ressentie quelques instants plus tôt.

« Eh bien, la première chose que je remarque dans le texte est que Jésus ne faisait pas que complimenter la foi de Pierre. En fait, le moment était tellement significatif qu'Il lui donna un nouveau nom ! « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas ! … Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre… » [3], Cela ne laisse guère penser que Jésus considérait, avec mépris, Simon comme une "petite pierre", mais qu'en réalité Il élevait son statut. Ce changement de nom rappelle un autre personnage biblique que Dieu distingue des autres hommes : Abraham. Le Seigneur prononce une bénédiction sur lui et lui donne également un nom nouveau, se basant également en particulier sur sa foi. Ce qui est intéressant, c'est que la bénédiction ait été donnée à Abraham par l'intermédiaire du grand prêtre Melchisédek (Gn 14: 18-19). Et Jésus, nous dit Saint Paul, préfigure et exerce ce rôle en devenant « grand prêtre selon l'ordre de Melchisédek pour l'éternité ». [4]

[Melchisédek] le bénit en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a créé le ciel et la terre… » [Et le Seigneur lui dit :] « Tu ne seras plus appelé du nom d'Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d'une multitude de nations. »

Gn 14: 19 ; 17: 5

« Saviez-vous, » lui demandai-je, « que le mot "pape" vient du latin "papa", qui signifie père ? » Il acquiesça. « Dans l'Ancienne Alliance, Dieu fit d'Abraham le père d'une multitude de nations. Dans la Nouvelle Alliance, Pierre est également établi comme père pour toutes les nations, mais selon un nouveau mode. En fait, le mot "catholique" signifie "universel". Pierre est le chef de l'Église universelle. »

« Je ne le vois tout simplement pas ainsi », protesta-t-il. « Jésus est le chef de l'Église. »

« Mais Jésus n'est plus physiquement présent sur la terre », lui répondis-je (sauf dans le Saint Sacrement). « Un autre titre pour le Pape est "Vicaire du Christ", ce qui signifie simplement Son représentant. Quelle entreprise n'a pas de PDG ; quelle organisation n'a pas de président ; quelle équipe n'a pas de coach ? N'est-il pas logique que l'Église ait aussi un chef visible ?

« Je suppose… »

« Eh bien, c'est seulement à Pierre que Jésus dit : "Je te donnerai les clés du Royaume." C'est assez significatif, vous ne trouvez pas ? Jésus dit ensuite à Pierre : "Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les Cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les Cieux." En réalité, Jésus savait exactement ce qu'Il faisait quand Il prononça ces paroles — il les tirait directement d'Isaïe 22. »

Le cow-boy plissa les yeux de curiosité. Je me saisis alors de mon téléphone, dans lequel se trouve une bible numérique, et me rendis à Isaïe 22.

« Maintenant, avant de lire ce passage, il est important de comprendre que dans l'Ancien Testament, il était courant que les rois du Proche-Orient placent une sorte de "premier ministre" à la tête de leur royaume, à qui serait confié l'autorité même du roi sur son territoire. En Isaïe, nous lisons précisément ceci : le serviteur Éliakim se voit attribuer l'autorité davidique du roi :

Ce jour-là, j'appellerai mon serviteur, Éliakim, fils d'Helcias. Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton étole, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s'il ouvre, personne ne fermera ; s'il ferme, personne n'ouvrira. Je le fixerai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père.

Isaïe 22: 20-23

Je fis une pause à certains moments de la lecture de ce passage. « Remarquez-vous la référence aux tuniques et aux étoles encore portées aujourd'hui ? ... Voyez-vous la référence au "père" ? ... remarquez-vous le mot "clef" ? ... constatez-vous le parallèle entre le fait de "lier et délier" et celui "d'ouvrir et de fermer" ? ... voyez-vous la façon dont il est "fixé" dans sa charge ? »

Le cow-boy ne répondit pas grand-chose, mais je pouvais voir ses arguments commencer à se bousculer dans sa tête.

« Ce qu'il faut comprendre c'est que Jésus a instauré une charge, que seul Pierre est appelé à exercer. En fait, les onze autres Apôtres exercent eux aussi cette charge. (Note du traducteur : les Apôtres sont les premiers Évêques, dont Pierre est le Chef — Évêque de Rome)

Il se déplaça sur sa chaise, l'air inconfortable, mais, étonnamment, continua de m'écouter.

« Avez-vous remarqué, dans la description de la Cité de Dieu dans le livre de l'Apocalypse, qu'il y a douze fondations sous la muraille de la ville ? »

La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant chacune le nom de l'un des douze Apôtres de l'Agneau.

Ap 21: 14

« Comment cela est-il possible, » poursuivis-je, « alors que Judas a trahi Jésus puis s'est suicidé ? Judas pourrait-il être l'une de ces pierres de fondation !? »

« Hm ... non. »

« Si vous lisez le premier chapitre des Actes des Apôtres, vous verrez qu'ils élisent Matthias pour remplacer Judas. Mais pourquoi ? Pourquoi, alors qu'il y a des dizaines de chrétiens rassemblés autour d'eux, sentirent-ils le besoin de remplacer Judas ? Parce qu'ils exerçaient une charge. »

« Qu'un autre prenne sa charge. »

Actes 1: 20

« Ici, vous pouvez voir le début de la "succession apostolique". C'est pourquoi nous avons eu jusqu'à ce jour 266 papes. Nous connaissons la plupart d'entre eux par leur nom, y compris la période approximative de leur règne. Jésus a promis que les "portes de l'Hadès / des Enfers" ne prévaudraient pas contre l'Église et, cher ami, cette promesse s'est toujours confirmée — en dépit du fait que nous avons parfois eu des papes vraiment terribles et corrompus.

Note du traducteur :

La traduction "les portes de l'enfer" est erronée car il ne s'agit pas de l'Enfer éternel mais des Enfers, l'Hadès, où se trouvent Adam et Eve et toute leur descendance à travers les siècles, jusqu'à la fin des temps — tous attendant la Victoire du Christ sur la mort.

Le chrétien, par sa conversion et sa foi en Jésus passe dès ici-bas de la mort à la vie, des ténèbres de la mort à la lumière du Christ. Entrer dans l'Eglise — lui appartenir de coeur et de foi — c'est entrer dans la Vie, c'est passer de l'esclavage du péché et du mensonge, à la liberté de la Vérité. Par sa foi non seulement en Jésus mais en Son Église (car on ne peut croire en Jésus sans croire en Son Corps), le chrétien vit déjà cette Victoire du Christ, à la fois future et déjà accomplie. A sa mort, ses yeux s'ouvrent sur la lumière du Christ dans laquelle il se trouve déjà. Quant aux autres, non chrétiens, ils sont encore dans l'obscurité des Enfers et, à leur mort, leurs yeux s'ouvrent sur l'obscurité car ils ne sont pas encore dans la Lumière du Christ. Ils voient alors luire au loin la lumière dont il est fait mention en Isaïe 9: 1. Cette lumière, qui est le Christ, descendant vers eux, dans la mort, depuis la Croix, et venant les chercher pour les attirer à Lui et les faire remonter, dans Sa lumière, vers le Père.

Donc, cette parole de Jésus — les portes des Enfers ne prévaudront pas contre Mon Église — signifie que l'Église subsistera toujours, même si elle semble s'effondrer et disparaître à certains moment de l'histoire, il n'en est rien ; elle finit toujours par se relever car la mort n'a pas d'effet sur elle, l'Église étant la Vie.

« Écoutez, » me dit-il, « l'essentiel pour moi est que ce ne sont pas les hommes, mais la Bible qui est le fondement de la vérité. »

« Oh, » lui répondis-je, « ce n'est pas ce que dit la Bible. Pourrais-je voir votre édition ? » Il me tendit sa Cowboy Bible où je me rendis à 1 Timothée 3: 15 :

... la maison de Dieu (c'est-à-dire la communauté des chrétiens) [est] l'Église du Dieu vivant, le pilier et la fondation de la vérité.

1 Tim 3: 15, NIV

« Laissez-moi voir ça, » me dit-il. Je lui tendis sa bible et continuai.

« C'est donc l'Église, et non la Bible, qui est le "fondement" qui permet de déterminer ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. La Bible est née dans l'Église, et non l'inverse. [5] En fait, il n'y avait pas de Bible pendant les quatre premiers siècles de l'histoire de l'Église et, même alors, elle ne fut largement diffusée que des siècles plus tard avec l'émergence de l'imprimerie. Le point important est le suivant : lorsque Jésus a confié cette charge aux Apôtres, Il ne leur a pas remis un sac de friandises et une barre de céréales, une boussole, une lampe de poche et à chacun une copie de la Bible. Il leur a simplement dit :

Allez ! De toutes les nations faites des disciples... apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.

Mt 28: 19-20

Tout ce qu'ils avaient, c'était le souvenir de ce que Jésus leur avait dit, et plus important encore, Sa promesse que le Saint-Esprit les « guiderait dans la vérité tout entière » [6], Ainsi, les Apôtres eux-mêmes deviendraient le fondement infaillible de la vérité, et tous leurs successeurs après eux. C'est pourquoi Jésus a dit aux Douze :

Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé.

Luc 10: 16

« Quant à Pierre, le premier Pape, son rôle serait d'être le signe visible de l'unité de l'Église et le garant de l'obéissance à la vérité. Car c'est à lui que Jésus a dit par trois fois : « Sois le berger de mes agneaux. » [7] Je peux vous affirmer ceci : aucun point de la doctrine de l'Église catholique n'a été une seule fois "inventé" au cours des siècles. Chacun des enseignements de l'Église découle du "dépôt de la foi" que Jésus a confié aux Apôtres. C'est un miracle en soi de constater que la vérité a été préservée au bout de plus de 2000 ans. Et je suppose que ça doit en être ainsi. Parce que si "la vérité nous rend libres", c'est dans notre intérêt de savoir ce qu'est la vérité. S'il suffit simplement que chacun de nous interprète la Bible à sa manière, eh bien, vous avez ce que nous constatons aujourd'hui : des dizaines de milliers de dénominations prétendant chacune détenir la vérité. L'Église catholique est simplement la preuve que les paroles de Jésus étaient on ne peut plus sérieuses. L'Esprit Saint l'a bel et bien guidée « dans la vérité tout entière ». Et cela se prouve facilement aujourd'hui. Nous avons ce moteur de recherches appelé Google. » [8]

Sur ce, nous nous sommes levés et nous sommes serré la main. « Bien que je ne sois pas d'accord avec vous, » me fit savoir le cow-boy, « je vais certainement rentrer chez moi et méditer sur 1 Timothée 3: 15 et sur l'Église comme pilier de la vérité. Très intéressant… »

« Oui, elle l'est, » lui répondis-je. « C'est bien ce que nous dit la Bible, n'est-ce pas ? »

Mark Mallett
The Chair of Rock


[1] cf. Le Pape François a-t-il promu une religion mondiale unique ?
[2] La discussion s'est poursuivie dans ce sens, bien que j'y ai ajouté quelques informations historiques importantes pour compléter la dimension théologique de cet article.
[3] Mt 16: 17-18
[4] He 6: 20
[5] Le “canon” ou les livres dont est constituée la Bible ont été regroupés et classifiés par les évêques catholiques lors des Conciles de Carthage (393, 397, 419 AD) et d'Hippone (393 AD). cf. The Fundamental Problem
[6] Jn 16: 13
[7] Jn 21: 15-17
[8] Cependant, je lui ai recommandé d'aller sur Catholic.com (lire en français : reponses-catholiques.fr) et de taper ses questions pour y trouver d'excellentes réponses, théologiques et logiques expliquant tout ce en quoi les catholiques croient concernant Marie, le Purgatoire, etc..

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Voici un commentaire intéressant lu sur un forum (il a été publié par le Père Nathan) et qui rejoint ma pensée concernant la "stratégie" de François qui aurait pour but de faire sortir les loups au grand jour, ceux-ci pensant (à tort) avoir en François un allié :

Un ami nous envoie cette réaction :

Ai entendu récemment sur un blog que les souhaits plus ou moins subliminaux du Pape François sont contredits par les événements. Pour ne citer qu’un seul exemple : « minauderies » contre Trump, résultat : Trump est élu.

Le ferait-il exprès, afin de faire… perdre ceux qu’il soutient…. [et faire gagner ceux qu'il critique.]

Car que [semble-t-il soutenir], sinon le système que les gens abhorrent de plus en plus. On verra si cela se confirme avec Salvini, que l’Eglise méprise ouvertement, contre le sentiment populaire.

Il force ainsi à ce que ceux qui depuis longtemps avancent masqués [les loups], découvrant un allié inattendu confortant leur orgueil, se découvrent de plus en plus, s’imaginant que le Pape, ne serait pas capable d’avancer lui aussi…masqué.

A rusés, rusé et demi

L’avenir dira si cela a bien été le cas, car un jour, le rideau de cette formidable scène de théâtre qu’est le monde dans lequel nous sommes, va bien finir par [tomber].

Alors, prudence.

Le pape Fançois peut m’agacer. pour ce qui concerne la géopolitique, et c’est objectivement vrai, il fait des raccourcis et des simplifications ...

Mais si c’est la stratégie du « masque », il y a intérêt à la fermer d’urgence dans nos, dans mes, critiques.

On n’est pas pour autant obligé d’en rajouter dans le même sens que ses propos de nature politique, en allant pourquoi pas jusqu’à la flagornerie, mais silence !

Ce silence n’est pas à interpréter comme étant un acquiescement à ses propos politiques ou à une quelconque abdication de la raison.

Mais l’esprit critique, justement, doit être capable de discerner au-delà des apparences.

Et le silence, fait aussi partie de l’échantillon des conclusions d’un discernement. C’est le mot d’ordre du Cardinal Sarah le sage de la Curie du Pape.

Ce n’est qu’au terme de l’histoire qu’on saura ce qu’il en a été.

Mais comme on n’est pas à ce terme, on ne peut qu’attendre.

Il se peut donc que le Saint Père mette en pratique ce conseil de Jésus dans l’évangile de Saint Matthieu (Mt 10: 22) "soyez rusés comme des serpents et doux comme des colombes".

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