L’hommage enthousiaste de l’acteur Jim Caviezel à la Vierge Marie


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Publié le lundi 16 décembre 2019

Auteur / source : Aleteia, Belgicatho

Catégorie : La Sainte Vierge Marie

Nombre de consultations : 355

Jim Caviezel, qui campe le rôle de Jésus dans la Passion du Christ de Mel Gibson, a prononcé le 1er juin dernier un discours poignant et passionné au cours d'un sommet qui réunissait les dirigeants de FOCUS, une organisation qui vise à former des missionnaires pour évangéliser dans les campus des universités américaines.

Un article du site Aleteia

Avant de démarrer son allocution, celui qui a joué le rôle de Jésus dans La Passion du Christ de Mel Gibson fait le signe de la croix. Pendant une vingtaine de minutes, la voix calme et posée, Jim Caviezel livre alors un témoignage bouleversant en hommage à la Sainte Mère de Dieu. Il y aborde le rôle de sa foi dans sa carrière d'acteur, mais surtout, s'intéresse de près à la figure de la Vierge Marie, s'appuyant sur des exemples théologiques pour expliquer la place qu'elle occupe dans la vie de tous les catholiques.

Une relation particulière avec Marie

Jim Caviezel témoigne ainsi de sa relation personnelle à la Mère du Seigneur. Tout commence dans les premiers temps de sa carrière artistique, à l'époque de son rôle dans La ligne rouge (The Thin Red Line), un film de Terrence Malick sorti en 1998. Alors qu'il a rendez-vous chez le réalisateur pour discuter du rôle, il arrive en retard… pour la simple et bonne raison qu'il priait le chapelet dans sa voiture.

Le chapelet avec lequel il prie ce soir-là, l'acteur l'a hérité de la grand-mère de son épouse. Fait étonnant, l'épouse de Terrence Malick avait perdu le sien le jour-même. Et ce n'était pas un chapelet comme les autres : les perles avaient été bénies par Mère Teresa ! Toute la journée, elle a prié pour en retrouver un… jusqu'au moment où Jim Caviezel arrive chez les Malick et se sent profondément appelé à offrir son chapelet à l'épouse du réalisateur, malgré la valeur sentimentale qu'il accorde à l'objet pieux. Très attaché à la prière du chapelet, Jim Caviezel est convaincu que c'est par l'intercession de la Vierge Marie que sa carrière d'acteur a pris un tel tournant.

Marie, mère spirituelle de tous les peuples

Dans son discours l'acteur évoque ensuite la façon dont la figure de Marie est traitée dans le blockbuster de Mel Gibson. Le discours du film est clair, et suit la vérité évidente édictée dans la Bible : Marie est la seule à avoir partagé les souffrances de son Fils, explique-t-il. Mère Teresa disait d'elle : « Bien sûr, Marie est la co-rédemptrice. Elle a donné son corps à Jésus, et l'offrande de son corps est ce qui nous a sauvés. »

D'après Jim Caviezel, il arrivait que Marie soit plus consciente du rôle de Rédempteur de Jésus que ne l'étaient ses apôtres, ses plus fidèles compagnons. Quand elle assiste à l'arrestation de son Fils, elle est la seule à être en mesure de sentir que la rédemption du monde est toute proche. La Vierge Marie, de par son statut de « mère spirituelle » de tous les peuples, fait figure d'opposition à Satan. L'acteur américain voit en elle la « co-rédemptrice, médiatrices de toutes les grâces et défenseur de l'humanité ». « J'espère et je prie que le pape proclame cette vérité comme un dogme marial, afin que chaque être humain vivant sache qu'il a une mère spirituelle qui l'aime et qui intercédera pour le conduire à Jésus, son vrai Sauveur », a-t-il confié.

Aleteia


Marie "corédemptrice" ?

Un article du blog Belgicatho

Le Pape François a affirmé jeudi 12 décembre 2019 que « Marie ne s'était jamais présentée comme corédemptrice ». Mais qu'en est-il vraiment ? Voici un article publié dans Famille Chrétienne en juin 2015 sous la plume du Père Nicolas Buttet qui aborde cette question :

Peut-on dire que Marie est corédemptrice de l'humanité ?

Les titres donnés à Marie, tant par la théologie que par la piété populaire, sont nombreux. L'Église a défini quatre dogmes mariaux : la maternité divine de Marie (en 431, à Éphèse) ; sa virginité perpétuelle (en 649) ; l'Immaculée Conception (1854) et l'Assomption (1950).

Le titre de Marie corédemptrice fait partie des nombreux vocables sous lesquels Marie est priée et aimée, en lien avec sa mission particulière dans l'Église et dans le monde. Ce titre n'est pas utilisé comme tel dans les documents du concile Vatican II, bien qu'une discussion assez intense ait eu lieu à ce sujet. Le Concile précise :

«  La bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Église sous les titres d'avocate, auxiliatrice, secourable, médiatrice, tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n'en résulte quant à la dignité et à l'efficacité de l'unique Médiateur, le Christ  ».

Le Concile tenait en effet à replacer la dévotion mariale dans le mystère de l'Église et à présenter clairement le Christ comme unique Sauveur du genre humain. Les Pères du Concile ont donc rappelé que Marie est elle aussi rachetée de façon radicale par son Fils.

Il ne fait cependant aucun doute que Marie participe de manière suréminente à l'œuvre de la Rédemption de son Fils Jésus. Tous les théologiens ne franchissent néanmoins pas le pas d'attribuer à Marie le titre de «  corédemptrice  ». Parmi ceux-ci, le cardinal Ratzinger :

«  Le concept de corédemptrice s'écarte aussi bien de l'Écriture que des écrits patristiques. Tout vient [du Christ], comme le soulignent les épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens. Marie aussi est tout ce qu'elle est par Lui. Le terme de corédemptrice obscurcirait cette donnée originelle. Une bonne intention s'exprime dans un mauvais vocable. Dans le domaine de la foi, la continuité avec la langue de l'Écriture et des Pères est essentielle  ».

Le cardinal Journet reconnaît pour sa part qu'il y a une «  participation corédemptrice  » de chaque baptisé à l'œuvre de l'unique Rédempteur Jésus, selon la parole de saint Paul :

«  Ce qui manque aux souffrances du Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église  »

Col 1: 24

En Marie, l'Église devient corédemptrice de tout ce dont le Christ est l'unique rédempteur. 

Cette participation à l'œuvre du Salut ne concerne pas, répétons-le, l'acquisition de la grâce, mais la diffusion de celle-ci dans l'Église et dans le monde. Le cardinal Journet ajoute :

«  La médiation corédemptrice personnelle de la Vierge est plus haute que celle de l'Église entière. Elle s'étend à tous les hommes de tous les temps ; elle est antérieure et enveloppante par rapport à toute médiation corédemptrice, fût-ce celle même de l'Église. En Marie, l'Église devient corédemptrice de tout ce dont le Christ est l'unique rédempteur, à savoir de tous les hommes, qu'ils le sachent ou qu'ils l'ignorent  ».

On le voit, la question est encore «  ouverte  » quant au vocable «  corédemptrice  ». ll est donc possible d'appeler Marie «  corédemptrice  » dans la mesure où l'on confesse fermement l'unique Rédempteur qui est son Fils Jésus. Laissons, pour finir, la parole à saint Jean-Paul II :

«  Marie, qui a été conçue et est née sans péché, a pris part de façon éminente aux souffrances de son Divin Fils pour être ainsi Corédemptrice de toute l'humanité  »

— 8 septembre 1982

Père Nicolas Buttet (Belgicatho)

Ajoutons que, dans une prière adressée à Notre-Dame de Lourdes, le Pape Pie XII s'est adressé à Marie en la désignant comme « notre Corédemptrice » ...

Cet article m'inspire ...


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De tout le temps je pense que la Vierge Marie a été pour moi du moins- et pour tous ceux et celles qui l'invoquent,cette médiatrice, cette Maman du Ciel, omniprésence dans mon cœur car beaucoup plus proche mais tout aussi aimante que le Christ.
En elle, on ressent comme une confidentialité évidente car Elle est cette union entre Son Fils et nous.
Marie a toujours été présente en tout temps, de toutes les époques....
Elle est vraiment l'Auxiliatrice qui intercède pour le croyant.
Le récit de l'acteur américain est caractéristique: d'aucuns y verront une" coïncidence" alors que c'est vraiment la signature de quelqu'un- je veux dire de l'acteur- d'une confiance dans faille.
S'il fallait énumérer le nombre de fois où Marie est intervenue,a guéri, je pense sincèrement que ce temoignage à lui seul prouve encore une fois à quel point croire c'est vivre vraiment.
Anne

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