Jésus seul marche sur l'eau


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Publié le samedi 16 février 2019

Auteur / source : Mark Mallett

Catégorie : Église et papauté

Nombre de consultations : 674

Cela n'a-t-il pas été ainsi à travers toute l'histoire de l'Église
que le Pape, successeur de Pierre, a été à la fois Petra et Skandalon
— à la fois le rocher de Dieu et une pierre d'achoppement ?

—PAPE BENOIT XVI, de Das neue Volk Gottes, p. 80ff

Dans mon précédent article, Dernier appel aux prophètes : élevez votre voix !, j'écrivais que notre rôle à tous aujourd'hui ne consiste à rien d'autre que de dire la vérité avec amour, à temps et à contretemps, sans nous attacher aux résultats. C'est un appel à l'audace, à une nouvelle forme d'audace...

Illustration : Ne crains pas, Liz Lemon Swindle

Quelque chose a changé. Nous avons franchi une étape. C'est si subtil et pourtant si réel. Les forces des ténèbres ont pris un nouvel élan, se montrant plus déterminées et plus agressives. Et cependant, discrètement, dans le coeur de Ses enfants, Dieu est aussi en train d'accomplir quelque chose de nouveau. Nous devons à présent écouter très attentivement Sa douce voix. Il nous prépare pour une nouvelle saison, ou pour être plus exact, nous prépare pour les vents d'ouragan de cette Tempête qui commence à mugir. Il vous appelle, maintenant, à sortir de ce monde, hors de Babylone. Il veut que vous vous éloigniez de ce monde qui va bientôt s'effondrer. Il veut vous enrôler dans Son Armée. Il veut avant tout que vous soyez sauvé car beaucoup d'âmes sont en train de se perdre en ce moment même. Beaucoup d'âmes, y compris celles parmi les fidèles que nous cotoyons dans nos églises, se laissent tromper et égarer. Ne prenez pas votre salut pour acquis. Nous vivons une époque glorieuse, mais c'est aussi une époque excessivement dangereuse...

L'heure est venue

J'essaie de préparer mes lecteurs depuis plus d'une décennie à la tempête que nous traversons aujourd'hui. En 2007 dans mon article La douleur des douleurs, j'écrivais, sous le pontificat de Benoît XVI :

Le Seigneur m'a donné un aperçu intérieur de la confusion et de la division amère qui s'ensuivront. Je peux seulement dire que ce sera une période de grandes douleurs.

Sorrow of Sorrows (La douleur des douleurs)

Six ans plus tard, je publiai un puissant avertissement (de Jésus) qui retentit dans mon coeur pendant plusieurs semaines suite à la démission de Benoît XVI, cela fait six ans aujourd'hui :

Vous entrez à présent dans des temps dangereux et déroutants.

—cf. The Storm of Confusion (La tempête de confusion)

Quelles sont ces "grandes douleurs" sinon la "confusion et la division amère" que nous constatons actuellement sous le pontificat de François ? Il est difficile d'imaginer que Notre-Dame d'Akita faisait référence à une autre époque que la nôtre :

Le travail du diable s'infiltrera même dans l'Église de manière que l'on verra des cardinaux s'opposer à des cardinaux, et des évêques contre d'autres évêques.

Notre-Dame d'Akita, le 13 octobre 1973

Une "désorientation diabolique" viendrait, déclarait Soeur Lucie de Fatima. Nous la voyons aujourd'hui, où que nous tournions le regard. Mais Notre-Dame déclarait également que ces épreuves serviraient un but :

Pour libérer l'humanité de l'esclavage de ces hérésies, ceux que l'amour miséricordieux de mon Très Saint Fils destine à cette restauration auront besoin d'une grande force de volonté, de constance, de bravoure et de confiance en Dieu. Afin d'éprouver chez le juste cette foi et cette confiance, des temps arriveront où tout semblera perdu et paralysé. C'est alors que surviendra le commencement heureux de la restauration complète.

—Notre dame du bon succès à la vénérable Mère Mariana de Jesus Torres, en la fête de la purification, 1634 ; cf. catholictradition.org

J'entends déjà certains d'entre vous me dire : « c'est bien, mais le problème est que vous contribuez à la confusion en défendant le Pape François. » Permettez-moi donc d'être aussi direct que possible.

Une question de justice

La semaine dernière, j'ai reçu quelques mails de nature similaire à celui-ci :

Cela fait maintenant plusieurs années que je lis vos écrits et je les ai toujours trouvé édifiants, dans le meilleur sens du terme, c'est-à-dire qu'ils m'ont toujours encouragé à entrer dans une méditation plus profonde des mystères du Christ et de Son Église... Cependant, je suis devenu un peu mal à l'aise en lisant votre dernier article relatif à l'état de l'Eglise aujourd'hui, en particulier en ce qui concerne la hiérarchie, et plus particulièrement le Pape François... Mon malaise réside dans votre défense du Pape au point que vous donnez l'impression qu'il ne doit pas être tenu pour entièrement responsable de certaines décisions qu'il a prises. Un exemple parmi d'autres est la nomination de membres du clergé ayant des antécédents douteux à des postes importants au sein de la Curie... Il me semble que, dans votre effort pour éviter le risque de schisme au sein de l'Église, ce qui est un objectif noble, vous avez commencé à justifier certaines réalités qui devraient être franchement dénoncées.

Pour citer le Cardinal Raymond Burke :

Il ne s'agit pas d'être "pro-" Pape François ou "anti-" Pape François. Il s'agit de défendre la foi catholique, c'est-à-dire défendre l'Office de Pierre auquel le Pape a succédé.

—Cardinal Raymond Burke, The Catholic World Report, 22 janvier 2018

Cela a été et continue d'être une affaire de justice pour moi. Parce que enfin de compte, ma position consiste davantage à défendre les promesses pétriniennes du Christ que la personne de Pierre. Ou bien Jésus est en train de bâtir Son Église ou bien il ne la bâtit pas — indépendamment de qui est le « roc ». Certains disent le croire [que Jésus est toujours en train de bâtir Son Église] ... mais parlent et agissent d'une manière contradictoire qui est tout aussi préjudiciable pour l'Église. [1]

Il ne nous est pas demandé de défendre toutes les paroles du Pape pour la simple raison que certaines de ses déclarations ou actions sont d'ordre politique, c'est-à-dire ne relevant pas de la foi ni de la morale et n'étant pas ex cathedra (infaillibles). Et donc, il peut se tromper.

Les papes ont commis et commettent encore des erreurs et ce n'est pas une surprise. L'infaillibilité est réservée aux déclarations ex cathedra [“depuis le siège” de Pierre, c'est-à-dire des proclamations de dogmes basés sur la Sainte Tradition]. Aucun pape dans toute l'histoire de l'Église n'a jamais commis d'erreur ex cathedra.

—Rev. Joseph Iannuzzi, théologien, dans une lettre personnelle

Les Papes peuvent être source non seulement de confusion, mais aussi de scandale. En d'autres termes, Jésus seul marche sur l'eau. Même les papes flanchent quand ils détournent leurs yeux du Seigneur.

Jugez les paroles, non les intentions

Et pourtant, nous ne devons jamais juger les intentions du coeur d'autrui, même si leurs actes ne correspondent pas à leurs paroles. Le Pape François a dit plusieurs choses qui m'ont interloqué, ce qui m'a poussé à rechercher le texte et le contexte d'origine, à consulter des théologiens, des apologistes et des professeurs, à lire des points de vue différents et à faire tout mon possible pour comprendre ce que François essaye de dire — avant même de vous écrire. Autrement dit, je lui accorde le "bénéfice du doute", car j'espère toujours que les gens en feront de même pour moi. C'est, après tout, ce que le catéchisme nous enseigne à faire :

Pour éviter le jugement téméraire, chacun veillera à interpréter autant que possible dans un sens favorable les pensées, paroles et actions de son prochain : "Tout bon chrétien doit être plus prompt à sauver la proposition du prochain qu'à la condamner. Si l'on ne peut la sauver, qu'on lui demande comment il la comprend ; et s'il la comprend mal, qu'on le corrige avec amour ; et si cela ne suffit pas, qu'on cherche tous les moyens adaptés pour qu'en la comprenant bien il se sauve."

— CEC, n° 2478 (Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, 22.)

Je suppose que le Pape François a eu les meilleures intentions du monde en ce qui concerne la Chine, l'Islam, la Communion pour les divorcés-remariés, les changements climatiques, les nominations d'hommes douteux et tout autre question litigieuse. Cela ne signifie pas que je comprenne ou même sois d'accord avec ses décisions. En fait, je trouve plusieurs d'entre elles troublantes. Les catholiques de l'Église clandestine de Chine se sentent trahis ; l'Islam reste intrinsèquement hostile aux "infidèles" dans certains de ses enseignements et à travers la charia ; la Communion ne devrait pas être reçue par quiconque se sait en état de péché mortel ; la science du changement climatique est remise en question suite à des statistique truquées et des polititiens idéologiquement corrompus cherchant à mettre en avant leur agenda communiste ; et, bien sûr, les nominations à la Curie de prélats manifestement hérétiques, pro-homosexuels ou avec des antécédents obscurs, sont déconcertants pour beaucoup d'entre nous. Depuis l'élection pontificale de François en mars 2013, les vents de la confusion sont passés d'une forte brise à un vent d'ouragan.

Un commentateur écrivait avec beaucoup d'ironie dans un article :

Benoît XVI intimidait les médias parce que ses paroles étaient limpides comme de l'eau de roche. Les propos de son successeur, peu différents en substance de ceux de Benoît XVI, sont obscurs comme une nappe de brouillard. Plus il émet de commentaires improvisés, plus il risque de faire ressembler ses fidèles disciples aux hommes munis d'une pelle qui suivent les éléphants au cirque.

La coupe est pleine

J'avoue que ma coupe a commencé à déborder. Car certaines actions au sein du Vatican sont difficiles à défendre, ou du moins, elles ne peuvent pas être expliquées de manière adéquate en se basant sur les faits connus. Telles que la formulation dans un document que le Pape François a récemment signé avec le Grand Imam d'Al-Azhar. Il est dit :

Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont [voulus par Dieu dans Sa sagesse], par laquelle [Il] a créé les êtres humains... Cette [déclaration] est ce que nous espérons et cherchons à réaliser, dans le but d'atteindre une paix universelle dont puissent jouir tous les hommes en cette vie.

Document sur « La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » ; Abu Dhabi, le 4 février 2019 ; vatican.va ; entre crochets : traduction depuis l'anglais.

On pourrait peut-être parler de la "volonté permissive" de Dieu dans ce contexte... mais, à première vue, cette déclaration semble blasphématoire. Elle implique que Dieu, dans « Sa sagesse », souhaite activement une multiplicité d'idéologies contradictoires et de "vérités" qui s'opposent les unes aux autres. Or la sagesse et la puissance de Dieu sont la Croix, a déclaré Saint Paul. [2]

« Quand l'Église ignore la Croix, elle reçoit les applaudissements du monde, mais pas l'approbation de Dieu... Ceux qui, par conséquent, sur le chemin du dialogue interreligieux aujourd'hui, omettent l'annonce du Christ Rédempteur ou gardent le silence sur le choix divin de l'Incarnation, font une rétrocession dans l'économie salvifique et favorisent le déisme, spécialement le déisme maçonnique. »

—Monseigneur Nicola Bux, spécialiste de l'Orient, et ayant été nommé par Benoît XVI comme expert au Synode sur le Moyen-Orient en 2010 ; lesalonbeige.fr (Ajout de Pierre et les Loups)

Il n'y a qu'une seule religion qui sauve et qu'un seul Évangile qui réalise cela :

C'est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés...

1 Co 15: 1-3

[Dieu] veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n'y a qu'un seul Dieu ; il n'y a aussi qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus.

1 Tim 2: 1-5 (ajout de Pierre et les Loups)

Voici la volonté expresse de Dieu dans les paroles mêmes du Christ :

J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.

Jean 10: 16

C'est-à-dire une seule Église sainte, catholique (universelle) et apostolique. « Il faut que Je les conduise » , dit Jésus, signifiant « vous devez les évangéliser » pour qu'elles puissent me suivre. S'il doit y avoir une paix universelle, ce ne sera pas le résultat de platitudes politiques ou suite au « langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ. » [3], mais de la repentance résultant de la prédication de la Parole de Dieu. Comme le disait Jésus à Sainte Faustine :

[...] L' humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers Ma miséricorde.

La miséricorde divine dans mon âme, Petit Journal, n° 300

Il n'y a pas de faute à encourager et promouvoir l'amour et la paix entre les peuples, en particulier lorsque le christianisme est en train d'être rasé de la surface du Moyen-Orient (par des persécuteurs islamiques, rien de moins). « Heureux les artisans de paix. » Cependant, le dialogue interreligieux doit toujours être une préparation à l'annonce de l'Évangile — il n'en est pas son accomplissement. [4] Mais ce document suggère-t-il aux musulmans, aux protestants, aux juifs et au reste du monde une sorte d'indifférentisme religieux ? Que le christianisme n'est que l'une des nombreuses voies menant au Paradis ? Jésus et les Écritures sont clairs :

Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi... (Jean 14: 6)

En nul autre que lui, il n'y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n'est donné aux hommes, qui puisse nous sauver... (Actes 4: 12)

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. (Jean 3: 36)

Un professeur de philosophie me disait récemment : « Le Pape François semble manquer d'une certaine "sainte crainte" du scandale. » La signature de ce document en a scandalisé beaucoup, pas seulement parmi les catholiques. Oui, Jésus a également créé le scandale — mais ce fut toujours dans le but de promouvoir la vérité.

... en tant que seul et unique magistère indivisible de l'Église, le pape et les évêques en union avec lui portent la responsabilité la plus lourde de faire en sorte qu'aucun signe ambigu ni aucun enseignement flou, ne viennent de leur part, jetant la confusion parmi les fidèles ou les berçant d'un faux sentiment de sécurité.

—Gerhard Ludwig Cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi ; First Things ; le 20 avril 2018

Le Pape n'est pas un souverain absolu. Le ministère du Pape est la garantie de l'obéissance envers le Christ et envers Sa Parole.

– PAPE BENOIT XVI, Homélie du 8 mai 2005; San Diego

D'autre part, lorsque nous perdons la capacité d'écouter la voix du Christ dans celle de nos pasteurs, le problème réside en nous, pas en eux. [5]

Mauvais conseillés ?

Alors, y a-t-il davantage dans cette affaire que ce qui saute aux yeux ? Lors de son vol de retour, le Pape a reconnu être mal à l'aise au sujet de cette Déclaration et d'une phrase en particulier — supposément celle en question. Cependant, François dit avoir confié à [des théologiens dont le théologien dominicain] de la Maison pontificale, le Père Wojciech Giertych, O.P., la lecture de ce texte, et ce dernier « l'a approuvé ». Wojciech affirme qu'il n'a jamais vu [la version finale de ce document controversé]. [6] Cela soulève une autre question : par qui se fait exactement conseiller le Pape et de quelle façon ?

Massimo Franco est l'un des principaux "Vaticanistes" et correspondant du quotidien italien Corriere della Sera. Il suggère que le désir du Pape de quitter les appartements pontificaux pour aller s'installer dans la communauté de Santa Marta a fait plus de mal que de bien.

Je dois dire que le système de Santa Marta n'a pas fonctionné, car un tribunal informel a été créé de facto et le Pape réalise de plus en plus que les personnes qui ont son attention ne lui fournissent pas des informations exactes et parfois même des informations fausses.

Franco ajoute :

Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, un cardinal allemand limogé par le Pape il y a quelques mois — d'une manière très abrupte selon certains — a déclaré dans une interview récente que le Pape est entouré d'espions, qui ont tendance à ne pas lui dire la vérité, mais ce que le Pape veut entendre.

Inside the Vatican, mars 2018, p. 15

(Au moment de la rédaction de cet article, le cardinal Müller a publié un « Manifeste pour la foi » qui réaffirme succinctement la raison d'être de l'Église catholique. C'est le genre d'enseignement clair qui non seulement dissipe la confusion, mais qu'il est de notre devoir de rappeler.)

Ce ne sont pas des temps ordinaires

Je pense qu'il est évident que ce ne sont pas des temps ordinaires. Je crois qu'ils sont en réalité le signe d'un jugement imminent de l'humanité, qui commencera par l'Église. « Car voici le temps du jugement : il commence par la famille de Dieu. », écrivait le premier pape. [7] Bien que les abus sexuels, la confusion doctrinale, les sophismes et le silence des pasteurs deviennent douloureusement évidents, il est inutile de se demander pourquoi.

Spectacle tellement affligeant qu'on y pourrait voir déjà l'aurore de ce "début des douleurs" que doit apporter l'homme de péché "qui s'oppose, et qui s'élève contre tout ce que l'on nomme Dieu ou que l'on vénère." (2 Th 2: 4)

—PAPE PIE X, Miserentissimus Redemptor, Lettre encyclique sur la réparation au Sacré-Coeur, 8 mai 1928; avancezaularge.free.fr

Compte tenu de tout ce qui s'est passé au cours du siècle dernier, en particulier l'augmentation du nombre d'apparitions mariales (« la Femme vêtue du soleil »), il est fort possible que nous vivions ces paroles prophétiques du Catéchisme :

Avant l'avènement du Christ, l'Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d'iniquité " sous la forme d'une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l'apostasie de la vérité. L'imposture religieuse suprême est celle de l'Anti-Christ...

—Catéchisme de l'Église Catholique, n° 675

C'est notre silence qui crée ce Grand vide, que l'Antéchrist viendra remplir :

Garder le silence sur ces vérités et d'autres vérités de la foi, et enseigner avec cette disposition d'esprit, est la grande imposture contre laquelle la Catéchisme nous met vigoureusement en garde. Elle représente l'épreuve finale de l'Église qui conduit l'humanité à une forme d'imposture religieuse, qui est le « prix de l'apostasie de la vérité » (CEC 675) ; c'est la duperie de l'Antichrist.

—Cardinal Gerhard Müller, infocatho.fr, 8 février 2019

Restez à bord de la barque, les yeux fixés sur Jésus

Dans une lettre qui m'était adressée la semaine dernière, le courageux prédicateur et auteur, Père John Hampsch (qui vient d'avoir 90 ans) a offert cet encouragement pour mes lecteurs :

Obéir à l'Évangile implique d'écouter les paroles de Jésus — car Ses brebis écoutent Sa voix (Jean 10:27) — et aussi la voix de Son Église, car "quiconque vous écoute m'écoute" (Luc 10:16). Pour ceux qui renoncent à l'Église, Son avertissement est rigoureux : « [Ceux qui refusent] même d'écouter l'Église, considèrez-les comme [des] païens » (Mt 18:17) ... Aujourd'hui, le navire divin battu par de tempétueuses vagues gîte dangereusement, comme cela a souvent été le cas au cours des siècles passés, mais Jésus a promis qu'il se maintiendrait toujours « à flot » — « jusqu'à la fin du monde » (Mt 28: 20). Je vous en supplie, pour l'amour de Dieu, ne quittez pas le navire ! Vous le regretterez — la plupart des « canots de sauvetage » n'ont pas de rames !

Je crois sincèrement que le Pape François est motivé par le désir d'aimer toute personne qui croise son chemin. Cela doit être notre désir aussi. Et la chose la plus aimante que nous puissions faire est de conduire les autres dans la vérité qui les rendra libres, à savoir l'Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ. S'il y a jamais eu un temps pour prier et jeûner pour le Pape et pour le renforcement et la purification de l'Église, c'est maintenant. Soyez généreux. Epanchez votre coeur devant le Seigneur et offrez-lui vos sacrifices. Tandis que le Carême approche, puisse-t-il être vraiment un temps de grâce pour vous, et par votre générosité, pour l'Église et le monde.

Je te salue Marie, Femme pauvre et humble, bénie du Très-Haut !
Vierge de l'espérance, [aube] des temps nouveaux,
nous nous associons à ton hymne de louange
pour célébrer les miséricordes du Seigneur,
pour annoncer la venue du [Royaume] et la libération totale de [l'humanité].

—PAPE ST JEAN-PAUL II à Lourdes, 2004 ; la-croix.com

Mark Mallett
« Only Jesus Walks On Water »


[1] lire aussi On Weaponizing the Mass
[2] cf. 1 Co 1: 18-19
[3] 1 Co 1: 17
[4] “L'Évangélisation et le dialogue interreligieux, loin de s'opposer, se soutiennent et s'alimentent réciproquement.” —Evangelii Gaudium, n° 251 ; vatican.va
[5] cf. Le silence ou l'épée
[6] cf. lifesitenews.com, 7 février 2019
[7] 1 P 4: 17

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