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La petite cohorte de la Sainte Vierge

Tous sont invités à rejoindre ma force spéciale de combat. La venue de Mon Royaume doit être votre seul but dans la vie. Mes paroles parviendront à une multitude d'âmes. Ayez confiance ! Je vous aiderai d'une façon miraculeuse. N'aimez pas le confort. Ne soyez pas lâches. N'attendez pas. Affrontez la tempête pour sauver des âmes. Mettez-vous au travail. Rester les bras croisés, c'est laisser le champ libre à Satan et au péché. Ouvrez les yeux et voyez tous les dangers qui font tant de victimes et menacent votre propre âme.

— Jésus à Élisabeth Kindelmann, La Flamme d'Amour du Cœur Immaculé de Marie, Journal spirituel, p. 106 (traduction depuis l'anglais)

Jésus arrive ! À la tête de cette force spéciale de combat à qui la tâche a été confiée de préparer le chemin, se tient Notre Dame. Son armée est petite car peu répondent à son appel [1] ; sa cohorte est numériquement insignifiante car peu acceptent les conditions ; la force de combat est réduite parce que peu affrontent la tempête jusque dans leur âme, moins encore celle qui balaie notre monde. Beaucoup préfèrent au contraire rejeter les "signes des temps" ...

... Ceux d'entre nous qui ne voient pas, qui ne veulent pas voir toute la force du mal, et qui ne veulent pas entrer dans sa passion.

— PAPE BENOÎT XVI, Cité du Vatican, 20 avril 2011, Audience générale

Petit est le nombre de ceux qui me comprennent et me suivent...

— Notre-Dame de Medjugorje, message donné à Mirjana, 2 mai 2014

Nous vivons véritablement comme au temps de Noé, tandis beaucoup sont pris au dépourvu, trop occupés à « acheter et vendre » et recherchant le confort du monde plutôt que se préparant pour la puissante Tempête (et elle est si proche, on peut pratiquement ressentir l'azote dans ses gouttelettes de justice). Étrangement, j'ai l'impression que ce que je vais écrire aujourd'hui sera, pour certains, la dernière invitation à rejoindre la petite cohorte de Notre Dame — ceux qui mèneront la charge contre les puissances des ténèbres. Ainsi, cette méditation est en quelque sorte l'appel de celui qui crie dans le désert :

Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers !

Lc 3: 4

C'est un cri qui, poussé du plus profond des entrailles, appelle à la confiance : à donner résolument notre fiat personnel et total à Dieu, en remettant les rênes de notre âme à Notre Dame et en marchant à sa suite. Car à la Femme et à sa progéniture est confiée la tâche d'écraser la tête du serpent afin de préparer la voie au règne du Christ (cf. Gn 3: 9-15, 20).

Pourrait-on en attendre moins du retour de Jésus ? Pensiez-vous que nous n'étions appelés qu'à être de simples spectateurs du plus grand événement depuis la Résurrection ?

La petite cohorte de Notre Dame

Aux yeux du monde, cette « force spéciale de combat » ne représente rien. Nous sommes des étrangers en terres étrangères. Nous nous trouvons plongés dans un monde hostile à Dieu et à tout ce dont Il se fait le Défenseur. Nous sommes exactement comme les Israélites au temps de Gédéon.

Encerclé par les armées de Madiân, Gédéon s'adressa à ses 32 000 soldats, tout comme Notre Dame s'adressa à toute l'Église lors de ses apparitions à Fatima, et ensuite tout au long des décennies qui suivirent jusqu'à son appel ultime à notre époque :

« Ceux qui ont peur et tremblent, qu'ils s'en retournent et partent par le mont Galaad ! » Vingt-deux mille hommes s'en retournèrent, et il en resta dix mille. Le Seigneur dit à Gédéon : « Ce peuple est encore trop nombreux ! Fais-le descendre au bord de l'eau, et là, pour toi, je le mettrai à l'épreuve. Celui dont je te dirai : “Il doit aller avec toi”, il ira avec toi, et celui dont je te dirai : “Il ne doit pas aller avec toi”, il n'ira pas ! » Alors Gédéon fit descendre le peuple au bord de l'eau, et le Seigneur dit à Gédéon : « Tous ceux qui laperont l'eau comme des chiens avec leur langue, tu les mettras à part. Tu feras de même pour ceux qui se mettront à genoux pour boire [en portant leurs mains à leur bouche]. » Ceux qui lapèrent furent au nombre de trois cents ; tout le reste du peuple s'était mis à genoux pour boire de l'eau [en portant leurs mains à leur bouche]. Le Seigneur dit à Gédéon : « C'est avec les trois cents hommes qui ont lapé que je vous sauverai et que je livrerai Madiân entre tes mains. »

Juges 7: 3-7

Les 300 sont ceux qui, écartant leurs peurs, mettant de côté le politiquement correct, et s'humiliant le visage contre terre, se sont avancés au bord du Fleuve d'Eau Vive, sans rechercher le moindre confort, pas même celui de leurs mains (c'est-à-dire des choses bonnes mais pouvant néanmoins être sacrifiées) ; ils n'ont pas peur de souffrir, de se laisser un peu "salir" au nom de l'appel qu'ils ont reçu. Ce sont ceux qui ont déposé leurs armes naturelles — tous ces attachements dans lesquels ils avaient placé leur sécurité et même leur foi (l'argent, leur intelligence, leurs dons naturels, leurs biens et richesses matériels, etc.). De plus, ils font partie de ceux dont la foi fut mise à l'épreuve au cours du pontificat actuel mais qui ne se sont pas retournés contre le Pape (ce qui fait partie de l'épreuve, comme vous le verrez dans un instant).

Car la bataille qui s'en vient consistera en fin de compte à chasser les puissances des ténèbres pour faire advenir le Règne de Dieu.

Si nous [sommes des êtres de chair], nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont [terriblement] puissantes, par la vertu de Dieu, [et capables de] renverser des forteresses.

2 Corinthiens 10: 3-4

En d'autres termes, la petite cohorte de Marie est appelée à agir complètement à l'opposé de ses inclinations rationnelles — à cheminer dans la foi, non dans la claire vision [2 Co 5: 7] — marchant fidèlement dans les pas de Notre Dame, tandis qu'elle nous murmure ses instructions :

Gédéon sépara les trois cents hommes en trois groupes. Il leur remit à tous des cors et des cruches vides dans lesquelles ils mirent des torches. Il leur dit : « Vous me regarderez et vous ferez comme moi ! Quand je serai arrivé à la limite du camp, vous ferez comme je ferai. »

Juges 7: 16-17

Ces trois petits groupes (composés d'un reste du clergé, des religieux et des laïcs) vont mener une charge qui va commencer à aveugler Satan. Au fond de leur cœur, ils porteront la Flamme d'Amour, qui est le Don de la Vie dans la Divine Volonté...

... Ma Flamme d'Amour... c'est Jésus Lui-même.

— Notre Dame à Elizabeth Kindelmann, 31 août 1962

Les temps que nous vivons ont pour but de permettre à certaines âmes de recevoir ce Don, individuellement, afin de préparer le temps où le monde entier le recevra.

— Daniel O'Connor, The Crown of Sanctity: On the Revelations of Jesus to Luisa Piccarreta, p. 113 (Kindle Edition)

Le cor est le Glaive de l'Esprit, qui est la Parole et la puissance de Dieu ; la cruche symbolise la vie humble et cachée que nous devons mener à l'imitation de Notre Dame jusqu'à ce que le moment soit venu pour la « Femme revêtue du soleil » de s'avancer dans la zone la plus sombre de la tempête :

Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent à la limite du camp peu avant minuit ; on venait de relever les sentinelles. Ils sonnèrent du cor et brisèrent les cruches qu'ils tenaient à la main. Alors les trois groupes sonnèrent [à leur tour] du cor et brisèrent les cruches. De la main gauche, ils saisirent les torches, et de la main droite les cors qu'ils avaient sonnés, et ils crièrent : « à vos épées pour le Seigneur et pour Gédéon ! » (« pour le Seigneur et pour Notre Dame ! »)

Juges 7: 19-20

Note de Pierre et les Loups : Si la cruche symbolise la vie humble et cachée, le fait de la briser signifie sortir de son silence. N'est-ce pas ce que nous voyons aujourd'hui avec la parution du nouveau livre du Cardinal Sarah avec la contribution de Benoît XVI ? (Lire aussi : Le nom de Benoît XVI ne sera pas retiré de la couverture du livre défendant le célibat sacerdotal)

Avec cela, les armées de Madiân furent plongées dans la confusion et commencèrent à s'entretuer !

Ce sera le Grand Miracle de la Lumière qui aveuglera Satan… Le flot torrentiel de bénédictions sur le point de secouer le monde doit commencer par le petit nombre des âmes les plus humbles.

— Notre-Dame à Elizabeth, theflameoflove.org

Ici, nous nous tournons vers le songe de Saint Jean Bosco qui semble décrire la scène :

À ce stade, une grande convulsion se produit. Tous les navires qui jusque-là avaient combattu contre le navire du Pape sont dispersés ; ils s'enfuient, entrent en collision et se brisent en morceaux l'un contre l'autre. Certains coulent et essaient d'en couler d'autres. Plusieurs petits navires qui avaient combattu vaillamment pour le Pape se ruent pour être les premiers à s'attacher à ces deux colonnes [de l'Eucharistie et de Marie]. De nombreux autres navires, s'étant retirés par crainte de la bataille, observent prudemment de loin ; les épaves des navires brisés ayant été éparpillés dans les tourbillons de la mer, ils s'avancent à leur tour résolument vers ces deux colonnes, et les ayant atteint, ils s'attachent rapidement aux crochets qui pendent de celles-ci et se retrouvent ainsi en sécurité, unis au navire principal, à bord duquel se trouve le Pape. Sur la mer règne un grand calme.

— Saint Jean Bosco, cf. miraclerosarymission.org

Oui, ceux qui ont attaqué le Pape — à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Église — sont humiliés et leurs vaisseaux d'orgueil complètement détruits. Le petit équipage de la Sainte Vierge s'arrime quant à lui aux piliers de Notre Seigneur et de Notre Dame. Les autres qui, tout en n'ayant pas apostasié, se sont assis sur le rebord, saisis par la peur et l'angoisse, se joignent à l'Équipage, bien que ressentant en eux une tristesse et une contrition profondes dues à leur manque de confiance dans le Seigneur. Tout à coup, il se fait un « grand calme » — un moment de répit au cœur de la tempête au cours duquel les âmes seront marquées du signe de la Croix sur leur front :

Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.

Ap 7: 3

C'est l'heure du retour des Fils Prodigues ; c'est l'Heure de la Miséricorde avant l'Heure de la Justice.

« Tu dois savoir que j'aime toujours mes enfants, mes créatures bien-aimées. Je donnerais mes entrailles pour qu'ils ne soient pas frappés ; si bien que dans ces temps mortels à venir, je les ai remis entre les mains de ma céleste Maman — Je les lui ai confiés pour qu'elle les mette en sécurité sous son manteau. Je lui donnerai tous ceux qu'elle voudra. Et la mort elle-même sera impuissante sur ceux qui seront sous la garde de ma Maman. » Pendant qu'il disait cela mon doux Jésus m'a fait voir [comment] ... Elle parcourait toutes les nations pour marquer ses chers enfants et ceux qui ne devaient pas être touchés par les fléaux. Les créatures que ma céleste Maman avait marquées, les fléaux n'avaient pas le pouvoir de les toucher. Mon doux Jésus a donné le droit à sa Maman de mettre en sûreté tous ceux qu'il lui plaisait.

— Jésus à Luisa Piccarreta, 6 juin 1935 ; myriamiralasource.wordpress.com

Choisis

Tout cela pour dire que la petite cohorte de la Sainte Vierge n'a rien de particulièrement spécial... elle a simplement été choisie.

Et elle vous invite, vous aussi.

Que devez-vous faire ? La première chose est simplement de dire « oui » — fiat. De réciter ce genre de prière :

Seigneur, je me présente à Toi maintenant, tel(le) que je suis. Et mon « tel(le) que je suis » ressemble davantage à celui de Matthieu assis à sa table de collecteur d'impôts ; ou celui de Zachée juché sur son arbre ; ou celui de la femme adultère condamnée par les hommes et effondrée au sol ; ou celui du bon Larron, suspendu au bois de la croix ; ou celui de Pierre déclarant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » [2] Pour chacun de ces hommes et chacune de ces femmes, Tu as accepté leur « Prends-moi tel[le] que je suis ». Et donc, avec un acte ferme de ma volonté, Je t'offre aujourd'hui tout ce que je suis, comme je suis. De cette façon, je prends aussi Marie comme ma Mère, elle que Tu as placée, après Toi, à la tête de Ton armée céleste. Ensuite, Seigneur, je te prie : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » [3]

[Je conclus cette méditation] avec cette parole de Notre Dame que j'ai reçue il y a huit ans en présence de mon directeur spirituel. C'est une parole pour le temps présent...

Mes petits, ne pensez pas que parce que vous, mon petit reste, êtes peu nombreux, cela signifie que vous êtes spéciaux. Au contraire, vous avez été choisis. Vous avez été choisis pour apporter la Bonne Nouvelle au monde au temps fixé. C'est le Triomphe que mon Cœur attend avec une grande impatience. Tout est en place à présent. Tout est en mouvement. La main de mon Fils est prête à bouger d'une manière éminemment souveraine. Faites très attention à ma voix. Je vous prépare, mes petits, pour cette grande Heure de Miséricorde. Jésus arrive, Il arrive dans toute Sa Splendeur, pour réveiller les âmes empêtrées dans les ténèbres. Car les ténèbres sont grandes, mais la Lumière est bien plus grande. Lorsque Jésus viendra, beaucoup de choses paraîtront au grand jour, et les ténèbres seront dispersées. C'est alors que vous serez envoyés, comme le furent les Apôtres de jadis, pour rassembler les âmes sous mon manteau maternel. Patientez. Tout est prêt. Veillez et priez. Ne perdez jamais espoir, car Dieu aime tout le monde.

Mark Mallett
Our Lady's Little Rabble


[1] Mt 7: 14
[2] Lc 5: 8
[3] Jn 6: 28