"Dieu est jeune" : un nouveau livre du pape François (extraits)


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Publié le mercredi 21 mars 2018

Catégorie : Culture, littérature, cinéma

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Pape François : « Un jeune a quelque chose d'un prophète »

EXTRAITS INÉDITS. « Le Point » publie en exclusivité des passages du livre du pape François, « Dieu est jeune », à paraître en France le 22 mars.

« Dieu est jeune ! » L'assertion est signée de la main du pape François, l'une des personnalités les plus populaires, l'un des leaders les plus influents sur la planète, et, en l'occurrence, un homme de 81 ans qui s'adresse à un autre homme de 32 ans, le journaliste et écrivain italien Thomas Leoncini.

De Jérôme Cordelier sur le site Le Point

Pour le pape, « Dieu est jeune » « parce qu'Il est toujours neuf », parce qu'Il est « l'Éternel qui n'a pas de temps, mais qui est capable de se renouveler, de rajeunir continuellement et de rajeunir toutes choses ». C'est ce qu'on peut lire dans un livre (*) à paraître le 22 mars en France aux éditions Robert Laffont et Presses de la Renaissance.

Non, François ne cède pas à la mode du jeunisme, qu'il honnit : il a d'ailleurs quelques paroles savoureuses sur ces adultes qui refusent de grandir, font « copains-copains » avec leurs enfants, s'adonnent à la chirurgie esthétique… C'est en homme qui accepte son âge pour l'expérience et la sagesse qu'ils lui confèrent que François s'adresse à ceux qui lui succèdent au monde. Le livre paraît en même temps que se réunissent à Rome 300 jeunes du monde entier pour préparer le prochain synode prévu en octobre 2018.

Ces adultes en « grande concurrence » avec les jeunes

Petit-fils d'immigrés italiens, l'Argentin Jorge Bergoglio a vécu une enfance heureuse à Buenos Aires, que ces biographes ont tous évoquée, au milieu des bandes joyeuses qui serpentaient dans son quartier de Flores, des échanges bruyants dans les cages d'escalier et des grandes tablées où se mêlaient toutes les générations. Prêtre, archevêque, pape, il ne perdra jamais une occasion de mettre en avant l'âge, l'expérience, la vieillesse pour promouvoir la mémoire, la transmission au coeur d'univers qui ont tendance à l'oublier, préoccupation que l'on retrouve davantage chez les peuples autochtones d'Amazonie – dont ce pape se fait aussi le protecteur – que dans nos sociétés post-modernes dites civilisées.

Ce pape missionnaire, inlassable arpenteur des périphéries tant géographiques que sociales et humaines, promoteur d'une « culture de la rencontre », veut s'appuyer sur le dialogue intergénérationnel pour étendre sa « révolution de la tendresse ». Le salut des [personnes âgées] est de transmettre la mémoire et d'être de « véritables rêveurs de l'avenir », celui des jeunes est de se saisir de leur expérience pour « les porter en avant dans la prophétie ».

Dialoguant avec un chercheur en sociologie et en psychologie, le pape, homme de terrain et d'action, se fait sociologue. Il déplore que les jeunes grandissent dans « une société sans racines », où « entrer dans la maturité » est perçu comme « un mal » et où, trop souvent, les adultes se mettent en « grande concurrence », voire « rivalité » avec les jeunes et même les très jeunes – « un leurre », dit le pape, « le jeu du diable ». Père de tous, il commence, humilité bouleversante, par demander pardon aux jeunes « parce que nous ne les prenons pas toujours au sérieux ». Or, lui, dans ce dialogue, traite son interlocuteur d'égal à égal. C'est la grande force de ce leader qui, fruit d'un long compagnonnage avec Les Exercices spirituels d'Ignace de Loyola, cherche toujours à établir un contact personnel, y compris dans ses conversations avec un puissant ou même une foule immense. C'est la sève de sa popularité et de son influence.

Migrants, changement climatique et harcèlement

François parle avec Thomas, mais il ne sermonne jamais. Il transmet une expérience, une vie, sa vie, en tâtonnant. Il se confie avec une sincérité émouvante. Il répond à toutes les questions, des bouleversements climatiques aux migrants, mais aussi, par exemple, sur le harcèlement, et invite au passage à « se réjouir des grands pas en avant accomplis par la technologie et par la science ». Il reconnaît aussi une « espérance agnostique » – « Il suffit d'un homme bon pour qu'il y ait de l'espoir ».

Mais il souhaite également mettre en garde son intervieweur sur les mirages de l'époque, les quinze maladies de l'homme moderne, dont il a pour certaines déjà parlé – « l'Alzheimer spirituel », la pétrification mentale, le « profit mondain », les commérages, la courtisanerie… Comme on va le voir dans cet extrait, le pape s'indigne de « la soif de l'accumulation », lubie contemporaine, lui qui, selon la formule du philosophe Nicolas Tenaillon, auteur de Dans la tête du pape François(Solin/Actes Sud), s'élève contre « l'argent gâché (luxe) et l'argent caché (investissements opaques) » et a placé ceux qui n'ont rien au centre de sa mission.

Les jeunes ont tout à apporter à notre société, à condition que leurs aînés ne les enferment pas dans leur statut, ne les utilisent pas à leur profit – la fameuse rhétorique de « la culture du déchet » que combat à toutes forces le pape (cf. son encyclique Laudato Si) – et se mettent dans leurs pas, dans le rythme de ces prophètes parce que « pour comprendre un jeune aujourd'hui, il faut le comprendre en mouvement ». L'expérience d'un chef qui, depuis son intronisation il y a cinq ans jour pour jour, le 19 mars 2013, ne cesse de courir le monde, jusque dans ses endroits les plus reculés où jamais aucun leader n'a posé le pied.

LIRE aussi : Le pape François en fait-il trop ?

EXTRAITS 1 : « Pardon aux jeunes »

Je pense que nous devons demander pardon aux jeunes parce que nous ne les prenons pas toujours au sérieux. Nous ne les aidons pas toujours à trouver leur voie ni les moyens qui leur permettraient de ne pas finir dans l'exclusion. Souvent, nous ne savons pas les faire rêver et nous ne sommes pas capables de les enthousiasmer. C'est normal de chercher de l'argent pour fonder une famille, bâtir un avenir, et sortir de cette situation de subordination aux adultes dans laquelle les jeunes d'aujourd'hui demeurent trop longtemps. L'important, c'est d'éviter d'éprouver la soif de l'accumulation. Il y a des gens qui vivent pour accumuler de l'argent et qui croient devoir l'accumuler pour vivre, comme si l'argent se transformait ensuite en nourriture pour l'âme. Cela revient à vivre à son service, or nous avons appris que l'argent est certes concret, mais il contient quelque chose d'abstrait, de volatil, quelque chose qui peut s'évanouir du jour au lendemain sans avertissement : pensons à la crise des banques, et dernièrement à tous ces défauts de paiement. […]

C'est le travail qui est la nourriture de l'âme, c'est le travail qui peut se transformer en joie de vivre, en coopération, en union dans un projet et en jeu d'équipe. Pas l'argent. Et il devrait y avoir du travail pour tous. Chaque être humain doit avoir la possibilité concrète de travailler, de prouver à lui-même et à ses proches qu'il est capable de gagner sa vie. On ne peut pas accepter l'asservissement, on ne peut pas accepter que tant de jeunes soient exploités par des employeurs avec de fausses promesses, avec des salaires qui ne sont jamais versés, sous le prétexte qu'ils sont jeunes et qu'ils doivent acquérir de l'expérience. On ne peut pas accepter que des employeurs exigent des jeunes un travail précaire et parfois carrément gratuit. Car je sais que le travail gratuit existe, et parfois même avec une sélection pour y accéder. Ça, c'est de l'exploitation, et cela provoque les pires sensations dans l'âme ; des sensations qui grandissent peu à peu et peuvent bouleverser la personnalité des jeunes.

Ils demandent à être écoutés et nous avons le devoir de les écouter et de les accueillir, pas de les exploiter. Il n'y a aucune excuse à cela. […]

Gouverner, c'est servir chacun de nous, chacun des frères qui composent le peuple, sans oublier personne. Quiconque gouverne doit apprendre à regarder vers le haut uniquement pour parler à Dieu, et non pour jouer à être Dieu. Et il doit regarder vers le bas uniquement pour relever celui qui est tombé.

Le regard de l'homme doit toujours aller dans ces deux directions. Vers le haut, regardez Dieu, et vers le bas celui qui est tombé si vous voulez devenir grands : les réponses aux questions les plus difficiles se trouvent toujours en regardant dans ces deux directions à la fois. […]

La pire conséquence du péché que peut commettre celui qui a le pouvoir est certainement la destruction de soi-même. Mais il y en a une autre, qui n'est peut-être pas exactement la pire mais qui est récurrente : finir par se ridiculiser. Et on ne se remet jamais du ridicule. Qui apparaît comme l'un des personnages les plus ridicules de l'histoire ? Selon moi, Ponce Pilate : s'il avait su qu'il avait devant lui le Fils de Dieu, et que le Fils de Dieu s'était servi de Son pouvoir pour laver les pieds de Ses disciples, est-ce qu'il s'en serait lavé les mains ? Je ne crois vraiment pas !

L'évangéliste Jean nous raconte que le Seigneur était conscient d'avoir tout le pouvoir du monde entre Ses mains. Et qu'a-t‑Il décidé de faire avec tout ce pouvoir ? Un geste unique, qui a été un geste de service, en particulier le service du pardon. Jésus a décidé que le pouvoir devait être transformé, de ce moment et pour toujours, en service. Quel est le véritable message prophétique de tout cela ? Il a renversé les puissants de leur trône et élevé les humbles. Le pouvoir est le service, et il doit permettre à notre prochain de se sentir bien traité, selon sa dignité. Celui qui sert est l'égal de celui qui est servi.

EXTRAITS 2 : « Le jeu du diable »

Il semble que grandir, vieillir, entrer dans la maturité, soit un mal. C'est synonyme d'une vie épuisée, insatisfaite. Il semble qu'aujourd'hui tout soit maquillé ou masqué. Comme si le fait même de vivre n'avait plus de sens. J'ai parlé récemment de la tristesse de voir des gens vouloir se faire faire un lifting du coeur ! Comme il est douloureux que quelqu'un veuille effacer les rides de tant de rencontres, de tant de joies et de tristesses ! On voit trop souvent des adultes jouer à l'enfant, éprouver la nécessité de se mettre au niveau de l'adolescent, sans comprendre que c'est un leurre. C'est le jeu du diable. Je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse se sentir en concurrence avec un jeune enfant, mais on le constate hélas de plus en plus souvent. C'est comme si les adultes disaient : « Tu es jeune, tu as cette grande possibilité et cette énorme promesse, mais je veux être plus jeune que toi, je peux l'être, je peux feindre de l'être et en cela aussi être meilleur que toi. »

Il y a trop de parents qui sont des adolescents dans leur tête, qui jouent à la vie éphémère éternelle et qui, consciemment ou non, rendent leurs enfants victimes de ce jeu pervers. Car d'un côté ils élèvent des enfants dans la culture de l'éphémère, et de l'autre ils les font grandir de plus en plus déracinés, dans cette société que je qualifie précisément de « déracinée ».

Voici quelques années à Buenos Aires, j'ai pris un taxi : le chauffeur était très soucieux, presque accablé, il m'a tout de suite fait l'effet d'un homme très inquiet. Il m'a regardé dans son rétroviseur et m'a demandé : « Vous êtes le cardinal ? » J'ai répondu que oui et il m'a dit : « Mais qu'est-ce qu'on va faire avec ces jeunes ? Je ne sais plus par quel bout prendre mes enfants. Samedi dernier, j'ai croisé quatre jeunes filles à peine majeures, de l'âge de ma fille, qui avaient quatre sacs en papier remplis de bouteilles de vodka, de whisky et d'autres alcools. Je leur ai demandé ce qu'elles avaient l'intention de faire avec tout cet alcool, et elles m'ont répondu : “On va à la maison se préparer pour la fête de ce soir.“ » Cette histoire m'a considérablement donné à réfléchir : ces jeunes filles étaient comme des orphelines, elles semblaient dépourvues de racines, elles voulaient devenir orphelines de leur propre corps et de leur propre raison. Pour être sûres de passer une bonne soirée, il fallait qu'elles arrivent déjà ivres. Mais qu'est-ce que ça veut dire d'arriver à une fête en étant déjà ivre ?

Cela signifie y arriver pleine d'illusions et en portant avec soi un corps que l'on ne commande pas, un corps qui ne répond pas à la tête et au coeur, qui ne répond qu'aux instincts, un corps sans mémoire, uniquement composé de chair éphémère. Nous ne sommes rien sans notre tête et sans notre coeur ; nous ne sommes rien si nous avançons en proie aux instincts et sans notre raison. La raison et le coeur nous rapprochent d'une façon réelle ; et nous nous approchons de Dieu parce que nous pouvons penser Dieu et nous pouvons décider d'aller à Sa recherche. Avec la raison et le coeur, nous pouvons aussi comprendre celui qui va mal, sentir que nous sommes comme lui, nous faire porteurs de bien et d'altruisme. N'oublions jamais les paroles de Jésus : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous. Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir » (Marc, 10, 43).

EXTRAITS 3 : « Les ailes d'un prophète »

Pour comprendre un jeune aujourd'hui, il faut le comprendre en mouvement. On ne peut pas rester immobile et prétendre être sur la même longueur d'onde que lui. Si nous voulons dialoguer, nous devons être mobiles, et c'est lui alors qui ralentira pour nous écouter, c'est lui qui décidera de le faire. Et quand il ralentira, une autre figure commencera : un mouvement dans lequel le jeune adoptera un pas plus lent pour se faire écouter, et où les anciens accéléreront pour trouver le point de rencontre. Ils se contraignent mutuellement : les jeunes à aller plus lentement, et les vieux plus vite. Voilà comment nous pourrons progresser. Je voudrais citer Aristote qui, dans sa Rhétorique au livre II chapitre 12, nous dit : « Pour les jeunes gens, le passé est encore peu de chose, et l'avenir beaucoup. En effet, au premier jour de l'existence, on trouve que le souvenir n'est rien et que l'espérance est tout. Ils sont faciles à tromper, pour la raison que nous avons donnée ; en effet, ils espèrent volontiers. (…) Et ils sont plus braves, car ils sont prompts à s'emporter et ont bon espoir ; le premier de ces traits de caractère fait que l'on n'a pas peur, et le second donne de l'assurance. En effet, on n'a jamais peur quand on est en colère, et l'espoir d'obtenir un bien rend téméraire. » […]

Un jeune a quelque chose d'un prophète et il faut qu'il en prenne conscience. Il a les ailes d'un prophète, l'attitude d'un prophète, la capacité à prophétiser, à dire, mais aussi à faire. Un prophète d'aujourd'hui a certes la capacité de condamner, mais il a surtout celle d'offrir une perspective. Les jeunes possèdent ces deux qualités. Ils savent condamner, même s'ils expriment parfois maladroitement leurs jugements. Et ils ont aussi la capacité à scruter l'avenir et à voir plus loin. Mais les adultes sont cruels et ils abandonnent souvent à elle-même cette force des jeunes. Souvent ils déracinent les jeunes et, au lieu de les aider à être des prophètes pour le bien de la société, ils en font des orphelins et des exclus. Les jeunes d'aujourd'hui grandissent dans une société sans racines. […]

C'est pourquoi l'une des premières choses auxquelles nous devons penser en tant que parents, en tant que famille, en tant que pasteurs, ce sont les paysages où s'enraciner, où générer des liens, où faire grandir ce réseau vital qui nous permet de nous sentir chez nous. C'est une terrible aliénation pour quelqu'un de constater qu'il n'a pas de racines, cela signifie n'appartenir à personne. […]

Aujourd'hui, les réseaux sociaux donnent l'apparence d'un espace de connexion avec les autres ; Internet offre aux jeunes le sentiment d'appartenir à un groupe unique. Mais le problème d'Internet est précisément son caractère virtuel : il laisse les jeunes dans les airs, et en conséquence extrêmement volatils. J'aime rappeler une phrase du poète argentin Francisco Luis Bernárdez : « Por lo que el árbol tiene de florido, vive de lo que tiene sepultado ». « Quand nous voyons de belles fleurs sur un arbre, nous ne devons jamais oublier que si nous jouissons de cette vision, c'est grâce à ses racines. »

Une voie possible est à mon avis le dialogue, le dialogue des jeunes avec les anciens : une interaction entre les jeunes et les vieux, y compris en passant temporairement par-dessus les adultes – la génération intermédiaire. Les jeunes et les anciens doivent se parler, et ils doivent le faire de plus en plus souvent : c'est véritablement une urgence ! Et ce sont les vieux autant que les jeunes qui doivent prendre l'initiative. Il y a un passage de la Bible (Joël 3, 1) qui dit : « Vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. »

Mais cette société exclut les uns et les autres, elle exclut les jeunes au même titre qu'elle exclut les vieux. Pourtant, le salut des vieux est de donner aux jeunes la mémoire, c'est ce qui fait des vieux les véritables rêveurs de l'avenir ; tandis que le salut des jeunes est de prendre ces enseignements, ces songes, et de les porter en avant dans la prophétie. Pour que nos jeunes aient des visions, pour qu'ils soient eux-mêmes des rêveurs, pour qu'ils puissent affronter avec audace et courage les temps à venir, il est indispensable qu'ils écoutent les songes prophétiques de leurs ancêtres. Les vieux rêveurs et les jeunes prophètes sont la voie du salut pour notre société déracinée : deux générations d'exclus peuvent tous nous sauver.

(*) Pape François, « Dieu est jeune - Conversation avec Thomas Leoncini ». Traduit de l'italien par Françoise Bouillot. Éditions Robert Laffont - Presses de la Renaissance. En librairie le 22 mars.

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