Deux raisons de devenir catholique - par Mark Mallett


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Publié le dimanche 6 mai 2018

Catégorie : Foi, doctrine & morale catholiques

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Récemment (2008), un jeune couple pentecôtiste s'est approché de moi et m'a dit : « À cause de vos écrits, nous sommes devenus catholiques. » J'ai été rempli de joie et les ai pris dans mes bras, heureux que ce frère et cette soeur en Christ allaient expérimenter Sa puissance et Sa vie de façons profondément nouvelles — en particulier à travers les sacrements de la Confession et de la Sainte Eucharistie.

Et voici donc deux raisons faciles à comprendre pour lesquelles les protestants devraient devenir catholiques.

Traduction d'un article de Mark Mallett : « Two Reasons to Become Catholic »

Illustation : Forgiven par Thomas Blackshear II

C'est dans la Bible

Un protestant évangélique m'a écrit un jour en déclarant qu'il n'est pas nécessaire de confesser ses péchés les uns aux autres, et qu'il le fait directement à Dieu. D'une certaine manière, il n'y a rien de mal à ça. Dès que nous avons conscience de notre péché, nous devons nous adresser à Dieu du fond du coeur, Lui demander pardon, puis recommencer à neuf, avec la résolution de ne plus pécher.

Mais selon la Bible, nous devons faire plus :

Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d'être guéris.

Jacques 5: 16

La question est : à qui devons-nous nous confesser ? La réponse est à ceux à qui le Christ a donné l'autorité pour pardonner les péchés. Après Sa résurrection, Jésus est apparu aux Apôtres, a soufflé sur eux et leur a donné le Saint-Esprit en leur disant :

À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.

Jean 20: 23

Ce n'était pas un commandement adressé à tous ses disciples, mais seulement aux Apôtres, les premiers évêques de l'Église. La confession aux prêtres a été pratiquée dès les premiers siècles :

Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient confesser publiquement les pratiques auxquelles ils s'étaient livrés.

Actes 19: 18

Dans (devant) l'assemblée, tu feras la confession de tes péchés (transgressions) et tu n'iras pas à la prière avec une conscience mauvaise.

- Didache "Enseignement des douze Apôtres", (vers 70 après JC)

Un moyen pour le pécheur qui veut rentrer en grâce avec Dieu, est de déclarer son péché au Prêtre du Seigneur, d'en chercher le remède.

- Origène d'Alexandrie, Père de l'Église ; (vers 244 après JC)

De même qu'un homme est illuminé par le Saint Esprit lorsqu'il est baptisé par un prêtre, ainsi celui qui confesse ses péchés avec un coeur repentant obtient par le prêtre la rémission.

- St Athanase d'Alexandrie, Père de l'Église, vers 295-373 après JC

« Lorsque vous apprenez qu'un homme a fait connaître l'état de sa conscience en se confessant, il est déja sorti du tombeau, » dit Saint Augustin (vers 354-430 après JC) dans une référence évidente à la résurrection de Lazare. « Mais il n'est pas encore délié. Quand l'est-il ? Par qui l'est-il ? »

Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

Mt 18: 18

« C'est donc à bon droit, » continue Augustin, « que l'Eglise a le pouvoir d'ôter les liens du péché. »

Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

Jean 11: 44

Je ne peux pas en dire assez sur les grâces de guérison que j'ai reçues lors de mes rencontres avec Jésus dans le confessionnal. Entendre que je suis pardonné par le représentant du Christ est un merveilleux cadeau (voir La Confession désuète ?)

Voilà ce qu'il faut comprendre : ce Sacrement n'est valide qu'en présence d'un prêtre catholique. Pourquoi ? Parce qu'ils sont les seuls à avoir reçu l'autorité de le faire à travers la succession apostolique siècles après siècles.

Avez-vous faim ?

Non seulement avez-vous besoin d'entendre la parole d'absolution du Seigneur, mais vous devez « gouter et voir comme le seigneur est bon » (Ps 33: 9) Est-ce possible ? Pouvons-nous toucher le Seigneur avant Son dernier retour ?

Jésus s'est appelé le "pain de vie". Il a donné ce pain aux Apôtres lors de la dernière Cène quand Il a prononcé ces paroles :

Prenez, mangez : ceci est mon corps. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. »

Mt 26: 26-28

Il est clair d'après les propres paroles du Seigneur qu'il n'utilisait pas un langage symbolique.

En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.

Jean 6: 55

Ensuite,

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.

Le verbe "manger" utilisé ici est le verbe grec trogon qui signifie "croquer", "mâchonner" ou "ronger" comme pour souligner la réalité littérale que le Christ exprimait.

Il est évident que Saint Paul a compris la signification de ce Repas Divin :

Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d'une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s'examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s'il ne discerne pas le corps du Seigneur. C'est pour cela qu'il y a chez vous beaucoup de malades et d'infirmes et qu'un certain nombre sont endormis dans la mort.

1 Cor 11: 27-30

Jésus dit que quiconque mange de ce pain a la vie éternelle !

Les Israélites ont reçu le commandement de manger un agneau sans tache et de placer son sang sur les linteaux de leurs portes. De cette façon, ils seraient épargnés lorsque l'ange de la mort passerait. Nous aussi devons donc manger « l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jean 1:29). Dans ce repas, nous aussi sommes épargnés par la mort éternelle.

Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'avez pas la vie en vous.

Jean 6: 53

Je ne me plais plus à une nourriture de corruption ni aux plaisirs de cette vie ; c'est le pain de Dieu que je veux, qui est la chair de Jésus-Christ, de la race de David (Jn 7.42; Ro 1.3), et pour boisson je veux son sang, qui est l'amour incorruptible.

- St Ignace d'Antioche, Père de l'Église, Lettre aux Romains 7: 3 (vers 110 après JC)

Nous appelons cet aliment Eucharistie ... Car nous ne prenons pas cet aliment comme un pain ordinaire et une boisson commune. Mais de même que, par la parole de Dieu, Jésus-Christ, notre Sauveur, ayant été fait chair, a pris sang et chair pour notre salut; de même aussi cet aliment, qui par l'assimilation doit nourrir nos chairs et notre sang, est devenu, par la vertu de l'action de grâces, contenant les paroles de Jésus-Christ lui-même, le propre sang et la propre chair de Jésus incarné.

- St Justin le Martyr, Première Apologie pour la défense des chrétiens, n° LXVI, (environ 100 - 165 après JC)

L'Écriture est claire. La tradition du christianisme depuis les premiers siècles est restée inchangée. La Confession et l'Eucharistie restent les moyens de guérison spirituelle et de grâce les plus tangibles et les plus puissants. Ils accomplissent la promesse du Christ de rester avec nous jusqu'à la fin des temps.

Qu'est-ce donc, chers protestants, qui vous retient à l'écart ? Est-ce les scandales de certains prêtres ? Pierre fut lui-même un sujet de scandale ! Est-ce le péché de certains membres de l'Eglise ? Ils ont aussi besoin de salut ! Est-ce les rituels et les traditions de la Messe ? Quelle famille n'a pas de traditions ? Est-ce les icônes et les statues ? Quelle famille ne chérit pas les photos de ses proches ? Est-ce la papauté ? Quelle famille n'a pas de père ?

Deux raisons de devenir catholiques : la Confession et l'Eucharistie – toutes deux nous furent données par Jésus. Si vous croyez en la Bible, vous devez croire en tout cela.

Si quelqu'un enlève des paroles à ce livre prophétique, Dieu lui enlèvera sa part : il n'aura plus accès à l'arbre de la vie ni à la Ville sainte, qui sont décrits dans ce livre. (Ap 22: 19)

Mark Mallett

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