Cinq étapes pour revenir vers le Père - par Mark Mallett


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Publié le samedi 29 septembre 2018

Catégorie : La Vie dans la Divine Volonté

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Il y a cinq étapes simples pour une réconciliation complète avec Dieu, notre Père. Mais avant de les examiner, il nous faut commencer par aborder un autre problème : notre image déformée de Sa paternité.

Traduction d'un article de Mark Mallett du 3 mars 2018 : « Five Steps to the Father »

Les athées aiment à prétendre que le Dieu de l'Ancien Testament est un être « jaloux, et fier de l'être, impitoyable, injuste et tracassier dans son obsession de tout régenter ; adepte du nettoyage ethnique ; un revanchard assoiffé de sang ; tyran lunatique et malveillant ; misogyne homophobe, raciste, pestilentiel, mégalomane ; un sadomasochiste pratiquant l'infanticide, le génocide et le "filiicide".  » [1] Mais une lecture plus prudente, moins simplifiée, théologiquement correcte et impartiale de l'Ancien Testament révèle que ce n'est pas Dieu qui a changé, mais l'homme.

Adam et Eve n'étaient pas de simples résidents du Jardin d'Eden. Ils étaient plutôt à la fois coopérateurs matériels et spirituels dans le constant acte créateur de l'univers.

Adam reflétait l'image de Dieu dans sa capacité à investir toutes choses au travers de la lumière et de la vie divines… il participait d'une manière de plus en plus parfaite à la Divine Volonté et « démultipliait » la puissance divine en toutes choses.

—Rév. Joseph Iannuzzi, The Gift of Living in the Divine Will in the Writings of Luisa Piccarreta

Par la suite, quand Adam et Eve désobéirent, les ténèbres et la mort entrèrent dans le monde et, à chaque nouvelle génération, les effets de la désobéissance démultiplièrent les forces destructrices du péché. Mais le Père n'a pas abandonné l'humanité à elle-même. Au contraire, tout en respectant les limites humaines et la réponse de notre libre arbitre, Il commença à révéler la voie menant vers la restauration de la Divine Volonté en nous à travers une série d'alliances, de révélations et finalement par l'Incarnation de Son Fils, Jésus Christ.

Mais qu'en est-il de toute cette violence dans l'Ancien Testament que Dieu semblait tolérer ?

L'année dernière, un jeune homme m'a contacté après l'une de mes missions de l'avent. Il était bouleversé et implorait de l'aide. L'occulte, la révolte et plusieurs addictions jonchaient son passé. À travers une série de conversations et d'échanges, je l'aidai à revenir vers un lieu de plénitude en fonction de ses limites et de la réponse de son libre arbitre. La première étape consistait pour lui à simplement savoir qu'il était aimé, peu importe son passé. Dieu est amour. Il ne change pas selon notre comportement. Ensuite, je l'ai amené à renoncer aux pratiques occultes, ce qui ouvre la porte au monde des démons. De là, je l'ai encouragé à retourner au sacrement de réconciliation et à recevoir régulièrement l'Eucharistie ; à éliminer les jeux vidéo violents ; à trouver un job un ou deux jours par semaine, etc. Ce n'est que par étapes qu'il a pu aller de l'avant et s'en sortir.

Il en fut de même, non seulement pour le Peuple de Dieu dans l'Ancien Testament, mais aussi pour l'Église du Nouveau Testament. Notre-Dame de Medjugorje nous disait opportunément ceci le 2 mars 2018 :

Je voudrais vous enseigner tant de choses ! Mon coeur maternel désire tant que vous soyez comblés ! Mais vous ne serez comblés que lorsqu'en vous-mêmes seront unifiés âme, corps et [coeur]. Je vous en prie, vous mes enfants, priez beaucoup pour l'Eglise et pour ses serviteurs – pour ses bergers. Puisse l'Eglise être comme mon Fils la désire : claire comme de l'eau de source et pleine d'amour.

—Notre-Dame de Medjugorje, message donné à Mirjana, le 2 mars 2018

Voyez-vous, même l'Église n'est pas encore parvenue à ce que Saint Paul appelle « l'unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l'état de l'Homme parfait, à la stature du Christ dans Sa plénitude.  » (Eph 4: 13) Elle n'est pas encore cette fiancée « resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel, qu'Il voulait sainte et immaculée. » (Eph 5: 27) Depuis l'Ascension du Christ, Dieu a lentement révélé, en respectant notre capacité et la réponse de notre libre arbitre, la plénitude de Son dessein de rédemption pour l'humanité.

A un groupe de personnes il a montré la manière d'arriver jusqu'à son palais ; à un second groupe il a indiqué la porte ; à un troisième il a montré la cage d'escaliers ; au quatrième la pièce principale ; et au dernier groupe il a donné accès à toutes les pièces …

—Jésus à Luisa Piccarreta, Vol. XIV, 6 novembre 1922, Saints in the Divine Will par le Père Sergio Pellegrini

Ce qu'il nous faut comprendre est que c'est nous, pas Dieu, qui sommes changeants. Dieu est amour. Il n'a jamais changé. Il a toujours été miséricorde et amour, comme nous le lisons dans le livre de Michée (Ancien Testament) :

Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l'égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s'obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !

Michée 7: 18-19

Et encore,

Il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie … Il n'agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu'est l'orient de l'occident, il met loin de nous nos péchés.

Psaume 102 (103)

C'est le même Père que l'on retrouve dans le Nouveau Testament, comme Jésus l'a révélé dans la parabole du fils prodigue …

Revenir vers le Père en cinq étapes

Sachant que notre Père céleste est bon et miséricordieux, nous pouvons revenir à Lui à tout instant et ce en cinq étapes simples (si vous ne vous souvenez pas de la parabole du fils prodigue, vous pouvez la lire ici) :

I. décider de rentrer à la maison

La seule chose vraiment terrifiante avec Dieu, si je puis dire, est qu'Il respecte mon libre arbitre. J'aimerais qu'Il ne me donne pas d'autre alternative que le Ciel ! Mais ce serait en fait contraire à notre dignité. L'amour doit être un choix. Rentrer à la maison est un choix. Mais même si vous n'êtes pas fier de votre vie passée, tout comme le fils prodigue, vous pouvez faire ce choix dès à présent.

Qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate.

—Jésus à Sainte Faustine, Divine Miséricorde dans mon âme, Petit Journal, n° 699

C'est le moment pour dire à Jésus Christ : « Seigneur, je me suis laissé tromper, de mille manières j'ai fui ton amour, cependant je suis ici une fois encore pour renouveler mon alliance avec toi. J'ai besoin de toi. Rachète-moi de nouveau Seigneur, accepte-moi encore une fois entre tes bras rédempteurs ». Cela nous fait tant de bien de revenir à lui quand nous nous sommes perdus ! J'insiste encore une fois : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c'est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde.

—PAPE FRANCOIS, Evangelii Gaudium, n° 3; vatican.va

II. Accepter d'être aimé

La tournure la plus extraordinaire de la parabole du fils prodigue est que le père court vers son fils pour le prendre dans ses bras et le couvrir de baisers avant que celui-ci ne confesse ses fautes. Dieu ne vous aime pas seulement quand vous êtes irréprochable. Il vous aime plutôt dès maintenant pour la simple raison que vous êtes Son enfant, Sa création ; vous êtes Son fils ou Sa fille.

Ainsi, chère âme, laissez simplement Dieu vous aimer.

Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu'un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts.

—PAPE FRANCOIS, Evangelii Gaudium, n° 3; vatican.va

III. Confessez vos péchés

Il n'y a pas de véritable réconciliation tant que nous ne nous sommes pas réconciliés, d'abord avec la vérité sur nous-mêmes, ensuite avec ceux que nous avons offensés. C'est pourquoi le père n'empêche pas son fils prodigue de confesser ses fautes et de se reconnaître indigne.

De même, Jésus institua le sacrement de réconciliation quand Il dit aux apôtres : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.  » (Jn 20: 23) Ainsi, quand nous confessons nos péchés à Dieu par l'intermédiaire de Son représentant, le prêtre, voici la promesse qui nous est faite :

Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu'à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.

1 Jean 1: 9

Même si une âme était en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n'y avait plus aucun espoir de retour à la vie, et que tout semblait perdu — il n'en est pas ainsi selon Dieu. Le miracle de la miséricorde divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude. Ô malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine !

—Jésus à Sainte Faustine, Miséricorde divine dans mon âme, Petit Journal, n° 1448

IV. Absolution

Il arrive que des chrétiens évangéliques me disent : « Pourquoi ne confesses-tu pas tes péchés directement à Dieu ? » Je suppose que je pourrais m'agenouiller à côté de mon lit et me confesser (et je le fais tous les jours). Mais mon oreiller, le chauffeur de taxi ou mon coiffeur n'ont pas le pouvoir de m'absoudre de mes péchés, même si je leur confesse mes fautes — tandis qu'un prêtre catholique ordonné détient ce pouvoir : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis … »

Le moment de l'absolution [2] est le moment où Dieu restaure ma dignité en tant que je fus créé à Son image — quand Il retire les vêtements souillés de ma vie passée, recouverts de la boue de mes péchés.

Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.

Luc 15: 22

V. restauration

Alors que les trois premières étapes dépendent de mon libre arbitre, les deux dernières dépendent de la bonté et de la bienveillance de Dieu. Non seulement Il m'absout et restaure ma dignité, mais le Père voit que j'ai encore faim et que je suis dans le besoin !

Allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons.

Luc 15: 23

Vous voyez, le Père ne se contente pas de vous absoudre. Il désire vous guérir et vous restaurer pleinement à travers un « festin » de grâce. Ce n'est que lorsque vous Lui permettez de poursuivre cette restauration —- que vous choisissez de « rester à la maison » pour le laisser vous éduquer et vous enseigner — que la célébration peut commencer.

“ … car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

Luc 15: 23

Mark Mallett


[1] Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu ; lire Analyse du livre de Richard Dawkins « Pour en finir avec Dieu »
[2] Lorsque le prêtre prononce ces paroles de pardon : “Je te pardonne tous tes péchés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit …”

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