Aller aux extrêmes - par Mark Mallett


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Publié le lundi 22 octobre 2018

Catégorie : Témoignages & évangélisation

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La division et la toxicité qui augmentent à notre époque pousse chacun à se retrancher sur ses positions. Des mouvements populistes sont en train d'émerger. Les groupes d'extrême gauche et d'extrême droite se positionnent. Les politiciens se dirigent vers un capitalisme intégral ou vers une nouvelle forme de communisme. Ceux qui s'identifient à la culture dominante et qui défendent les absolus moraux sont qualifiés d'intolérants tandis que ceux qui défendent n'importe quoi sont considérés comme des héros.

Un article de Mark Mallett du 17 octobre 2018. Titre original : « Going to Extremes »

Même dans l'Église, les extrêmes se démarquent de plus en plus. Les catholiques mécontents sautent depuis la barque de Pierre dans un ultra traditionalisme ou abandonnent tout simplement la foi. Et parmi ceux qui restent à bord, il se prépare une guerre contre la papauté. Il y a ceux qui suggèrent que, à moins de critiquer publiquement le Pape, vous êtes un traître (et que Dieu nous préserve d'avoir l'audace de le citer !), et puis ceux qui suggèrent que la moindre critique envers le Pape est un motif d'excommunication (je dois vous dire que les deux positions sont erronées).

Tels sont les temps, telles sont les tribulations au sujet desquels Notre Sainte Mère nous met en garde depuis des siècles. Nous y sommes à présent. Selon les Écritures, à la "fin des temps" les hommes se retourneront les uns contre les autres.

Alors sortit un autre cheval, rouge feu ; à celui qui le montait il fut donné d'enlever la paix à la terre, pour que les gens s'entretuent, et une grande épée lui fut donnée.

Apocalypse 6: 4

La tentation consiste à nous laisser aspirer dans ces extrêmes. C'est précisément ce que veut Satan. La division est à l'origine des guerres, et des guerres naît la destruction. Satan sait qu'il ne peut pas gagner la guerre, mais il peut certainement nous inciter à nous entredéchirer, à détruire les familles et les mariages, les communautés et les relations, et même à conduire les nations à entrer en conflit les unes avec les autres — si nous coopérons à ses mensonges. Après des millénaires d'existence humaine et l'opportunité de tirer les leçons de la barbarie des siècles passés, nous voilà aujourd'hui à répéter l'histoire une fois de plus. Il ne peut y avoir le moindre progrès dans notre condition humaine sans repentance. Le Christ nous révèle à nouveau (cette fois à travers nos malheurs et souffrances dont nous sommes nous-mêmes la cause) qu'Il est, et sera toujours, le centre de l'Univers et de tout progrès humain authentique. Mais il faudra sans doute un Antéchrist avant que cette génération à la nuque raide n'accepte cette vérité.

Satan pourrait choisir ses armes de mystification les plus inquiétantes — se dissimuler — ou tenter de nous séduire dans les petites choses, et ainsi écarter l'Église, non pas d'un coup mais insensiblement, de sa véritable mission. Je suis persuadé qu'il a fait beaucoup dans ce sens au cours des derniers siècles … Il est dans sa politique de nous séparer et de nous diviser, de nous arracher graduellement du rocher de notre force. Et s'il doit y avoir persécution, il se peut qu'elle arrive peut-être au moment où, dans toute la chrétienté, nous serons tous à ce point divisés, amoindris, envahis de schismes, si proches de l'hérésie ; au moment où, ayant renoncé à notre indépendance et à notre souveraineté, nous nous serons coulés dans le monde et dépendrons de sa protection. Alors, à ce moment, [l'Antichrist] pourra fondre sur nous dans toute sa fureur, autant que Dieu le lui permettra ; alors, soudainement, l'Empire romain pourra s'effondrer, l'Antichrist apparaître en persécuteur, et les nations barbares alentour se ruer à l'assaut.

—John Henry Newman, Sermon IV : La persécution de l'Antéchrist

Extrêmes chrétiens

Vous pouvez ou non aimer le Pape François, mais une chose est sûre : son pontificat a eu pour effet de secouer l'Église, permettant ainsi de vérifier si notre foi réside dans le Christ, dans une institution ou, pour ce qui est de la situation présente, simplement en nous-mêmes.

Jésus a dit de Lui-même ce qui suit :

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

Jean 14: 6

Les extrêmes dans l'Église peuvent être trouvés dans chacun de ces trois titres. Commençons par un bref aperçu :

Le Chemin

Jésus a non seulement proclamé la vérité, mais nous a montré comment la vivre — non pas comme une simple action extérieure, mais comme un mouvement du coeur, d'amour poussé jusqu'au sacrifice de soi-même (amour agape). Jésus a aimé, c'est-à-dire servi jusqu'à Son dernier souffle. Il nous a montré un chemin que nous devons également emprunter dans nos relations les uns avec les autres.

La Vérité

Jésus n'a pas seulement aimé, mais Il nous a aussi enseigné ce qui constitue la bonne façon de vivre et de ne pas vivre. Autrement dit, nous devons aimer en vérité, sans quoi, ce qui apparaît comme de « l'amour » peut détruire au lieu de donner la vie.

La Vie

En suivant le chemin balisé par les garde-fous de la vérité, nous sommes entraînés dans la vie surnaturelle du Christ. En cherchant Dieu comme notre fin et en obéissant à Ses commandements, qui se résument à aimer dans la vérité, Il répond aux aspirations de notre coeur en Se donnant lui-même, c'est-à-dire la Vie dans toute sa plénitude.

Jésus est à la fois Chemin, Vérité et Vie. Les extrêmes viennent dès lors, quand nous négligeons l'une de ces réalités.

Aujourd'hui, il y a certainement ceux qui défendent « le chemin », mais au détriment de la « vérité ». Or l'Église n'existe pas uniquement pour nourrir et vêtir les pauvres, mais pour leur apporter, avant tout, le salut. Il y a une différence entre être un apôtre et être un travailleur social : la différence se situe au niveau de « la vérité qui nous rend libres ». Ainsi, il y a ceux qui interprètent de façon perverse les paroles de Notre Seigneur qui a dit « Ne jugez pas » comme s'il suggérait que nous ne devrions jamais dénoncer le péché et appeler notre frère à la repentance. Mais fort heureusement, le Pape François a dénoncé cette fausse spiritualité lors de son premier synode :

... la tentation de l'angélisme destructeur, qui au nom d'une miséricorde trompeuse bande les blessures sans d'abord les soigner ni les traiter; qui s'attaque aux symptômes et pas aux causes et aux racines. C'est la tentation des « bien-pensants », des timorés et aussi de ceux qu'on appelle « progressistes et libéralistes ».

—PAPE FRANÇOIS, Vatican.va, 18 octobre 2014

D'autre part, nous pouvons utiliser la vérité comme un gourdin ou comme un mur pour nous séparer et nous protéger du monde, des exigences du « chemin » qui nous appelle à devenir des évangélisateurs efficaces. Qu'il suffise de dire qu'il n'y a aucun exemple dans les Écritures du Christ ou de Ses apôtres proclamant l'Évangile du haut d'une falaise. Au contraire, ils allèrent dans les villages et les maisons, sur les places publiques et proclamèrent la vérité dans la charité. Il y a donc aussi un extrême dans l'Église qui abuse des passages des Écritures où Jésus chasse les marchands du temple ou réprimande les Pharisiens — comme s'il s'agissait de la façon habituelle d'évangéliser. C'est un…

… raidissement hostile, c'est-à-dire vouloir s'enfermer dans ce qui est écrit (la lettre) … à l'intérieur de la loi, de la certitude de ce que nous connaissons et non pas de ce que nous devons encore apprendre et atteindre. Depuis l'époque de Jésus c'est la tentation des zélés, des scrupuleux, des attentifs et de ceux qu'on appelle — aujourd'hui « traditionalistes » et aussi des intellectualistes.

—PAPE FRANÇOIS, Vatican.va, 18 octobre 2014

Il faut faire preuve de prudence et de discernement lorsqu'il s'agit de dénoncer le péché des autres. Il y a une différence aussi grande entre le Christ et nous qu'entre un juge et un juré. Le juré a pour rôle d'appliquer la loi, mais c'est le juge qui prononce en définitive la sentence.

Frères, si quelqu'un est pris en faute, vous, les spirituels, remettez-le dans le droit chemin en esprit de douceur ; mais prenez garde à vous-mêmes : vous pourriez être tentés, vous aussi … mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.

Galates 6: 1 ; 1 Pierre 3:16

La vérité doit être cherchée, découverte et exprimée dans l' « économie » de l'amour, mais l'amour à son tour doit être compris, vérifié et pratiqué à la lumière de la vérité. Nous aurons ainsi non seulement rendu service à l'amour, illuminé par la vérité, mais nous aurons aussi contribué à rendre crédible la vérité … Le faire sans le savoir est aveugle et le savoir sans amour est stérile.

—PAPE BENOÎT XVI , Caritas in Veritate, n° 2, 30

Enfin, nous voyons les extrêmes de ceux qui ne veulent rien d'autre que la « vie » ou, dit autrement, les sommets de l'expérience religieuse. Le « chemin » attire parfois notre attention, mais la « vérité » est bien souvent dans notre chemin.

Le bon extrême

Il existe cependant un extrême auquel nous sommes résolument appelés. C'est celui de notre abandon total et complet à Dieu. C'est celui de la conversion totale et complète de notre coeur, lorsque nous laissons notre vie de péché derrière nous. En d'autres termes, la sainteté :

On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. Mais voici le fruit de l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n'intervient pas. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises.

Ga 5: 19-24

De nos jours, de nombreux chrétiens sont tentés par la colère lorsqu'ils analysent l'état de l'Église et du monde. Vous les voyez partout dans la blogosphère et dans les médias sociaux en train de déshabiller les évêques et de pointer le Saint Père du doigt. Ils ont décidé qu'il était temps de prendre le fouet et de s'occuper eux-mêmes de nettoyer le temple. Eh bien, laissons-les suivre leur conscience.

Quant à moi, il me faut suivre la mienne. Je suis convaincu que ce qui est nécessaire aujourd'hui n'est pas la colère mais la sainteté. Par cela, je ne parle pas de piété pusillanime qui reste silencieuse face au péché. Plutôt des hommes et des femmes engagés dans la Vérité, suivant fidèlement le Chemin et par conséquent, propageant la Vie qui, en un mot, est l'amour de Dieu. Nous y parviendrons si nous suivons la voie étroite du repentir, de l'humilité, du service et de la prière constante. C'est la voie étroite du renoncement de soi pour être rempli du Christ, de sorte que Jésus puisse marcher à nouveau parmi nous… à travers nous. En d'autres termes :

… L'Église n'a pas besoin de critiques mais d'artistes… Lorsque la poésie est en crise, l'on ne doit pas pointer du doigt les mauvais poètes mais écrire soi-même de beaux poèmes, libérant ainsi les sources sacrées.

—Georges Bernanos (✝ 1948), écrivain français, Bernanos: An Ecclesial Existence, Ignatius Press

Je reçois régulièrement des lettres me demandant de commenter telle ou telle parole ou acte du Pape. Je ne suis pas sûr de savoir en quoi mon opinion a une quelconque importance. Mais j'ai cependant dit ceci à l'une de ces personnes : Nous constatons que nos évêques et nos papes sont aussi faillibles que nous-mêmes. Mais du fait qu'ils sont nos bergers, ils ont besoin de nos prières plus que nous avons besoin des leurs ! Oui, pour être honnête, je suis plus préoccupé par mon manque de sainteté que celle du clergé. Pour ma part, je m'efforce d'entendre le Christ parler au-delà de leurs faiblesses personnelles pour la simple raison que Jésus leur a déclaré :

Celui qui vous écoute m'écoute. Celui qui vous rejette me rejette. Et celui qui me rejette, rejette Celui qui m'a envoyé.

Luc 10: 16

Dieu répond toujours à la décadence culturelle à travers Ses saints : des hommes et des femmes qui incarnent l'Évangile — la sainteté. Là se trouve l'antidote à l'effondrement moral autour de nous. Hurler sur ou par-dessus la voix des autres peut nous permettre de l'emporter dans une discussion, mais rarement de gagner une âme. En réalité, quand Jésus nettoya le temple de ses marchands au moyen d'un fouet de cordes et réprimanda les pharisiens, rien ne nous est dit dans les évangiles qui puisse nous laisser penser que l'un d'entre eux se soit repenti à ce moment. Mais nous avons nombre de passages où, par la patience et l'amour, Jésus provoqua la conversion de coeurs parfois très endurcis. En effet, de nombreux pécheurs sont devenus des saints.

L'amour ne passera jamais. (1 Cor 13: 8)

La corruption morale dans l'Église n'est certainement pas née à notre époque, mais elle est bien plus ancienne, et trouve ses racines dans le manque de sainteté… En réalité, la ruine (de l'Église) naît chaque fois que la sainteté n'est pas mise au premier plan. Et cela s'applique à toutes les époques. On ne peut pas non plus affirmer qu'il suffit de sauvegarder la saine doctrine pour avoir une saine Église… Seule la sainteté est subversive face à ce chaos infernal dans lequel nous sommes immergés.

—Alessandro Gnocchin, théologien et écrivain catholique italien, lors d'une interview avec l'auteur catholique italien Aldo Maria Valli ; publié dans la lettre n° 66, Dr Robert Moynihan, Inside the Vatican

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Vraiment , plus je lis vos témoignages et explications plus je suis en total accord avec vous! La Vérité est en CHRIST et en CHRIST seul, et c'est en nous que nous devons chercher la racine du mal!
Rappelons nous simplement ce que Jésus dit à Sainte Catherine de Sienne je crois:

"TOI TU N' EST RIEN ET MOI JE SUIS LE TOUT "

Ces paroles s'adresse à nous aussi et même en premier! Merci pour tout!!!

Commentaire laissé par le

@Philippe B.
En fait la démocratie pure, c'est l'anarchie. Car prétendre que le peuple est souverain, c'est créer des millions de souverains à la place d'un seul.
Ce sera donc la loi du plus fort, et le plus fort dans nos sociétés païennes matérialistes est le plus riche.
J'aime bien l'explication suivante de Gilbert K. Chesterton.
« Ce que l'on appelle démocratie est toujours en fait une ploutocratie.
La seule alternative au règne des riches est d'avoir un dirigeant délibérément plus puissant que les riches.
C’est d'avoir un dirigeant sûr de sa place, au lieu de dirigeants qui se battent pour leurs places. »
Ou cette constatation de Garrett L. Gray.
« Le christianisme n'est pas démocratique, et la démocratie n'est pas chrétienne.
La seule chose que le peuple ait voté dans la Bible, ce fut la crucifixion de Jésus. »
Ou celle-ci de Saint Jean de Cronstadt.
« Au Ciel, il y a une monarchie, en Enfer, une démocratie. »

Commentaire laissé par le

Bonjour Peyo, que je suis heureux de lire ceci :

"En détruisant la seule société selon le Christ, la monarchie catholique de droit divin."

Combien de catholiques en France refusent le retour à la Monarchie, ayant souvent une conception biaisée de celle-ci (certainement à cause de la façon dont on enseigne l'histoire de France et la façon dont les présidents successifs ont pratiqué l'auto flagellation) pourtant c'est véritablement le régime voulu par Dieu.

Le roi dans une monarchie de droit divin (je ne parle pas du petit roitelet belge par exemple qui n'a aucun pouvoir de décision) est au temporel ce que le Pape est au spirituel. Les deux sont représentants du Christ sur terre. Le roi de droit divin est au service de l'Eglise et du peuple de Dieu.

Évidemment il n'est pas étonnant que l'homme (même catholique) qui refuse que Dieu règne sur lui, rejette l'idée d'un roi et préfère les solutions que lui propose Satan. Dieu qui respecte notre liberté et ne nous impose rien, valide notre choix et nous donne des chefs selon notre coeur endurci plutot que selon Son coeur. J'ai même lu un jour sur un forum une catholique (l'était-elle vraiment !) qui me disait que si un roi revenait un jour en France elle se ferait un plaisir de le raccourcir comme ce fut le cas pour Louis XVI.

Finalement cela permet de comprendre la parabole de Jésus avec ce roi qui demande de faire égorger devant lui ceux qui refusent qu'il règne sur eux. Ceux qui se font égorger le sont pas leur propre choix, par leur propre aveuglement, parce qu'ils refusent que le Dieu d'Amour règne sur eux par des intermédiaires humains, et ils choisissent donc des hommes corrompus et athées pour les gouverner, qui les tuent plus ou moins lentement. Il faut être bien aveugle pour ne pas voir que rien que la République en France (qui pour moi est totalement illégitime et jusqu'à ce jour a les mains tâchées du sang versé pendant la Révolution Française - voir rien que le sang versé en Vendée !) égorge l'homme spirituellement, elle tue sa dimension spirituelle et tue l'héritage chrétien de la France. Le jour où les Français le réaliseront et l'admettront enfin il ne restera plus rien, comme l'a prédit Marthe Robin !

La démocratie est un leurre, pour prétendre que le pouvoir appartient au citoyen. Mais quel intérêt y a-t-il à voter régulièrement pour des hommes qui passeront leur temps à détruire ce que les précédents ont bâtit (en bien ou en mal) et surtout à lutter contre la chrétienté l’identité et la culture chrétienne ? De plus le pouvoir entre les mains de citoyens aveugles, athées, au coeur endurci, esclave du consumérisme, cela aurait-il un sens ?

Au moins le roi de droit divin est choisi par Dieu, sacré par le Pape et sait qu'il aura des comptes à rendre à Dieu pour la façon dont il gouverne son Royaume. Ensuite il y a l'idée de lignée, de continuité qui est très importante et qu'il est impossible d'avoir dans une démocratie.

Commentaire laissé par le

La technique des extrêmes est bien connue de Satan.
Il suffit de proposer des solutions aussi mauvaises l'une que l'autre. Et de faire croire aux gens qu'ils n'ont que ce choix. Les gens choisiront alors leur « mauvaise solution préférée ». Et ils se battront donc contre les partisans des autres solutions.
Évidemment, Satan ne propose jamais la seule bonne solution, celle que propose le Christ. Au contraire, il fera croire que ses solutions à lui sont toutes meilleures que celle du Christ.
C'est ainsi qu'il a créé des types de sociétés athées et matérialistes, tout autant mauvaises l'une que l'autre : capitaliste, socialiste, communiste, fasciste, anarchiste. En détruisant la seule société selon le Christ, la monarchie catholique de droit divin.
Et depuis lors, Satan se réjouit de voir les hommes se battre et se tuer au nom de l'une ou l'autre de ses mauvaises sociétés.

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